Photo à la une © Clément Beny

Le 18 février, Technopol publiait une tribune sur Médiapart. L’association de défense des cultures et électroniques demande la création de « ZUT » (Zones d’Urgence Temporaire de la fête), autrement dit d’espaces extérieurs dans toutes les villes de France pour accueillir des événements festifs.

Jeudi dernier, le 18 février, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot annonçait officiellement de nouvelles mesures pour les festivals de l’été, qui devront obligatoirement être assis, en plein air et accueillir 5000 personnes maximum. Une configuration à l’antipode de l’image même de la fête – debout -, que de nombreux professionnels du secteur n’ont pas tardé à rappeler. 

Le même jour, l’association de défense des cultures électroniques en France Technopol a publié en ce sens une tribune sur Médiapart demandant la création de ZUT, des « Zones d’Urgence Temporaire de la fête » pour un secteur très touché depuis le début de la crise. « Cela fait neuf mois que la fête est à l’arrêt, neuf mois que la nuit est réduite au silence. Certains fêtent la naissance de leurs bébés confinement alors que nous commençons à compter les dépôts de bilans, les uns après les autres.« , expliquent Kevin Ringeval, Tommy Vaudecrane et Luc Gwiazdzinski, à l’origine de la tribune.

« L’association TECHNOPOL, soutenue par toute la sphère électronique, soit plus de 260 acteurs de la vie culturelle…

Publiée par Technopol sur Jeudi 18 février 2021

Sauver le secteur

Ces quelques 260 acteurs de la vie culturelle nocturne militent pour la création de ces zones et demandent à ce que « les collectivités mettent à disposition des espaces extérieurs pouvant accueillir temporairement, et dès le printemps, des événements festifs organisés par des professionnels, dans le respect de consignes sanitaires claires. »

Pour ce, Technopol met notamment en avant leur capacité à concilier fête et pandémie, grâce à un protocole « fondé sur les connaissances du COVID, « tant sur le volet de la prévention et du suivi des publics et des personnels« , après de longs mois de travail et des événements-tests effectués pendant l’été 2020 (on se rappelle notamment de la friche en plein air Border City). 

Au-delà de l’aspect sanitaire, ces ZUT permettraient de « pouvoir accueillir les programmations des établissements fermés hors les murs mais aussi celles de producteurs locaux capables de mettre au travail « en circuit court » des artistes, des techniciens et des prestataires.« , sans aucun terrain d’activité ou presque depuis un an. 

La tribune fait notamment écho au plan de relance du tourisme et de la vie nocturne entamé par la Mairie de Paris, qui a récemment révélé une carte des lieux de plein air à Paris qui pourraient accueillir des événements festifs dès le printemps. Ne reste que de pouvoir passer de la théorie à la pratique. 

« Cette initiative serait une mesure phare d’un plan de relance de notre secteur et du sauvetage de la nuit. Elle permettra d’envoyer un signal positif à la jeunesse, trop stigmatisée depuis le début de la pandémie, coupable de tous les maux de la société, alors qu’elle est son avenir.« , conclut la tribune. 

La tribune est à retrouver en intégralité sur le site internet de Médiapart