L’un des fers de lance du label français Roche Musique, Zimmer, est de retour avec « Landing« . Un nouveau titre qui nous projette au sein de VIRGO, l’Observatoire d’Ondes Gravitationnelles de Pise, en Italie, résultat d’un travail intense et témoignage personnel et artistique d’une relation fusionnelle avec son père. Rencontre unique avec l’artiste sur son nouveau projet live et les sorties à venir.

Le label français Roche Musique continue dans sa prolifique lancée du projet « Wave ». « Landing » est une nouvelle opportunité de révéler le pouvoir de la musique sous ses différentes formes et compositions, avec un premier clip où nous nous retrouvons bercés par le morceau aérien de Zimmer et découvrons la puissance des ondes gravitationnelles. Entre machines, clarté et obscurité, l’artiste joue dans ces deux aspects avec subtilité au travers de clichés réalistes.

Cette fois-ci, le clip est un partage personnel qui tient à nous rappeler avec ses douces sonorités non dénuées d’intensité, le monde dans lequel travaillent les physiciens et son père. Toujours lié à un imaginaire où les impossibles sont possibles, on applaudit ce défi de d’emmener directement vers de l’imaginaire fantastique, mais tout aussi élégants et subtiles. En voici la composition :
1. Invitation à l’évasion, un chemin déjà tout tracé – Landing, chemin de terre.
2. Un couloir sombre, de la lumière au bout. Bienvenue à bord d’un voyage futuriste et vers l’inconnu
3. Mécanique, innovation, tout est en route
4. Se dessine enfin un personnage, un cosmonaute. Le départ est en préparation
5. Vue en hauteur, on plonge dans l’obscurité spatiale, mais une lumière reste toujours allumée pour garder le suspens.
6. Néon, hauteur, ambiance indus
7. Accélération, jets de lumière, mécanique en marche, vie.
8. Révélation du site en hauteur, liaison avec la musique aérienne de Zimmer, l’envol est fait. Nous voilà dans les airs.

Peux-tu nous raconter ton arrivée au sein de Roche Musique et tes motivations à lancer ton aventure en tant qu’artiste ?

J’ai rencontré Jean (Cézaire), Kartell, Darius et Cherokee peu de temps après mon arrivée à Paris fin 2010. J’étais venu les voir jouer au Nouveau Casino. Assez vite, on a été booké aux mêmes soirées, Chez Moune, au Social. On était tous dans cette mouvance Nu Disco / House filtrée, on avait le même âge, et on est devenu amis. C’est donc  naturellement que j’ai proposé à Jean de sortir un single en 2014.

Zimmer, c’est plus ancien comme projet. Je joue comme DJ depuis mes 15-16 ans. Au début, c’était juste un blaze que j’utilisais pour jouer dans des petites soirées pendant mes études. Depuis cette âge-là, je joue tous les weekends, je fais des mixes, je cherche des nouveaux tracks à jouer. En 2010 j’ai commencé à produire, et j’ai utilisé Zimmer pour signer mes morceaux.

Que t’apportes la musique électronique ? Tes morceaux sont particulièrement tournés vers l’electronica et le voyage.

Ça m’apporte avant tout des moments forts, des peaks d’intensité émotionnelle. La musique a ce truc magique de connecter les gens à un moment très précis, un refrain, la fin d’une montée… Je vis pour ces fractions de secondes on l’on se sent planer, ces petits moments d’absolu.

Crédit photo : Paul Perrault

Nous avons l’impression d’accéder à des traversées dans le temps : nature, futur, beaucoup d’imaginaires avec une pincée de féérie. Y’a t-il des rencontres artistiques ou des expéditions inédites qui t’ont marqué et notamment aidé à réaliser LANDING ?

À la base, j’ai fait ce morceau d’une traite, chez moi. Je compose devant une grande fenêtre où je vois le ciel et tout l’Est de Paris. C’était très intuitif. Lorsque je compose, je me laisse guider par la musique. C’est plutôt une fois que le morceau est terminé que j’essaie de lui donner du sens.

Avec ce morceau, j’avais la sensation de l’arrivée de quelque chose, la sensation de trouver ce qu’on a longtemps cherché. Ça m’a tout de suite fait penser à mon père.
Il travaille depuis 30 ans à la recherche des Ondes Gravitationnelles et a dédié sa vie à ce projet. En 2015, ils ont trouvé ces ondes. C’était incroyable comme sentiment, la découverte d’une vie, et il m’a semblé évident que ce morceau devait être dédié à cette découverte.

Les chercheurs Européens ont construit un détecteur d’ondes gravitationnelles à Pise, en Italie. Mon père m’en a beaucoup parlé mais je ne l’avais jamais visité. C’est une installation incroyable, deux bras de 3 km dans lesquels passent des lasers, le tout dans la deuxième plus grosse enceinte de vide du monde. Ils détectent des mouvements plus petits que la taille d’un atome. Il faut donc que ce détecteur soit extrêmement précis.

J’ai passé une semaine sur place à explorer le lieu avec une équipe vidéo, et nous avons filmé les machines et les hommes qui oeuvrent à la faire fonctionner. Émotionnellement, c’était fort de marcher dans les traces de mon père.

Qu’as-tu l’intention de faire dans les trois prochaines années ? 

Ça fait 18 mois que je travaille en studio. J’ai beaucoup de morceaux qui vont sortir dans les prochains mois. Pour la première fois je vais défendre ma musique en live, dans des salles de concert à 21h ! Après des années de DJ et de club, c’est un grand changement. Je travaille en ce moment à préparer ce que je vais jouer sur scène et au spectacle lumineux qui va accompagner la musique. C’est un projet très excitant, il me tarde d’enfin pouvoir présenter ma musique avec un contrôle total sur l’environnement.

À côté, j’avoue qu’en ce moment je n’ai pas le temps de penser à grand chose. Mais après avoir passé une grande partie de l’année dernière à New York, je pense que j’aurais à nouveau envie d’aller m’installer loin de Paris quelques temps.

Suivez Zimmer sur Facebook, Soundcloud et Youtube.