Le 27 avril dernier, le Weather LSM faisait son grand retour à La Seine Musicale, sur l’île Seguin à Boulogne-Billancourt. Malgré une édition très réussie sur l’ensemble, certains problèmes techniques sont survenus et ont poussé son équipe à publier un communiqué officiel pour en expliquer les vraies raisons.

Le retour du Weather était très attendu, deux ans après sa dernière édition. Mais le lendemain du festival, nombre de rumeurs se propagent sur les réseaux, suite à plusieurs problèmes techniques survenus lors de l’événement, et notamment « l’arrêt d’alcool de 2h à 5h du matin », qui a fait oublié à beaucoup le reste des promesses tenues par le Weather, notamment en matière d’artistique et de scénographie. Résultat : entre 1 500 et 2 000 personnes seraient parties en pleine nuit.

Hier, après trois jours sans nouvelles, l’équipe d’organisation a finalement publié un communiqué de presse officiel pour rétablir la vérité. « Le 14 avril dernier, nous vous annoncions que Weather LSM aurait la possibilité de vous proposer des alcools forts durant toute la durée de l’événement. », débute le communiqué, conciliant. Et si beaucoup pensaient à une faute grave du festival de ne pas avoir obtenu son autorisation, Weather avait bien rempli toutes les modalités avec La Seine Musicale. Si la mairie a subitement interdit sa vente d’alcool à quelques heures de l’événement, c’est parce qu’elle pensait n’avoir interdit que la vente d’alcools forts. « Notre équipe avait travaillé pour cela en toute légalité afin d’obtenir une extension de licence 4 à toute l’enceinte de La Seine Musicale de 20h à 10h du matin. », poursuit le communiqué. « L’accord de principe de la mairie de Boulogne-Billancourt nous était confirmé le 17 avril par écrit, l’arrêté nécessaire devant être pris pour le 27 avril, le jour du Weather LSM. Or le jour-même, suite à un avis défavorable prononcé par le commissaire de Police de la ville de Boulogne-Billancourt, le Maire de Boulogne- Billancourt décidait finalement de suivre cet avis et de ne pas accorder par un arrêté cette autorisation d’extension et d’autorisation de nuit. Cette décision nous obligeant à la dernière minute à nous rabattre uniquement sur le bar à l’extérieur pour la vente d’alcool avec une coupure obligatoire de 02h à 05h du matin de toute vente d’alcool (bière y compris).« 

Suite à cet arrêté, les prestataires, eux, ont suivi. « Face au refus de la mairie de nous accorder l’extension de la licence 4, le gestionnaire des débits de boissons de La Seine Musicale a décidé de nous interdire toute vente d’alcool quel qu’il soit dans les espaces intérieurs de l’établissement pendant toute la durée de l’exploitation.« , termine le communiqué. « Voilà pourquoi, l’alcool était disponible uniquement à l’extérieur et pourquoi nous n’avons pas pu vous en servir pendant 3 heures en plein peak time de l’événement.« 

Dans une interview pour Le Parisien, Aurélien Dubois, le patron de l’agence Supr!ze – société co-productrice de l’événement, a regretté ces déconvenues qui prouvent une nouvelle fois que l’acceptation de l’événementiel électronique a encore du chemin à faire. « J’ai eu l’impression de revenir au début de ma carrière il y a 20 ans où ceux qui étaient dans l’électro étaient considérés comme des voyous« , y déclare t-il. Un litige qui « se chiffrera en centaine de milliers d’euros« . 

Dans un post Facebook, également publié par l’équipe du Weather hier, le ton est également donné. « Si les grands rassemblements de musiques électroniques sont si rares en France, c’est qu’il y a des raisons et qu’il n’est pas si simple de les organiser. Nous sommes de ceux prêts à affronter ces difficultés pour faire bouger les lignes. » Une belle conclusion à l’heure où de nombreux organisateurs d’événements sont toujours plus refoulés et annulés par les pouvoirs publics.