LE WEBZINE DURE VIE PRÉSENTE

 

 

 

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EDITO

by Virna Setta

WEATHER FESTIVAL

3 ANS, TOUJOURS PLUS GRAND

 

C’est sur des bases solides que nous échafaudons, depuis maintenant deux ans, une relation féconde entre le jeune média que nous sommes et l’écurie Weather/Concrete. Séduits par une ligne artistique qui s’affine d’année en d’année pour le plaisir de nos oreilles, nous restons, comme l’an passé, poussés par le désir de rendre hommage à cette aventure céleste, quasi utopique, qui trouve à chaque nouvelle édition un public toujours plus vaste et fidèle. Comme dans une histoire d’amour, les débuts de l’épopée ont parfois été obscurs mais avec de la sagesse et une passion dévorante le festival s’installe aujourd’hui dans des assises que nous espérons pérennes. L’âge de la maturité déjà ! Le bébé de l’agence Surprize ouvre le bal sur une semaine Off riche en pérégrinations numériques dans les quatre coins de la capitale. Symptomatiques des festivals dont la notoriété n’est plus à prouver, ces caractéristiques nous laissent supposer que l’événement a grandi à vitesse grand (double) V. Weather est désormais incontournable et international.

Notre envie première avec ce focus ? Donner à voir cet événement sous le prisme de Dure Vie par le biais de contenus exclusifs (interviews, chroniques, reportages) publiés durant les trois semaines qui précèdent le festival. Ce travail d’exploration réalisé en étroite collaboration avec les membres de l’organisation viendra, nous l’espérons, contribuer à votre envie de participer vous aussi à l’expérience 2015. Au delà d’une simple mythologie de la musique électronique, le festival s’inscrit comme un message d’espoir pour cette culture (au sens large) qui peine parfois à trouver une impulsion nouvelle dans un contexte économique morose. Dans ce cadre, Weather nous rendra pour sûr, la vie moins dure.

 

LE WEATHER MET EN LUMIÈRE L’AMBIENT TECHNO

by Baptiste N’tsama

Focus Weather Festival 2015 Ambient scène

Après avoir démocratisé la techno à Paris, Surpr!ze s’attaque maintenant à l’expérimentale avec l’introduction d’une scène ambient le vendredi soir et d’une scène expérimentale le samedi, aux Main Events 1 et 2 du Weather Festival.

L’agence organisatrice se place ici en défricheur, en choisissant de donner un espace de créativité aux sphères les plus créatives et inventives de la musique électronique. Cette ouverture d’esprit, qui a permis à l’indus-techno ou encore au mouvement Raw de se populariser, montre que public et artistes atteignent un stade de maturité qui permet de repenser les carcans des genres et des structures. Les lives présentés permettent de mettre en avant autant les configurations techniques les plus originales que la maîtrise technique la plus avancée en électronique.

Cela fait longtemps que les DJ’s de toutes les scènes vantent l’énergie et l’ouverture d’esprit du public japonais. Non content de dégager une énergie gigantesque, ce public est le seul qui soit capable d’encaisser 25 minutes de montée environnementale et méditative, en étant tout aussi extatique que pendant un énorme drop. Cette réceptivité a permis à des artistes comme Donato Dozzy de trouver un plein espace de liberté, lui permettant de repousser les limites de son style, qu’il a pu développer pleinement au sein du projet acclamé Voices From The Lake, en compagnie de Neel, qui présenteront d’ailleurs leur nouveau live à la Gaîté Lyrique en OFF du festival, dans le cadre notamment d’un débat sur « Le Grand Paris de la culture » (Jeudi 28 Mai).

Si l’histoire commence chez les nippons, c’est parce que les genres ambient et ambient techno ont toujours été entourés d’un halo de mystère, difficile à appréhender pour les non-initiés. Ce sont les japonais, qui par leur goût de la nouveauté et de la bizarrerie, ont permis à ce style une vraie conscience de son potentiel en le rendant décemment populaire. L’ambient techno, en forme d’oxymore dense et épuré, ne peut être appréhendée pleinement qu’en conscience totale et pure. Une sorte d’expérience introspective aussi intense que les oreilles sont ouvertes et les ondes puissantes. Bref, un trip sensoriel et mystique qu’on ne peut que vouloir vivre sur un sound system de qualité, tel qu’au Weather Festival ; une attraction à sensation douce.

Aujourd’hui la musique électronique a achevé de montrer que les ambiances collectives de masses étaient le vecteur de la démocratisation des mouvements – et de fait de l’évolution des grands genres musicaux. Est-ce que le public est prêt à venir s’éclater sur un set de 1h30 de musique féérico-infernale sans kicks ? Je ne sais pas. Ce n’est en tout cas pas ce qu’on lui demande ici mais il est certain qu’il pourra découvrir sur la scène ambient un peu de cette esthétique hors du commun. Frissons garantis.

Merci à Concrete d’introduire au Weather Festival un véritable espace de vie pour les styles de musiques et de nous proposer des manières alternatives pour les apprécier !

C’est donc en compagnie de l’allemande Cio d’Or et du belge Yves de Mey, deux des producteurs les plus acclamés de la scène atmosphérique que le fantasque parisien jouera un live dont lui seul a le secret : quand la jeune garde de l’ électro inventive rencontre les précurseurs.

Focus Weather Festival 2015 Scène Ambient

Voiron, que les parisiens connaissent bien, est l’auteur de sorties sur Cracki ou encore Concrete. Ses lives délurés et mélodiques sont toujours saisissants d’un rétrofuturisme maîtrisé. Il cite Squarepusher ou EDMX comme influence et programme des arrangements rythmiques aussi barrés qu’efficace. Son son, entre electronica et house / techno à tendance SF peut aussi se teinter d’absurde et d’humour, montrant ici que le jeune producteur (26 ans) s’amuse déjà ironiquement avec une dramaturgie de la scène qu’il maitrise bien…

Voici son live chez Rinse FM du mois dernier est un exemple du genre et ne fait qu’amplifier nos attentes :

Yves de Mey (credits Joeri Thiry) Dure Vie FOcus Weather Festival 2015

©Joeri Thiry

Yves de Mey éclate les carcans soniques

Le belge Yves de Mey est sound-designer pour les arts-vivants. Également monteur-son pour le cinéma (Bullhead notamment), il est un activiste sonique protéiforme dont le travail tient autant de l’art contemporain que de la dance musique.

À travers les années Yves de Mey a pris part à de nombreux projets sur les labels Sandwell District, Semantica, Opal Tapes ou encore Modal Analysis. Collaborateur de Peter Van Hoesen dans Sendai, Yves De Mey signe aussi, sous l’alias Grey Branches, quelques sorties chez Inner Surface Music, label des kings de l’indus AnD et du pilier Tom Dicicco. L’éventail de ses sorties en dit donc beaucoup de la variété des styles qu’il explore.

Cependant il fait aujourd’hui partie des figures de proue de cette scène deep techno atmosphérique, qui a fini par s’agréger, au Japon comme on vous l’expliquais dans notre article sur la scène ambient, ainsi qu’à Berlin, notamment autour du défunt blog Minimal Ssgs et du Labyrinth Festival. L’appartenance à cette scène implique forcément un travail radical des textures, des samples et du sound-design en général. Mais le travail solo purement ambient d’Yves de Mey est lui plus proche de la musique concrète.

C’est ce même style qui, lorsqu’ils se mêlent de nappes mélodiques vaporeuses et de sub-basses, fait prendre à ce récital froid et abstrait une forme atmosphérique et roulante, créant une nouvelle forme de transe. Au Japon on donne d’ailleurs souvent à ce genre le qualificatif de « trance techno », ce qui témoigne beaucoup de cette caractéristique progressive et transcendantale: quand l’éthos de la méditation est le vide celui de la trance pourrait être la progression infinie, atemporelle.

Pour Yves de Mey, le contexte est toujours fondamental dans son approche de la musique. Plus récemment il a pu développer son esthétique personnelle sur son propre label, Archives Intérieures, avec l’album frisson distribué seulement en CD chez Clone et sorti en octobre 2013. Notons d’ailleurs que le jeune label est déjà l’hôte de plusieurs sorties ambient ambitieuses, comme cette partition ethnique et jusqu’au-boutiste du suédois Peder Mannerfelt : The Swedish Congo Record.

Ancien producteur de drum’n’bass, Yves est aujourd’hui un artiste génial parce qu’il a le sens de la pattern ambivalente, dont le rythme s’insinue dans les figures géométriques que ses fréquences forment.

Ses sorties peuvent se concevoir comme un travail de sculpture sonique, ou l’avant, l’arrière et la stéréo jouent des rôles prépondérants et interactifs. Plaçant l’auditeur sur un chemin, un horizon de perception se découvre devant lui à mesure qu’il décortique les fréquences et éléments. Sur Metrics (Opal Tapes, 2013) c’est la matière et la masse denses, qui sont mises en avant. Les 4 morceaux rappellent 4 imposants mobiles aussi convexes que complexes, dans une évocation de ce que pourrait être la musique en 3d lorsqu’elle aura été pleinement conceptualisée.

Qu’il soit abstrait ou plus orienté dancefloor, comme sur Double Sit (Semantica) qui libère une techno expérimentale complètement azimutée et breakée, le producteur originaire de Anvers reste toujours un ingé-son formidable, réussissant le tour de force ne jamais surcharger ses productions. Son travail sur les hautes fréquences est également d’une beauté saisissante, tant il arrive à saisir ce que on appelle en jargon de sound-design « la brillance » qui est cette très haute définition du son qui lui donne un éclat cristallin et un détail scintillant. Ce niveau de précision entraine le fait que le son, n’a pour ainsi dire jamais la même texture d’une écoute à l’autre.

Artiste rare et hors du commun, l’univers de Yves de Mey est aussi sans pareil que futuriste. Tellement avant-gardiste que la dernière fois que je l’ai vu en live, c’était avec Sendaï, et lui et Peter Van Hoesen s’étaient fait jeter une bouteille d’eau à la gueule par un public de kids qui les huaient. Surement la scène la plus hallucinante qu’il m’ait été donné de voir en soirée. Imaginez le truc, les types sont en train de faire un job ternaire incroyable, littéralement en train de représenter une oeuvre d’art et des types leurs pissent à la raie! WTF. À nous de prouver à Eav que l’immobilisme et le nivellement par le bas ne sont pas réellement ce qui fonde l’exception culturelle française…

Afin d’illustrer ce portrait, Yves offre son dernier podcast méditatif, enregistré pour le collectif ambient belge Icarus, en février dernier et basé justement pour sur sa dernière performance au Labyrinthe Festival.

Icarus Mixtape #10: Yves De Mey by Icarus Records on Mixcloud

 

Focus Weather Festival 2015 Cio d Or

Cio d’Or, égérie de l’infini.

Ce n’est pas tous les jours qu’un festival fait la part belle à l’une des artistes les plus respectées de la scène techno, pour lui permettre de défendre l’album de dance musique expérimentale de l’année dans un Dj sets… Voici pourquoi Cio d’Or est une artiste hors du commun.

 

Regard de feu acéré et carré sixties sur un corps puissant, Cio d’Or, qui compose aussi pour le théâtre, semble être l’égérie d’une génération qui n’a jamais existé. Le mix parfait entre le grunge du début des années 90, la braindance du tournant millenium et l’exigence du sound-design des années 2010.

 

Si ses sets sont risqués, c’est parce que la productrice s’inscrit pleinement au coeur de son mouvement, l’ambient techno. Inaccessible et mystérieuse, elle est la dame de pique de la clique qui gravite autour des labels Semantica, Prologue ou encore Time To Express (Claudio PRC, Voices From The Lake, Van Hoesen). Elle défend à leurs cotés une techno sombre, aussi ciselée que deep, atmosphérique comme un songe lointain et contemplatif. Musique marginale, élitiste ? Impossible de savoir, mais ce style qui incarne la part la plus underground de la musique underground et dont l’état d’esprit sans concession garantit son succès pour les geeks amateur de raretés passe aussi bien pour lire un bouquin que pour s’éclater en soirée…

Cio est à coup sûr, en compagnie des artistes sus-nommés, une des précurseurs du genre transcendantal dans la musique électronique d’aujourd’hui. Ses djsets fonctionnent comme des raisonnements longuement développés, faits de digressions, de rappels, d’apparition et de disparitions. Ses patterns, façon phrases complexes ambivalentes, prennent leur sens calmement en jouant avec la perception. On appréciera particulièrement à cet effet la Version Trilogy du remix Untitled 1 du parisien BLNDR (sortie sur Hyphus en mars).

Les sons et formules évoluent constamment et les différentes méthodes de traitements sonores, font capter l’essence bruitiste des sonorités qui s’imbriquent dans une esthétique de la rêverie puis semblent s’effacer au travers de patterns hypnotiques et ternaires: Le son comme un chemin abandonné le long du quel l’esprit ère, charmé, hypnotisé. On s’abandonne.

Se faisant connaître en 2001 à Munich, Cio acquiert une renommée rapide à travers l’Allemagne et l’Europe, après avoir sorties ses premières compositions issues de samples glanés à la MPC lors de ses voyages égyptiens. C’est à cette époque qu’elle rencontre Donato et Paul Britschitsch. S’en suit alors un le légendaire, The Fraser, sur le label qui deviendra un peu sa   maison: Prologue.

En 2012, elle lance, en compagnie de la compositrice Brigitta Muntendorf, le projet ULSA:RE, un hybride entre DJ set et musique orchestrale. En 2013, auteur d’un podcast RA, on la retrouve plusieurs fois chez Dommune, la Boiler Room japonaise, avec Dasha Rush pour un live ou en solo pour un djset, qu’elle ouvre avec D. Hyroglyphin, une de ses compositions qu’on peut le plus qualifier de savantes. Mais il faudra attendre 2015 pour la sortie du LP All In All, après 6 ans sans oeuvre longue…

‘All in all’ est tout d’abord sorti en LP le 13 avril dernier, comprenant les parties ‘After and before’ et ‘Floor X’. S’en suivra la sortie de ‘Yocta to Yotta’, également en EP physique, mi-mai, tout comme la version CD regroupant l’ensemble des morceaux.

Cio d’Or • Perspective 2 [All in all album / Semtancica]

Le LP s’inscrit dans la droite lignée de Die Fraser, son précédent album sorti sur Prologue. Cio d’Or revient plus lynchesque que jamais au sein d’un projet en trois parties qui semble jouer avec les codes, à la manière d’une pièce en trois actes: After & Before, Floor X puis Yocta to Yotta.

Encore une fois, l’art de la reverb, cosmique et atmosphérique de la productrice nappe le disque d’un écrin délicat et racé.

Obsédée par l’infini, la munichoise, qui confie viser à baser son entière esthétique sur le principe nous fait frémir au fur et à mesure que ses patterns se développent, s’ouvrant parfois à la lumière dans une orchestration symphonique, s’abimant ailleurs au creux de gouffres synthétiques et de basses caverneuses. La force nouvelle de Cio d’Or est de donner de plus en plus de place à la composition d’énormes parties symphoniques qui font résonner l’ensemble d’une mélancolie épique.

Intriguant, mélancolique et hautement évocatif, cet album de Cio d’Or semble donc déjà atemporel.

Nous aurons donc le plaisir de la retrouver pour magnétiser la scène ambient du Main event.

RENCONTRE AVEC BEHZAD & AMAROU

Questions posées par Noémie Barbier

Focus Weather Festival 2015 • Interview Behzad & Amarou Crédit Renaud Chassaigne Dure Vie

Trois ans que nous les croisons lors de nos sorties dominicales. Behzad et Amarou ont rodé la barge Concrete mais pas que, de l’I-Boat au Rex Club, sans oublier le Tresor à Berlin, c’est simple, les deux acolytes sont partout. Après une première sortie “Bâtiment 21” sur Concrete Music, ils s’allient à Antigone pour former The Outsiders sur Work Them Records, le label de leur gourou Spencer Parker. On connaissait leur talent de diggers, cette fois, ce ne sont pas des vinyles qu’ils nous ont dégoté mais carrément des artistes, en lançant leur écurie Behzad Et Amarou Records BEAR. On a profité de leur passage au Weather Festival pour s’entretenir avec eux.

Dure Vie • Pour ceux qui ne connaissent pas la petite histoire, vous vous êtes rencontrés sur les réseaux sociaux. Quel a été votre parcours avant cette fameuse rencontre ?

Behzad • Un an avant la Concrete, on faisait partie d’un collectif d’Hambourg, LikeBirdz mais nous n’étions pas aussi actif on va dire. Amarou • Moi je faisais du hip-hop avant de faire de l’électronique, je rappais et je faisais des petites instrus.  

 

Dure Vie • Qu’est-ce que vous écoutiez à l’époque ? Quels artistes vous ont influencés ?

Behzad et Amarou • Ce qui était mis en avant c’est à dire Minus, Stephan Bodzin, Gui Boratto etc… On aimait bien la musique plus électro club aussi, un peu plus “commerciale” comme Trentemøller par exemple, mais il y en a tellement…! Plus tu es ouvert, plus c’est compliqué de te donner une influence. Lui nous a particulièrement marqué durant notre rencontre.

 

DV • Parlons un peu du set up de votre home-studio.

Behzad et Amarou • Principalement en digital, cette année on a commencé à acheter du hardware mais on est obligé de se confronter à notre budget. On est encore en pleine construction…

 

DV • Vous venez de lancer votre label BEAR Behzad & Amarou Records, comment décririez-vous sa ligne artistique en quelques mots ?

Behzad et Amarou • En réalité il n’y en a pas vraiment. Ça reflète exactement ce que l’on joue sur scène, on aime faire découvrir des artistes ayant un univers intéressant à proposer quelque soit le style. L’idée ce n’est pas de faire une maison pour nous, mais plutôt pour mettre en avant ce qu’on aime. Chaque artiste vient nous raconter une histoire, il n’y a pas de morceaux au hasard, les quatre morceaux sont liés à chaque fois.

 

DV • Justement, à quel moment vous vous dites « Tiens on va signer ce gars-là !» ?

Behzad et Amarou • C’est toujours compliqué d’avoir un avis objectif dès la première écoute, notre jugement est souvent un peu faussé parce qu’on est content de recevoir un morceau. Il y en a qui restent et on se dit “ok, celui-là c’est bon” et d’autres qui, au bout de plusieurs écoutes, se “fatiguent”. C’est comme ça aussi qu’on arrive à définir un morceau comme intemporel ou pas, on le écoute, le réécoute, on préfère prendre notre temps.

 

DV • Quelques mots sur la prochaine sortie ?

Behzad • C’est un artiste de New York, Cory James. On a rencontré son binôme qui travaillait au Record Loft à Berlin. Ils avaient un projet de duo ensemble, Point Break, on a beaucoup aimé leur musique. On a appris à les connaitre et Cory avait un profil qui nous intéressait plus pour le moment. Il nous a envoyé des sons et ça fait un an qu’on bosse dessus. On se lie vite d’amitié avec nos artistes et on est vachement derrière eux. Le projet de Daxyl, par exemple, date de trois ans. On les amène à remettre en question leurs travaux pour qu’ils soient bien sûrs d’arriver à l’étape finale et de ne rien regretter. Le style sera différent, assez singulier avec des textures puissantes et harmonieuses mais on retrouvera des éléments similaires et la narration.

 

DV • Lors d’une interview, vous disiez avoir planifié un an de sortie, y aura-t-il des various dans la liste, ou seulement des EPs ?

Behzad et Amarou• Que des EP’s pour le moment… On pourrait faire un double avec 8 artistes si on le voulait mais ce serait dommage. Comment mettre en avant les artistes si on en met 8 d’un coup ?

 

DV • Quelles sont les contraintes auxquelles vous êtes confrontés en tant que patrons de label ?

Behzad et Amarou • L’organisation ! Mine de rien le côté DJ, même si c’est de la passion, ça demande du boulot si tu veux bien le faire, la production c’est pareil, on te demande des résultats. Le label, c’est énorme comme travail. Surtout que l’un peut entacher l’autre ; si tu mixes mal, les gens ne vont pas forcément vouloir découvrir ton label, si tu fais des vieilles sorties, ils peuvent se dire que c’est lié à ce que tu fais. L’avantage c’est que c’est quitte ou double, on a lié tous nos projets donc si les trois marchent, bien sûr il y aura une effervescence beaucoup plus puissante que si on était juste DJ ou manager de label.

 

DV • Jusqu’où intervenez-vous dans la création du support ?

Behzad et Amarou • On s’implique dans tout ! Comme tout patron de petit label j’imagine. Pour les artworks on a quelques idées mais on préfère encore prendre notre temps. On a commencé avec quelque chose de très basique, Daxyl est arrivé dans une pochette plastique, sans artwork, sans cover. Après c’est aussi une question de moyen, bien sûr on adorerait sortir une galette dans une belle pochette en couleur, mais on a la chance d’avoir des morceaux de qualité et on préfère investir dans la communication.

 

DV • Combien de personnes travaillent avec vous sur ce projet ?

Behzad et Amarou • On est quatre. Il y a nous deux, une personne qui nous aide dans les démarches et dans la comptabilité et Stephen qui travaille le son et l’image. Son intervention va être assez originale, on va proposer aux artistes d’embellir leur son en mettant certaines machines à leur disposition. On ne modifie pas le morceau ni sa structure, on taille juste la pierre !

 

DV • À combien d’exemplaires se fait le pressage en moyenne ?

Behzad et Amarou • Pour le premier, il s’est fait à 300 exemplaires. On est dans l’optique d’aller plus haut à chaque fois, ça va être 500 pour le deuxième. Et on veut également faire du digital aussi. Il faut que la musique soit accessible à tous et aussi apporter une plus grande visibilité à nos artistes. La musique pour tous ! (rires)

 

DV • C’est vous qui gérez la page de Techno Import et on vous croise souvent au shop. Vous aviez prévu des packs collectors pour les premiers acheteurs. Vous avez prévu d’autres exclusivités pour faire les prochaines sorties ?

Amarou • Pour les packs collectors chez Techno import, on a vraiment utilisé l’énergie qu’a le shop avec Mazen pour pouvoir leur offrir l’exclusivité sur Paris. On réfléchit à la deuxième sortie pour voir ce qu’on pourrait améliorer pour le pack collector 2.0.

 

DV • On vous sait proches de Spencer Parker mais également de la belle Nina (Kraviz), qui vous avait d’ailleurs convié à la soirée de lancement de son label. Ont-ils été de bons conseils avant que vous vous lanciez dans cette aventure ?

Behzad • Ils nous montrent l’exemple. On n’en a jamais vraiment parlé avec Amarou mais je me demande si c’est pas à force de regarder Spencer qu’on est autant excités derrière les platines. Ce qui nous a vraiment frappé pendant ses sets, c’était sa sélection musicale bien sûr mais surtout son énergie, le smile qu’il envoie aux gens. Il excite par sa personne en plus de sa musique. Pour nous, le vrai performing c’est ça, on a horreur des DJ’s qui bougent pas. Amarou adore Joe Claussel, sa manière d’être sur scène, moi j’adore celle de Nina, elle ressent tout cette fille, elle est très sensible, c’est dingue ; les gens comme ça ils ne peuvent pas tricher, leur corps les trahit: Ils ont un rapport sincère avec la musique !

Amarou • Je pense qu’ils nous conseillent par leur comportement, on les observe beaucoup et c’est une chance quand tu commences comme nous d’être entourés de personnes qui ont cette notoriété et une humilité sans précédent. On est vraiment touchés quand ils font notre promo. Ce sont des gens qui ont beaucoup à dire mais qui en disent le moins possible.

Behzad • C’est un peu nos parrains. Musicalement ils nous donnent des conseils, mais c’est surtout pour gérer ce qu’il nous arrive parce qu’eux le vivent à une intensité beaucoup plus forte, ils savent ce à quoi il faut faire attention. On peut dire qu’ils nous soutiennent et encouragent dans notre démarche.

Amarou • Et comme il a déjà son label depuis des années, qu’il joue dans les plus grands clubs au monde, dès qu’on a une question, dès qu’on a besoin d’un petit filon on l’appelle. C’est apaisant d’avoir des gens comme ça derrière nous. Ce qui est d’autant plus rassurant, c’est que pour le moment on a rien à vendre, c’est pas comme si on était des gros producteurs. Là on a rien à donner, tout à recevoir et ils croient en nous.

 

DV • La troisième édition du Weather Festival arrive à grand pas. Après votre performance de l’année dernière, il va falloir être à la hauteur de nos espérances! Vous avez déjà réfléchi à ce que vous nous préparer ?

Amarou • Pas du tout. On est très sur l’instant, on a du mal à prévoir trop à l’avance. On a une petite idée par rapport au line up mais après ce qu’on va jouer… Avant il y a la soirée off Madame Delarverie au bateau, on a déjà pensé à plein de trucs pour celle là. Behzad • Globalement cette semaine là on va en profiter pour jouer tous les styles de musique qui nous plaisent. On adapte aussi notre set au lieu, il y a des morceaux qui ont un impact différent sur un grand public et d’autres en petit comité comme des petits sons house d’after. Il faut qu’on voit comment est le lieu et surtout l’heure à laquelle on passe. Par exemple au Weather Winter, on a commencé assez minimale, un peu en mode dub, on a fini sur une techno un peu plus fantaisiste parce que c’était un warm-up.

 

DV • Une petite anecdote à propos des Weather précédentes ?

Behzad et Amarou • L’after Weather Winter avec Laurent Garnier, on devait finir à 23h, c’était tellement cool qu’on a continué jusqu’à 2h. 6 heures de house, pas un morceau de techno, et pas mal de personnes nous on dit que c’était notre meilleur set, on savait pas trop comment le prendre! Comme on joue jamais de house ça a marqué les esprits, mais en vrai on est des kiffeurs de house, on a plein de galettes à la maison! Les gens voient Behzad et Amarou et Garnier, ils se demandent ce qu’on va jouer et là, on leur sort des gros classiques (Amarou se met à chanter), c’est génial! Avec les manteaux de Pete en fourrure, grosse ambiance!  

 

DV • Quelques morceaux dans l’esprit Weather ?

Antigone • Blue Note

 

Deniro • Organezized

 

Shlømo • Radioactive sin

 

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En vous remerciant de nous avoir accordé un peu de votre temps, on se retrouve le 31 Mai 2015 pour le Weather Off Concrete x Mercredi Productions et le Samedi 6 Juin 2015 sur la scène Hiver du main event au bois de Vincennes.

INTERVIEW : GARY GRITNESS

Questions posées par Julie Janody

Dure Vie Focus Weather Festival 2015 Gary Gritness Julie Janody

Cette année, le Weather festival nous propose une programmation en forme de « grand cru 2015 », comprenant certains des plus grands noms de la musique électronique. Parmi ce line up peuplé d’artistes à la réputation plus que bien établie, on trouve quand mêmes quelques nouveaux venus. C’est donc sur l’un d’eux que nous avons décidé de se pencher.

Après avoir travaillé en studio en tant que producteur, arrangeur et musicien pour le compte d’artistes tels que Dam Funk, Louie Vega (M.A.W.), Orlando Voorn, Los Hermanos ou encore Boddhi Satva, c’est en 2011 que Tim Becherand a.k.a Slikk Tim endosse le costume de Gary Gritness, personnage délirant donnant dans l’électro-funk. Avec une première sortie chez My Love Is Underground puis 2 autres chez Clone Records, l’artiste se retrouve catapulté sur la scène Automne du Weather aux côtés de Juan Atkins, Moritz Von Oswald, Ben Klock, Xosar, Unforseen Aliance et Jeff Mills. Il nous a donc semblé indispensable de rencontrer le mystérieux Gary Gritness qui après seulement 2 prestations live rejoint déjà la programmation de l’un plus gros festival électronique de France.

Dure Vie : Après avoir travaillé en studio pour le compte de nombreux artistes de différents horizons, tu décides de produire tes propres morceaux sous le nom de Gary Gritness. Est-ce que tu en as eu marre de rester dans l’ombre ? Ou, au contraire, cela t’intéresse-t-il toujours de produire pour d’autres artistes ?

Gary Gritness : J’adore être un musicien de séance, un sideman. En plus grâce au net, tout est devenu facile et rapide. Par exemple, un jour je vais faire une séance de coupé décalé à la basse, le lendemain une séance de house garage au clavier, le surlendemain j’vais faire un jam de bebop dans un petit club avec ma guitare, et après je vais aller jouer de la batterie dans un concert de rap derrière un MC. J’ai besoin de ces approches différentes, c’est comme si je respirais. Produire de l’électro-funk à toujours été un de mes passe temps, c’est juste qu’un jour j’ai fait tourner quelques morceaux à Orlando Voorn, lors d’une séance pour le coup, et il m’a dit “Putain mec, arrête de dormir c’est chaud !”. Du coup j’me suis dit bon, ok, essayons d’en faire un projet solo. Certains m’ont dit “Arrête tout et ne te concentre que sur ça”, mais je m’en bats les couilles que “ça marche”, je ne suis absolument pas carriériste. Je veux juste que ça défonce, et pour ça, j’ai besoin de fraîcheur, et je l’entretiens en ayant différentes pratiques.

 

DV : Originaire de Nancy, tu manies pourtant la langue de Shakespeare avec brio. Comment se fait-ce ? As-tu vécu dans d’autres pays ? Et si oui, quelles compétences musicales y as-tu développé ?

GG : C’est amusant que tu parles de Shakespeare, parce qu’à part une imitation pourrie de John Cleese, mon accent british est vraiment à chier ! Blague à part, j’ai toujours kiffé l’anglais, plus particulièrement la langue US. Petit, je lisais les liner notes des disques de jazz de mon daron avec un dico, en me disant que puisque c’était écrit aussi petit, c’était forcément cool ! Tu vois le genre d’idiotie. Là ou tout a changé c’est quand je me suis rendu compte que j’étais très à l’aise avec la culture du sud des US et surtout leur accent. En fait je suis né dans les Vosges, et non seulement c’est super “country”, mais il y a aussi pas mal de similitudes au niveau de l’accent, tout est trainé, nasal, les voyelles sont déformées à mort, et quand j’ai commencé à vraiment être à fond dans la musique blues genre Johnny Guitar Watson, Albert Collins, et puis les films des Cohen, et bien sur le rap du Sud, ca m’a semblé “familier”, j’arrivais à comprendre et à m’exprimer facilement dans ce délire. C’est un coup de bol improbable, parce que si je regarde Goodfellas en VO, je galère à mort, alors que No Country For Old Men, je capte tout ! Du coup quand je suis allé 2 mois à Atlanta, je me sentais vraiment dans quelque chose d’étrangement familier. Le fait de bosser beaucoup avec la communauté renoi US par le net entretien aussi grandement ce délire. Pour moi, le son d’une langue, la vibe à laquelle elle est reliée, ça influence directement la musique. Tu sais qu’un titre qui s’appelle, par exemple, “Rollin’ on Them Thangs” ça va pas être du tout la même culture qu’un truc qui s’appelle “Stop Crying Your Heart Out” quoi. Et pour moi, dissocier la musique de la culture à laquelle elle est rattachée est impossible.

DV : Quand on va sur ton site, on comprend que c’est Mad Mike (Underground Resistance) en personne qui t’a recommandé auprès de Clone Records. Est-ce que tu peux nous expliquer comment ça c’est passé ?

GG : Comme dit, un jour j’ai posé une séance pour Orlando Voorn, lui c’est vraiment mon gars sûr quoi, ça fait longtemps qu’on taffe ensemble, d’ailleurs shoutout aux mecs du label Dockside où une de nos collaborations vient de sortir. Donc j’lui dis tiens, j’ai eu un peu de temps récemment, j’ai déliré à faire un album avec juste 2 synthés, j’lui file ça dans une archive zip. Deux semaines après il me dit “Ouais je l’ai gravé sur un CD et j’ai fait écouter à Mike, il a kiffé il va t’appeler !”. Moi j’étais choqué j’me suis dit le mec se fout d’ma gueule, tu piges ? En fait non… C’était vraiment surréaliste pour moi. Je n’en dirais pas plus car Mike Banks est quelqu’un qui chérit sa discrétion et c’est une personne extraordinaire. Au final, il m’a arrangé le coup avec Serge pour que ça sorte sur Clone, qui est vraiment le meilleur label actuel pour ce type de son, donc je rends grâce à Dieu vraiment que ça se soit passé comme ça.

DV : G-funk aux accents techno de Detroit ou synth funk aromatisé à la ghetto-tech ? Difficile de ranger ton son dans une catégorie. Comment le qualifierais-tu ? Es-tu d’accord avec l’appellation cyberfunk que l’on semble t’avoir décerné sur le net ?

GG : Cyberfunk c’est un bail du mec de la bio de Clone ca, Paul, c’est un bon délire je trouve, en plus je suis fan de cyberpunk. Moi je dirais que je fais juste de l’Electro-Funk, mais aujourd’hui faut jouer le game du business en essayant de t’étiqueter correctement, c’est normal, mais parfois ca devient ridicule. Genre si tu mets un bpm à 70, ah non c’est de la trap, un bpm à 140, ah non c’est du footwork… ça n’a pas de sens parfois. Donc je préfère laisser les pros s’en charger. Dis toi, même quand j’utilise pas l’alias Gary G, j’entends toujours “Tu rentres pas dans une case, t’es difficile à catégoriser”… C’est super golri parce que ça m’est déjà arrivé que des tourneurs me disent “ Non c’est impossible ton projet, ça rentre pas dans une case”, et un mois après tu vois le même tourneur faire la promo de sa star en disant “Un artiste inclassable, unique en son genre”. Pour moi c’est un peu des conneries de music business tout ca, il faut juste faire sa sauce avec ses influences, en mode rien à foutre, et après tu laisse les gens kiffer et tu te construit ta fanbase, c’est bien plus simple que d’essayer de penser à la place des gens pour qu’ils te pigent plus vite, en vrai c’est un bail de suceur pour moi.

 

DV : Le titre que tu as sorti sur MLIU en 2011 est résolument axé deep house. Est ce qu’une prochaine sortie dans ce style est à prévoir ?

GG : Pas vraiment. J’ai rencontré Sammy aka Brawther y a super longtemps, quand il s’appelait Izmo. Lui c’est mon soss. Il avait vu mes vidéos de basse sur Youtube et on est devenu potes, on s’échangeait des sons et des vidéos tendancieuses, c’était cool. J’écoutais plus de la techno à l’époque, je connaissais pas trop la deep genre NJ tout ca. J’étais plus dans les bails à la Blake Baxter, plus cul, plus vénèr quoi. Avec Sammy on a déconné à faire deux trois collabs, puis j’ai rencontré Jerem, Riton, ce qui allait monter la clique MLIU quoi. De fil en aiguille j’ai fait quelque tracks par pure amitié et 2 ont plu à Jerem, c’était un bon délire à l’époque mais les choses ont beaucoup changé. Pour moi la deep house c’est devenu l’EDM des snobs blancs européens. En gros t’a plein de jeunes gus, qui jouent les connaisseurs voir les gardiens du temple, parce qu’ils ont youtube, discogs et de l’argent de poche, sauf que quand tu va en réssoi, ils sont péssa en american apparel de merde, dansent ultra mal, sont hétéro coincés à taquet, prennent des photos instagram genre trop triste ma life, et lèvent les bras en disant “alllezzzz” chaque demi heure ou y a un pauv’ break avec des stabs de synthé 90s. C’était un honneur d’avoir pu faire le MC pour quelques soirées MLIU, mais je trouve que maintenant je n’y ai plus ma place. Pour moi qui suis un freak, la house, c’est le sexe, c’est lâche-toi, c’est suer en dansant, écoute des tracks qui disent “bien profond, bien, bien, bien profond” super fort en public, go wild ‘n kinky, tu vois ? C’est un truc de grown-up qui a pas froid aux yeux et qui se reconnait pas dans une société hétéro de base avec ses codes chiants et froids. Tu vois j’en parlais cette semaine avec Nick V, et même si bien sur je suis un peu un connard avec des avis trop tranchés, il a vu aussi un peu ca émerger à la Mona, c’est pour ca qu’il recentre plus sur le Disco en ce moment. Donc ouais, j’aime toujours la musique, mais je ne suis absolument plus motivé par le milieu qui s’y rattache actuellement, c’était plus une incartade amicale qu’autre chose d’avoir fait ces 2 morceaux sur MLIU. En plus, récemment c’est aussi devenu un délire super performatif, en mode toujours plus de bif, toujours plus de ventes et toujours plus de gigs, et c’est vraiment pas mon bail ces trucs, comme j’ai déjà dit.

 

Dure Vie : Si tu ne devais en retenir que 3, quels seraient les artistes qui ont eu le plus d’influence sur ta musique ?

GG : Si je mets le blouson de Gary Gritness, alors je dirais Juan Atkins, Miles Davis dans les 80s et Rick James. FIRE IT UP !

 

DV : Le grillz, les grosses lunettes, le teddy en cuir, la montre en or… Maintenant on sait sur qui Ali G a pompé son style vestimentaire ! Plus sérieusement, c’est un style plutôt badass, c’est ton côté G-Funk qui ressort ?

GG : Merci ! Tu veux que j’te dise ? C’est une sorte de mashup de plein de délires d’époques différentes qui me plaisent, pour faire une espèce d’armure de personnage de Marvel Comics un peu. Y a un truc qui fait vraiment pitié quand t’es européen, c’est de te déguiser en star US à la mode. Si j’voulais faire le westcoast par exemple, je serais habillé en YG, et ça ne m’irait pas du tout. Beaucoup de français pensent “Ouais, il se prend pour un ricain” et tout, mais j’peux te garantir que si je débarque comme ça aux US, ça sera super clair que je suis Euro. J’ai juste pris plein de codes over the top que j’aime bien, un peu comme Melville qui pompait les films noirs US des 30s/40s en exagérant tout. Etant donné qu’à la base je suis quand même vraiment dans un délire b-boy, c’était facile pour moi d’assumer ça, jveux dire, je me sape en ensemble dickies tous les jours, j’en ai juste mis un plus large pour Gary G. Il y a un lyric de MJG que je kiffe, il dit “Cubic zirconia done help the whole hood fine / now that everybody can shine we havin good times”. Tout ce que je porte c’est des trucs en zircon, ou en plaqué, et je n’ai aucun problème avec ca. Hood Values. Pour te dire, la grosse tocante c’est une copie de Breitling qu’un mec m’avait filé pour une séance à Atlanta, elle pèse une tonne mais elle ne donne même pas l’heure correctement ! J’me suis fait niquer ! (rires)

 

DV : Dans quelques jours tu joueras sur la scène Automne du Weather Festival. Quels sont les artistes du line-up que tu apprécies le plus en terme de production musicale ?

GG : Pour tout te dire je me demande vraiment ce que je fous là, et ce n’est pas par fausse modestie. Je remercie vraiment du fond du cœur Julien qui se reconnaitra, il saura que c’est justifiable. C’est que mon 3ème gig et les mecs ont quand même trouvé le moyen de me foutre sur la scène avec que mes héros, genre Jeff Mills, Juan Atkins et tout le bordel ! J’hallucinais vraiment quand j’ai eu la news. Je connais la plupart de leurs disques par cœur, vraiment c’est chaud ma gueule. Encore une fois je rends vraiment grâce à Dieu d’avoir la chance de partager leur précarré l’espace d’un soir. Après, je ne vais pas te mentir, je suis un peu ringard au niveau de la scène électro, donc il y aura sûrement des tas de gars qui font des trucs qui défoncent mais y a que la scène rap US ou j’me tiens vraiment à jour.

 

DV : Face à cette horde de djs, tu es probablement le seul artiste qui sera au devant de la scène armé de son micro et sa guitare-synthé. Est-ce que ça te fait un peu peur, ou au contraire, penses-tu être avantagé par cette particularité ?

GG : Franchement je m’en bats complètement les yeuks, tu peux jouer des platines ou de la flûte à bec, tant que tu poses tes couilles et que tu brûles le bordel, c’est tout ce qui compte. Je m’estime pas plus ou moins bien parce que je joue de ci ou de ca, et j’adore mixer aussi, je fais aucune différence. La seule question c’est: “est-ce que c’est bandant ou pas ?”, point barre !

 

DURE VIE FAMILY

Les membres de l’équipe de Dure Vie vous raconte chacun un souvenir vécu au Weather Festival. Celles et ceux qui n’ont pas répondu ont apparemment eu de gros trous de mémoire.

Virna

VIRNA, rédactrice en chef

“Hautement symbolique, événement presque historique, j’attendais beaucoup du live d’Underground Resistance à l’Institut du Monde Arabe lors de la deuxième édition du Weather Festival. Après avoir vu Mad Mike et son posse, en 2013,  dans une salle à moitié vide à Marseille, cette date parisienne était pour une sorte de revanche sur ce que je trouvais être un affront sudiste à ces légendes du groove. Arrivée sur place, la densité de la populace me satisfait. Je ne peux m’empêcher de lâcher une raillerie cynique à mes acolytes de soirée pour leur signaler que le public francilien (lui au moins) est venu en masse pour l’occasion. La moiteur ambiante et la puissance rythmique ne laissent planer aucun doute sur la qualité et la maîtrise des musiciens. J’ai pu entendre les entrailles de la techno pendant qu’un jeune éphèbe a gentiment vomi les siennes sur mes sneakers (blanches). En somme : une expérience aussi mémorable que répugnante. Big up à mes feues dancing shoes au passage”

Julien

JULIEN, Réalisateur

« Au Bourget en 2014, les machines de Trade ont plongé la foule dans un silence profond, plus aucun bruit sous ce toit humide, les basses fréquence laissaient place au sifflement auditif. Le temps passaient, et la horde de technovores s’impatientaient. De loin, on pouvait apercevoir un homme, aux cheveux longs, l’air sauvage mais heureux. Il leur a surement dit : « laissez place, je vais rétablir tout ça ». Cet homme, c’était Thor, armé de son marteau pour assouvir les envies de son cortège. »

Mo

MORGANE, Rédactrice

“Au Weather Festival 2014, après avoir passée une heure à tenter de faire descendre de l’échafaudage du hangar un jeune homme visiblement en manque de notoriété et particulièrement éméché, le set de Marcel Dettmann peut enfin reprendre. On félicitera à nouveau le professionnalisme et la patience dont a fait preuve l’artiste, on en connaît certains qui auraient remballé leur flight case et ciao ! Marcel reprend donc son set, imperturbable, l’expérience parle, la fin de son set sera magique. La plupart des gens s’étant rués à l’extérieur pour apercevoir le levé du soleil et l’arrivée de Derrick May auront eu tord, ou pas, mais c’était une expérience hors du commun, nous n’étions plus qu’une centaine à communier totalement avec l’artiste, échanges de bisous à la volée et mots d’amours en veux-tu en voilà…”

Axel

AXEL, Stagiaire des familles

“Pour moi le Weather 2014 c’est un couché de soleil entre une fusée, 2 Air Force One, une pinte à la main, un camion bazar on fire et des kicks entraînants.”

Léna

LENA, Rédactrice

“Quand j’y ai croisé mon frère, ma soeur et mon père en même temps au Camion Bazar sans avoir été prévenue préalablement.”

Julie

JULIE, rédactrice

“Lors de la première édition, j’ai eu la chance de profiter du set de Margaret Dygas de A à Z. Je suis arrivée pile poil à la fin du set de Nina Kraviz qui avait déjà bien chauffé la salle, et quand Dygas a pris le manettes, je crois que je n’étais vraiment pas prête. Grosse, mais alors très grosse claque. Même Cabanne et Zip qui étaient planqués derrière en attendant leur tour on tapé la tronche, ayant l’air de se dire «Wow, elle envoie la nénette !». De la techno brutale mais sensuelle, presque chaleureuse. Que de bonheur.”

Gonzo

GONZO, co-fondateur

“Sur le Tarmac, un de mes amis a essayé de voler un des avions de chasses dans les alentours de 2 heures du matin à coté de la scène Printemps. Voyant que la situation était complexe, il a finalement décidé de se prendre en selfie debout sur le machin. Bizarrement aucun videur ou autre n’a essayé de lui poser de problèmes, il faut dire que c’était magique.”

Duke

DUKE, co-fondateur

“Le concert d’ouverture du Weaher Festival ON d’hier soir (jeudi 4 juin 2015) tant attendu de Derrick May & Dzijan Emin feat. Francesco Tristano & Orchestre Lamoureux était juste fantastique. À la fin de la prestation, j’ai eu la chance de croisé monsieur Derrick May et de lui dire “Félicitations monsieur”, phrase à laquelle il m’a répondu en me serrant la main “Thank you bro !”.

DURE VIE DJS CREW

Nous avons lancé un défi aux quatre djs résidents de Dure Vie ! Ils se sont vus confiés chacun une scène du main event du Weather Festival 2015 (Été, Automne, Hiver, Printemps) et ont enregistré une mixtape exclusivement constituée de tracks des artistes qui y sont programmés.

Focus Weather Festival 2015 Scène Été Dure Vie

 

DUSTY FINGERS : Scène Été

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Focus Weather Festival 2015 Scène Automne Dure Vie

 

SERRAW : Scène Automne

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Focus Weather Festival 2015 Scène Hiver Dure Vie

 

BAASTEL : Scène Hiver

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Focus Weather Festival 2015 Scène Printemps Dure Vie

 

AKIL : Scène Printemps

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Dure Vie booking • Request : booking@durevie.fr

TEASER

REPORTAGE : DERRICK MAY & DZIJAN EMIN feat. FRANCESCO & ORCHESTRE LAMOUREUX

Réalisation : Julien Thiverny pour Dure Vie

Nous avons eu la chance d’assister à la répétition du concert de Derrick May & Dzijan Emin feat. Francesco & Orchestre Lamoureux. La vidéo complète arrive bientôt !

LA TECHNO C’EST BEAU LA VIE…

by Noémie Barbier

Focus Weather Festival 2015 Dure Vie Mini Weather

…pour les grands et les petits. Le Weather Festival pourrait être sponsorisé par Haribo, cela ne nous étonnerait pas. Depuis 3 ans qu’ils s’installent sur la capitale aux prémices de ce semblant d’été parisien, les organisateurs du Weather se sont toujours souciés du sort des bambins en leur consacrant un événement en format de poche. Le programme s’étoffe d’année en année pour le plus grand plaisir des petits, mais surtout des grands qui sont ravis d’initier leurs enfants ou petits frères et soeurs aux joies de la musique électro. Tout au long de la journée, des ateliers leurs sont proposés avec des machines et les DJs qui vont avec, afin de les éveiller dès le plus jeune âge, loin, très loin des One Direction et autres Justin Biebers. DVS1 avait fait sensation avec sa master class lors de la première édition, sans parler de Marklion qui avait ramené tout son matos : synthés, controlleurs midi, micros et surtout des theremines, un des plus vieils instruments de musique électronique. Le concept est assez chelou, jugez par vous même :

 

“Euh… oui, le monsieur fait de la musique sans toucher l’instrument…” On imagine la tête des mômes en voyant l’engin. L’année dernière, ils pouvaient enregistrer leur propre morceau sur des demo tapes (à l’ancienne!) et le cinémix était à l’honneur. Cerise sur le gâteau, une boum avec Margaret Dygas rien que pour eux ! Pour cette édition, ce sont Boris du Berghain, Nick V de Mona, Grego G de ce bon vieux Jack (Crazy) qui s’y collent avec un live de Pit Spector sur la scène plein air. Zaltan et Hugo Mendez quant à eux seront aux commandes du roller disco* dans la cale. Et comme à chaque édition, une introduction aux métiers de la radio, de la peinture rythmique en mode Colin Maillard, de la danse, du circuit bending*, du coloriage (sur des collages de Combo cette année)… Quelques nouvelles activités cette année : la pêche à la ligne, le slackline et le flashmob. Pour finir, petits et grands auront la possibilité de chanter la techno au karaoké (sûrement avec des vocodeurs), d’ouvrir leurs chakras lors de l’initiation au QI Gong ou de boire des shots de Teisseire au bar à sirop, tranquillement. Rendez vous avec vos minipouces Samedi 30 mai 2015 de 12 h à 20 h Quai de la Rapée !

Focus Weather Festival 2015 Dure Vie Mini Weather

Événement gratuit pour les enfants de moins de 16 ans. Adultes : 5 euros • (activités à partir de 4 ans) * Pensez à ramener vos patins et vos vieux jouets électroniques

LA TEAM DU WEATHER FESTIVAL

À quelques jours du jour J membres de l’équipe de Surp!ze, l’agence organisatrice des événements Concrete et Weather Festival, ont répondu à un questionnaire afin de nous faire entrer légèrement dans leur intimité !

Dure Vie Focus Weather Festival 2015 Team Surprize Aurelien Dubois

AURÉLIEN DUBOIS

 

Ton rôle chez Surprize ?

Président

Le meilleur souvenir du Weather ?

Le set de derrick may sous la pluie avec le lever de soleil au Bourget.

Le plus beau compliment que tu ai entendu sur l’expérience Weather ?

Ça fait 20ans qu’on attendait ça à Paris.

Ta plus grosse galère depuis la genèse du projet ?

Les meandres andlinitratif à Asnières et le déplacement de la closing à L’electric .Qu’attends tu avec le plus d’impatience pour cette nouvelle édition ? (On/Off)

La closing à CONCRETE.

 

Dure Vie Focus Weather Festival 2015 Team Surprize Adrien Betra

ADRIEN BETRA

 

Ton rôle chez Surprize ?

Membre fondateur avec Aurélien, Directeur Communication et Directeur Artistique

Le meilleur souvenir du Weather ?

Cabanne qui met le feu juste avant le mix de clôture de Derrick may au petit matin avec les hélicoptères de US Air Force au dessus de nos têtes…

Le plus beau compliment que tu ai entendu sur l’expérience Weather ?

« Une page musicale électronique vient de s’écrire à Paris. »

Ta plus grosse galère depuis la genèse du projet ?

Un arrêté préfectoral en plein festival.

Qu’attends tu avec le plus d’impatience pour cette nouvelle édition ? (On/Off)

Le plus de monde possible pour fêter ensemble ce projet de folie.

Dure Vie Focus Weather Festival 2015 Team Surprize Brice Coudert Crédits Jacob Khrist

BRICE COUDERT

 

Ton rôle chez Surprize ?

Directeur artistique

Le meilleur souvenir du Weather ?

Toute la scène été l’année dernière. Du debut à la fin. Et aussi quand 3Chairs ont joué technologystolemyvinyle de Moodymann lors de la closing. Et aussi quand je les ai empêché de mettre un dernier disque et m’allongeant sur la table de mixage, et que Theo m’a fait un chapeau avec une pochette de vinyle.

Le plus beau compliment que tu ai entendu sur l’expérience Weather ?

Une ptite meuf de 19ans dans le public: « C’est le turfu! » et aussi mon pote Mouloud : « Mais quelle ambiance! »

Ta plus grosse galère depuis la genèse du projet ?

La semaine dernière, il n’y avait plus de sauce Algerienne au kebab du coin. Le drame !

Qu’attends tu avec le plus d’impatience pour cette nouvelle édition ? (On/Off)

Off: Voices from the Lake (mais bon c’est dejà passé. Par contre j’avais raison d’attendre le live. On : JEFF MILLS

Dure Vie Focus Weather Festival 2015 Team Surprize Jessica Cussinet Crédits Jacob Khrist JESSICA CUSSINET

 

Ton rôle chez Surprize ?

Communication & partnerships

Le meilleur souvenir du Weather ?

3chairs au closing du weather 2014 à l’Île Seguin.

Le plus beau compliment que tu ai entendu sur l’expérience Weather ?

QUELLE AMBIANCE !

Ta plus grosse galère depuis la genèse du projet ?

La signalétique de tout un site extérieure comme intérieure !

Qu’attends tu avec le plus d’impatience pour cette nouvelle édition ?

Jeff Mills pour la première fois au Weather !

Dure Vie Focus Weather Festival 2015 Team Surprize Jonathan Malaise JONATHAN MALAISE

 

Ton rôle chez Surprize ?

Directeur des espaces scèniques, chill Out , deco & distribition électronique

Le meilleur souvenir du Weather ?

Le soleil qui revient à 14H à l’île seguin après une mini tempête de 20 sec.

Le plus beau compliment que tu ai entendu sur l’expérience Weather ?

Merci de nous donner ce qui n’existait pas en France.

Ta plus grosse galère depuis la genèse du projet ?

Le montage son et light du Bourget avec les 2 premier jours de pluie diluvienne / on a prit 2 jours de retard…

Qu’attends tu avec le plus d’impatience pour cette nouvelle édition ?

Les sourires des nos festivaliers au lever du Soleil.

WEATHER TV

DRONE SESSION

OFFICIAL TEASER

Interview • JEFF MILLS

Interview • DERRICK MAY & FRANCESCO TRISTANO

PROGRAMMATION

ÉVÉNEMENTS OFF

MERCREDI 27 MAI

Focus Weather Festival 2015 Dure Vie IMA

INSTITUT DU MONDE ARABE 

Red Bull Music Academy et Weather Festival présentent :

SERGIE REZZA ( DJ DEEP & ROMAN PONCET) et PEPE BRADOCK

19h30 : Projection privée du film « Man From Tomorrow » réalisé par Jacqueline Caux, musique composée par Jeff Mills + Échange avec le public

20h30 : Échange entre Jeff Mills, Jacqueline Caux et le public présent [Possibilité de suivre et d’intéragir en direct sur Internet]

21h30 : Concert

JEUDI 28 MAI

Focus Weather Festival Off Gaité Lyrique Dure Vie

LA GAÎTÉ LYRIQUE : Événement consacré aux arts numériques

 19h30 : DÉBAT avec les acteurs de la scène Parisienne et les élus de la Mairie de Paris. « Le grand Paris de la fête et de la culture, est-il pour aujourd’hui ? »

20h30 : MASTER CLASS SESSION

[Présentation du logiciel ABLETON LIVE par Ben Vedren et Présentation 1024Architecture & Logiciel Madmapper par Pier Scheneider] 21h30-23h30 : VOICES FROM THE LAKE live (Donato Dozzy & Giussepe Tillieci aka Neel)   La Gaîté Lyrique • 3 bis rue Papin 75003 Paris Gratuit jusqu’à 21h / 20€

VENDREDI 29 MAI

FOCUS WEATHER FESTIVAL 2015 OFF Rex Club SKRYPTOM MEETS TOKEN Inigo Kennedy, Kr!z, Electric Rescue Dure Vie

REX CLUB

SKRYPTÖM meets TOKEN : Inigo Kennedy, Kr !z, Electric Rescue

5 boulevard Poissonière 75002 Paris / Minuit – 05H

FOCUS WEATHER FESTIVAL 2015 La Machine du Moulin Rouge OFF SNTWN POINT CARRÉ DJ QU Dure Vie

LA MACHINE DU MOULIN ROUGE

DANCING HEROES x WEATHER FESTIVAL OFF DJ QU • SNTWN & POINT CARRÉ

90 boulevard de Clichy 75018 Paris / Minuit – 06H

SAMEDI 30 MAI

Focus Weather Festival 2015 Mini Weather Dure Vie

MINI WEATHER

LE FESTIVAL DES PETITS ET DES FAMILLES

SCÈNE DJS & LIVE

Boris (Berghain / Ostgut Ton) • Nick V (Mona / Paris) • Grego G • Pit Spector live

 

ANIMATIONS

Roller disco avec Zaltan et Hugo Mendez • Karaoké techno • Voguing dance class • Coloriages participatifs sur collages de l’artiste Combo • Circuit bending • Initation au mix • Pêche à la ligne • Slackline • Jeux • Manège • Boum techno en famille et bar à sirops

 

Bateau Concrete & Quais de Seine • 69 port de la Rapée 75012 Paris

Métro : Quai de la Rapée et Gare de Lyon

Focus Weather Festival 2015 Off MISSIVE Badaboum Dinky Thomas Di Matteo Sher P-O Dure Vie

BADABOUM

Dinky • Thomas Di Matteo Discodrone • DJ Sher • P-O.

2bis rue des Taillandiers / Minuit – 06H

Métro : Bastille ou Ledru Rollin

 

Focus Weather Festival OFF 2015 LE BATOFAR Blake Baxter • Didier Allyne • Taapion Soundsystem Shlomo PVNV AWB Dure Vie

LE BATOFAR

Blake Baxter • Didier Allyne • Taapion Soundsystem (Shlømo, PVNV, AWB)

Face au 11 quai François Mauriac 75013 Paris / Minuit – 07H

 

Focus Weather Festival 2015 OFF Mona Dure Vie

LA BELLEVILLOISE

Monaball (Vogue, Waack, Express Yourself) & Party Atjazz • Kiddy Smile • Nick V

19-21 rue Boyer 75020 Paris / Minuit – 06H

DIMANCHE 31 MAI

Focus Weather Festival 2015 OFF Concrete Mercredi Production Dure Vie

  CONCRETE Tama Sumo • Lakuti • The Black Madonna • Boris • Discodromo • Behzad & Amarou   69 port de la Rapée 75012 Paris / 07H-02H Métro : Quai de la Rapée et Gare de Lyon

ÉVÉNEMENTS ON

JEUDI 4 JUIN

Focus Weather Festival 2015 Opening Concert Dure Vie

Red Bull Music Academy Stage / 20h – 23h DORIAN CONCEPT TRIO • OMAR SOULEYMAN   Concert / 23h – 00h DERRICK MAY & DZIJAN EMIN feat. FRANCESCO TRISTANO + ORCHESTRE LAMOUREUX

Plaine de Jeux du Polygone (Bois de Vincennes) • Route de la Pyramide, 75012 Paris

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VENDREDI 5 JUIN

18H – 08H

► Scène Automne :

* BEN KLOCK
* GARY GRITNESS live
* JEFF MILLS
* JUAN ATKINS & MORITZ VON OSWALD present: BORDERLAND
* UNFORESEEN ALLIANCE live:
(ZADIG / ANTIGONE / BIRTH OF FREQUENCY / VOISKI)
* XOSAR live

► Scène Hiver :

* KARENN live
* LEN FAKI
* MATTHEW HERBERT live
* THE DRIVER aka MANU LE MALIN
* VATICAN SHADOW & RON MORELLI & LOW JACK live

► Scène Printemps :

* APOLLONIA
* CASSY
* NEUE GRAFIK live
* MR. G live
* SCHWARZMANN live (HENRIK SCHWARZ & FRANK WIEDEMANN)

► Scène Été :

* FOUR TET & FLOATING POINTS
* JEREMY UNDERGROUND
* LA MAMIE’S
* MOTOR CITY DRUM ENSEMBLE & MARCELLUS PITTMAN
* SEVEN DAVIS JR

► Ambient stage :

* CIO D’OR
* VOIRON live
* YVES DE MEY

► Camion Bazar (23h – 06h) :

* ROMAIN PLAY
* KEAT
* FRANCIS

SAMEDI 6 JUIN

16H – 08H

► Scène Automne :

* BEN VEDREN live
* DVS1 & RODHAD
* JOSH WINK
* MANDAR live (LAZARE HOCHE / MALIN GENIE / S.A.M.)
* NINA KRAVIZ
* PERBEC (MARK BROOM & BABY FORD)
* RICARDO VILLALOBOS

► Scène Hiver :

* ADVENTICE live (DJ DEEP & ROMAN PONCET)
* ANTIGONE & ABDULLA RASHIM
* BEHZAD & AMAROU
* COLLABS 3000 (CHRIS LIEBING & SPEEDY J)
* FRANCOIS X
* MARCEL DETTMANN
* PETER VAN HOESEN live

► Scène Printemps :

* CABANNE
* LOWRIS & LE LOUP
* PIT SPECTOR
* RPR SOUNDSYSTEM (RHADOO / PETRE INSPIRESCU / RARESH)
* ROBAG WRUHME
* SEUIL live
* ZIP

► Scène Été :

* D’JULZ
* FLOORPLAN aka ROBERT HOOD
* KOSME
* LIL LOUIS
* S3A live
* STEFFI live

► Scène « Modular » :

* BLAWAN presents: TERNESCAN CHAMBERS live
* IN AETERNAM VALE live
* DIE GALOPPIERENDE ZUVERSICHT live
* LONDON MODULAR ALLIANCE live
* STEEVIO & SUZYBEE live

► Camion Bazar (16h – 06h) :

* ROMAIN PLAY
* COLLECTIF D.KO

MAIN EVENT TIMETABLE

BILLETTERIE

 

Take your tickets !

Digitick Dure Vie Weather Festival

 

 

LA RÉDACTION

 

Logo Dure Vie

 

Dure Vie est un collectif regroupant plusieurs projets liés à la musique électronique. Notre blog a réussi à se créer une belle place parmi les webzines spécialisés influants et nous avons aujourd’hui une belle audience. Notre équipe est constituée de 8 rédacteurs, 1 photographe, 1 réalisateur/monteur et 4 djs qui font partie de notre agence de booking. Les fondateurs Duke et Gonzo ont repris la Direction Artistique du Panic Room, un bar club situé dans le 11ème arrondissement de Paris.

Notre webzine a un concept bien précis : présenter un acteur majeur de la musique électronique sous forme d’un focus qui s’étend sur plusieurs semaines. L’idée est que notre site prenne les couleurs de cet acteur pendant toute cette période et que tout son univers soit exposé sous forme d’articles, interviews, podcasts, playlist, opérations spéciales etc… Le focus se clôture toujours avec un événement organisé par cet acteur afin que notre audience puisse vivre une véritable expérience après une longue période de présentation.

RÉDACTEUR EN CHEF

Virna Setta

RÉDACTION

Noémie Barbier, Morgane Renaud, Lena Novello, Julie Janody, Baptiste N’tsama, Augustin Wolffgang

DURE VIE DJS

Baastel, Serraw, Dusty Fingers, Akil

PHOTOGRAPHE

Renaud Chassaigne

RÉALISATEUR/MONTEUR

Julien Thiverny

UN GRAND MERCI À

Toute l’équipe de Surp!ze, Weather Festival et Concrete

CO-FONDATEURS DE DURE VIE

Mazen Nasri & Benjamin Charvet aka Duke & Gonzo

MERCI

 

www.durevie.fr

 

 

 

 

 

 

TO BE CONTINUED…

Tous les jours, la plateforme sera actualisée avec de nouveaux contenus. Revenez demain ! 

  

STAY TUNED

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