Plage 84 et sa sortie « Was it Real » c’est mettre le pied à l’étrier vers de nouveaux horizons, entouré d’ondes groovy et chaleureuses. Pour partager cet EP avec originalité, nous avons tenu à nous entretenir avec l’artiste du raffiné label Roche Musique dans une interview à thème qui décrit son périple musical et aussi oriental qui a conduit à la réussite de ces très beaux tracks.

Dans son second projet, Plage 84 explore la suite de son premier EP paru en 2016 « Not too fast« , des envolées musicales planantes, accompagnées de jazz compilé à des rythmes Hip hop et des airs de soul. Une bonne gorgée de douceurs et de groove dansant qui nous inspire déjà beaucoup pour les vacances à venir. Good vibes et petites anecdotes sont à découvrir dans cette interview.

« Plage 84 » ça sort d’où ? Des morceaux à écouter les pieds dans l’eau ?

Salut Dure Vie, alors Plage 84 ça vient d’une plage à l’île d’Oléron qui m’a inspiré mon nom de scène, et 84 parce que je trouvais ça stylé. Et du coup à l’île d’oléron je devais écouter du Zapp & Roger ou un truc dans le délire, sans doute Heartbreaker en mode romantique dramatique à fond.

« Was it Real » traduit-il un voyage tant attendu ?

Was It Real c’est surtout le voyage spirituel que tu fais entre 18 et 25 ans, et moi j’ai décidé de le faire en voyageant physiquement un maximum. L’EP a mis presque 3 ans à murir, et enfin il sort ça me soulage à fond tu n’imagines pas. Maintenant je travaille sur un projet de musique africaine tout droit venu de la Côte D’ivoire, et je le bosse à Taghazout au Maroc sur une montagne avec presque pas de wifi.

Drowning sand… Dans quels sables mouvants as-tu apprécié le plus de t’étendre ?

Cette musique traduit une certaine course contre la noyade. Il y a des samples provenant du Maroc justement, je prenais une pizza avec ma mère dans un restau et il y avait des super cœurs au rez de chaussée, donc j’ai tendu mon Iphone (ce que je fais souvent) et j’ai samplé ça dans le Riad tranquillou.

Qui est Khadijah Lopez ?

Khadijah Lopez est une talentueuse chanteuse de Toronto, que j’ai rencontré par internet sur soundcloud. Elle mérite qu’on s’intéresse à son travail perso. J’ai tout de suite flashé sur la démo quelle m’a envoyé, c’était tout de suite incroyable avec au moins 12 pistes de cœurs, une voix sublime et soul à souhait.

@ Plage 84

Open the window… La plus belle vue que tu aies eu durant ce trip ?

C’est certainement celle que jai maintenant en vous répondant sur mon ordi, en mode dans la montagne avec une vue magnifique sur l’océan. C’est le paradis pour bosser du son. Sinon la côte d’ivoire cest magnifique, et la vue est dautant plus belle quand tu la partages avec de belles rencontres.

Anyway I’m fine…. Ton péché mignon ou remontant favori quand tu as un coup de blues ?

Mon péché mignon cest les Schtroumpf Pik de Haribo, j’en demande à chaque concert sinon je refuse de jouer. C’est super important, parce qu’ils ont un goût exquis et délicieux, la petite point acidulé me rend chaud pour jouer au sax et activer toutes mes pistes au bon moment.

Rainbow Hair…. Un arc-en-ciel qui t’a marqué dans ton expérience ?

Un arc en ciel à Taipei, c’était une première date en Asie, un vrai plaisir de pouvoir bouger avec la musique. J’ai pu l’apercevoir avec une super vue de l’hotel, j’avais fait une vidéo en samplant une maman qui jouait du ukulele avec son fils sur le dos au bord de la lagune.

L’enregistrement le plus farfelu que tu aies effectué pour réaliser ton EP ?

J’ai enregistré une poule pour en faire une percussion, c’était drole, ça faisait un rythme un peu jazzy.

Des instruments africains/asiatiques particuliers que tu as pu découvrir ?

L’ocarina, forcément. Je m’en suis acheté un et j’ai essayé de reprendre mon premier single de 2015 « Not Too Fast ». Je l’ai cassé juste avant de faire la vidéo, donc j’ai du modifier tout les doigtés pour obtenir les notes que je voulais. Aujourd’hui j’ai mis un peu de colle et il sonne parfois faux mais je le garde en souvenir et pour des expérimentations obscures.

new gigs

new gigs added ⛩as a flyer, me playin "not too fast" with a broken ocarina

Gepostet von Plage 84 am Donnerstag, 22. Februar 2018

Autre instrument, le Robatong de mon pote Dodji Efoui. Comme à son habitude il fabrique ses instruments avec des matériaux inutilisés. On prépare tout pleins de tracks avec cet instrument, qui se joue en frappant une paire de tong sur des tuyaux plus ou moins long et épais. Ça donne une bonne bass bien dans les médium.

african jam in abidjan

I met these people in abidjan (ivory coast) last week and we just plugged some speakers and jam together! My friend Dodji (RobAtong) is a wonderful painter and musician from togo, creating instruments only with stuff found in the street. So excited to record with them in studio, I'm interested by african vibes for a long long time and it's quite a new start for me now! Follow him and the beautiful voice Tulliae <3

Gepostet von Plage 84 am Montag, 2. April 2018

 

Abidjan – Cite nous un lieu dans cette cité où tu as trouvé une inspiration particulière ou vécu un grand moment ?

Ça ne fait pas rêver mais c’est surtout dans la cave de chez Dodji que j’ai passé le plus de temps, on a fait un studio d’appoint ou on a enregistré pleins de sons. Il a aussi réalisé la cover de l’ep, c’est un artiste très complet et une rencontre incroyable.

« Dure vie » d’avoir fait tout ces trajets… Combien de temps as-tu mis à réaliser tout cet EP ?

Presque 3 ans, le temps de se développer soi même, il y a des tracks qui ont mis 2 années complètes pour murir.

Un ou plusieurs objets, souvenirs dont tu es fier de ramener de tes voyages ?

Le nerf de la guerre reste de ramener une bonne cartouche de clope à 1 euro 50 le paquet, tes potes t’aiment d’autant plus.

Merci à Roche Musique, Divine et bien sûr Plage 84 pour cet échange précieux !