La RIAA (Recording Industry Association of America) vient de publier son rapport semestriel : depuis 1986, c’est la première fois que la vente de vinyles va dépasser celle des CD aux États-Unis. Un constat applicable à la scène internationale.

LA RIAA, association interprofessionnelle qui défend les intérêts de l’industrie du disque aux États-Unis, a publié son rapport semestriel de la première moitié de l’année 2019 sur les ventes totales dans le pays. La musique se porte évidemment bien, avec une augmentation de 18 % des ventes globales et un chiffre à 5,4 milliards de dollars au premier semestre de 2019.

Selon leurs analyses, les vinyles auraient enregistré 224,1 millions de dollars pour 8,6 millions d’exemplaires vendus, contre 247,9 millions de dollars pour 18,6 millions de CDs vendus pendant la même période. 

Avec une hausse globale de 13% – alors que l’augmentation des ventes de CD, elle, baisse (0 à 0.8%) – le vinyle devrait donc largement dépasser les ventes de CD d’ici à quelques mois. Un chiffre pourtant moindre face à l’énorme machine du streaming et du digital qui les détrône de très loin (80 % des revenus de l’industrie), contre celle des ventes physiques qui ne représente que 9 % de la consommation totale de musique dans le monde.

En France, le SNEP (Syndicat National de l’Edition Phonographique) analysait la même perte de terrain du CD (même s’il résiste mieux en France que dans la plupart des autres pays). En cinq ans, les ventes de vinyles ont quintuplé et près de 4 millions de disques vinyles ont été écoulés sur le territoire.

La galette semble donc filer un bel avenir !