À la tête du label français Rue de Plaisance depuis 2011, Varoslav est ce DJ et producteur passionné de musique 90’s devenu tremplin de la scène électronique émergente. En coulisses avec ce talent multi-facettes à l’occasion de la sortie du nouvel EP vinyle de son label, « Megadrive« , signé du talent marocain et boss du label Casa Voyager OCB aka Driss Bennis.

La plus grande fierté de ta carrière ?

Avoir monté mon label Rue de Plaisance et aussi les autres projets de disques que j’ai pu avoir. Mais surtout, de réunir au sein du label un de mes meilleurs amis et ma femme. C’est très motivant !

Ton pire « Random memories » de soirée ?

Un soir à Lausanne, je devais jouer dans un hangar hors de la ville, les gens devaient prendre une navette pour y accéder, tout était super bien organisé. Au moment où je prends les platines, j’ai à peine le temps de passer mon premier disque que je vois un mec bourré à côté de moi en train de pisser sur l’ampli… le son s’est arrêté net ! Un des promoteurs a été obligé de tout sécher au sèche-cheveux, ça a pris un bon moment…

Ton premier vinyle ?

Le premier disque que j’ai acheté c’est un Moodymann, « I Can’t Kick This Feeling When It Hits ». C’était un track que je voulais direct pour commencer à mixer.

Si tu étais un objet ?

Un couteau suisse.

Si tu devais sampler une BO de film ?

Les Lèvres Rouges (1971) et la musique de François de Roubaix en général.

Quelle est ta passion inavouable ?

J’aimerais secrètement faire de la mosaïque et de la poterie.

Ton plat préféré ?

Les Ceviche que j’ai découvert au Pérou. Une bonne raclette aussi ! Difficile de comparer mais toujours aussi bons l’un et l’autre.

Le vinyle le plus précieux que tu possèdes ?

Je peux voir que beaucoup de mes disques ont pris de la valeur et je suis souvent étonné de voir jusqu’où le prix de certains grimpent. Je trouve que c’est un peu n’importe quoi la cote sur Discogs car c’est vraiment la disponibilité qui fait le prix – et pas toujours la qualité du disque.

Un morceau improbable que tu écoutes en cachette ?

Un morceau du dessin animé Les Mystérieuses Cités d’Or : « Zia’s theme »… J’adore particulièrement les 40 premières secondes.

Si tu devais te réincarner en animal ?

Une petite souris, pour tout voir…

Un endroit complètement insolite où tu rêverais de jouer ?

Au festival « Into The valley », dans le lieu d’origine en Suède, l’endroit a l’air sublime.

Un rituel avant de monter sur scène ?

En général j’aime bien dormir un peu avant d’aller jouer. Aussi, j’aime arriver un peu plus tôt que le début de mon set pour écouter les djs residents ou ceux qui jouent avant moi. Sinon, juste avant, c’est un bon shot de vodka !

Une machine fétiche / préférée ?

Je n’ai pas beaucoup de machines mais je dirais mon vieux Juno 106. Je l’utilise dans presque tous mes tracks, c’est un synthé complet. Je l’adore.

Le disque que tu regrettes de ne pas avoir acheté ?

J’en vois passer toutes les semaines. Le prix des disques ne cesse de monter et ça devient de plus en plus difficile d’acheter tout ce que l’on aime et pour un prix correct.

Quel artiste ou groupe aurais-tu aimé voir se produire (vivant ou non) ?

Larry Levan au Studio 54 et la grande période disco à New York, ça devait être fou ! J’aurais aimé connaître ça.

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Avec quel artiste ou personnalité aimerais-tu partager un repas ?

Avec Action Bronson, le gars a l’air de bien bouffer et de boire du bon vin !

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Une blague pas drôle que tu peux raconter ?

En ce moment, j’aide ma mère à la boulangerie et un soir je racontais ça à Ark qui m’a sorti cette blague un peu pourrie mais qui m’a bien fait rire : « tu vas faire un track qui s’appelle « House of Pains »».

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Previews du vinyle « Mega Drive »

À écouter : son dernier podcast pour le MOSAIC mix series de Steve O’Sullivan.