Face à une scène électronique française en plein essor depuis plusieurs années, le nouveau projet Underscope s’est construit progressivement, avant et pendant le confinement, pour mettre à l’honneur une scène « underground » toujours plus fragilisée et marginalisée avec la crise sanitaire. L’objectif : permettre à ces artistes et labels d’enfin pouvoir vivre de leur musique.

Né sous l’impulsion de Brice Coudert, co-fondateur et ancien directeur artistique historique des clubs parisiens Concrete et Dehors Brut, et fondateur du label Lavibe, Underscope n’est pas seulement une solution d’entraide et de développement de cette scène, mais une structure ambitieuse « d’un nouveau type« , pour « fédérer et fortifier la scène » tout en y « réinvestissant les fruits de son travail dans une dynamique vertueuse« , explique le communiqué.

Plateforme d’édition et de distribution à la recherche des talents cachés 

Pour cela, Brice Coudert s’est associé à de nombreux acteurs importants des musiques électroniques, pour créer à la fois une plateforme d’édition et de distribution, mais aussi un vaste réseau de médias national et international au service de cette scène.

Grâce notamment à Aymeric Cornille, l’ancien directeur général de Surpr!ze ; David Bosson, le directeur de la société d’édition District6 (derrière Fatboy Slim, Ming Against, Traumer, Antigone…), mais aussi Believe, le leader de la distribution numérique, le projet veut aider les labels et artistes underground à valoriser leurs œuvres, collecter les revenus générés (par les droits d’auteurs, les publicités, les synchronisations…), et surtout dénicher la perle rare, en braquant son regard expert sur toutes les exploitations du monde, « du moindre passage radio au Mexique jusqu’à un DJ set joué à Shanghai. » Et bien sûr, peut-être vous.

50 labels et artistes déjà dans l’aventure 

L’autre objectif : renforcer la présence des morceaux signés sur les plateformes de streaming (YouTube, SoundCloud, Spotify, Apple Music, Deezer…) grâce à des playlists éditorialisées, et alimentée par une communauté animée par le duo lyonnais de DJs et fondateurs de La Chinerie, Quentin Courel et Anthony Gboy (GBoi et Jean Mi), derniers membres de l’équipe. 

Lancé aujourd’hui, mardi 15 septembre, le projet a déjà été rejoint par près de 50 labels et artistes (et envisage de doubler ce chiffre à la fin 2020). Les noms seront bientôt révélés et représentent un spectre très large des musiques électroniques, de la techno à la house, de la bass music à d’autres niches. « En se fédérant de la sorte, toute la scène accroît son exposition et sa rémunération, qui deviennent le moteur de sa propre croissance, et la garantie de revenus diversifiés assurant sa pérennité.« , espère Underscope, qui a déjà l’étoffe, à peine dévoilé, d’un très grand projet. 

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