Photo à la une © Expo « Electro » à La Philharmonie de Paris 

Jean-Michel Jarre, Laurent Garnier, Bob Sinclar… Plus de 170 musiciens ont signé une lettre ouverte sur Libération, adressée à la ministre de la Culture Roselyne Bachelot. Face à la crise sanitaire, le secteur des musiques électroniques se trouve très fragilisé et appelle à prendre des mesures en urgence. 

Ce vendredi 31 juillet, le quotidien Libération a publié une tribune des professionnels et artistes qui œuvrent pour les musiques électroniques. Signée par plus de 170 entités, cette lettre demande à la ministre de la Culture la mise en place de mesures d’urgence face à un secteur à la dérive, profondément touché par la pandémie mondiale et ses conséquences.

Car outre la fermeture des clubs et établissements festifs, le secteur, qui représente près d’un demi-milliard d’euros de chiffre d’affaire chaque année (17% du marché des musiques actuelles) et 100 000 emplois directs et indirects, se sent toujours oublié. « Les grands musiciens électroniques français d’hier et d’aujourd’hui sont les illustres compositeurs de leur temps et des générations à venir.« , sonnent les signataires de cette tribune. ‘Nos musiques électroniques rendent la nuit vivante, en jouant leurs répertoires pour un public mixte, sans étiquette de classe, simplement réuni pour vivre ensemble un moment de partage culturel et dansant.« 

L’urgence de l’été pour sauver l’hiver 

Aujourd’hui, c’est tout un secteur qui demande des « engagements forts« , « une écoute » et « un soutien » pour « redonner de l’espoir et un horizon » à l’ensemble de l’écosystème. Les signataires réclament ainsi la création d’un fonds d’aide d’urgence pour le sauvetage des artistes, et l’ouverture de « Zones d’urgence de la Fête » qui permettraient, région par région, de pouvoir s’adapter aux fluctuations du virus à l’avenir.  

Métaphore d’un chantier synonyme d’une « cathédrale en feu« , la tribune a été signée par plus de 170 artistes comme Acid Arab, Agoria, Anetha, I Hate Models, Jean-Michel Jarre, Laurent Garnier, Joachim Garraud, Molécule ou encore Etienne de Crécy, joints par l’association de protection et de défense des musiques électroniques Technopol, et par de nombreux collectifs, festivals et entités indépendantes. 

La lettre ouverte est disponible sur le site internet de Libération