À l’approche de l’été, il n’y a pas que les jupes qui fleurissent à chaque coin de rue. Sous le soleil, Paris enchaîne les festivals et impose à grands coups de basses son nom parmi les capitales dans lesquelles danser sous électro, c’est chouette. Après vous avoir proposé un focus sur le gargantuesque Weather Festival, nous nous penchons maintenant sur le sujet du hashtag le plus musical de l’hexagone. Parce que c’est #bouillant et que c’est la prochaine folie estivale, mesdames et les autres, la Peacock Society est de retour.

Et quel retour. Fort de sa précédente édition, savamment répartie sur deux jours et sur deux répertoires différents, le collectif We Love et Savoir Faire se sont une nouvelle fois associés pour offrir un week-end idyllique à tous les amateurs de musique électro.

Souvenez vous l’année dernière et la folie qu’avaient créé les initiateurs de la fête du paon. D’une part pour la magie du lieu et pour toutes les infrastructures disposées dans l’enceinte du Parc Floral de Paris, en bordure du 12ème et de Vincennes. Entre espace chill sur gazon, une armada de stands destinés à restaurer, divertir et tatouer les clubbers et une circulation gérée au millimètre, la Peacock deux mille treize avait gagné son titre de meilleure Organisation de l’année.

Et puis d’autre part pour un line up d’exception qui a permis d’illustrer des djs peu connus mais non moins performants, la fantastique Louisahhh, un Delacroix qui a enfin montré ses talents aux platines, et surtout confirmer la notoriété des mastodontes du game.

Il y a eu le tonnerre Villalobos, mélangeant un style sud américain à une techno assez brute. Villa le Boss qui a joué avec la foule en la faisant monter pendant 9 minutes sur « Up », une coproduction avec Butch. En plus du vrombissement perpétuel qui emplissait le hangar, il était possible de distinguer quelques protestations des rares néophytes sous chimie. Connards insensibles qui ont en commun avec le précoce sexuel cette volonté d’atteindre le nirvana en autant de temps qu’il faudrait à Lucky Luke pour dégainer son arme. Et tirer 11 fois. Mais surtout des cris de jouissance suprême, perceptibles entre deux problèmes de mâchoires. Pendant ces 9 minutes, le germano-chilien a fait preuve du belle technique qui lui manque quelque fois sur scène, sûrement à cause du décalage horaire, en utilisant plusieurs pistes et kicks. Pour la mémoire :

Villalobos • Up (Live)

Ricardo Vilalobose & Butch • Up

Puis au tonnerre, a succédé la foudre H. Mr Hawtin a livré un set d’exception, assénant l’hangar de kick, de claps et de son son si rond et envoûtant qui le distingue.

Le second jour fut moins brut mais tout aussi animé. En particulier par une french team survoltée. Brodinski est sorti de son registre influencé par le hip hop, et a démontré son habilité à manier les styles, Bambounou s’est monté fort ainsi que Rone, dont les lives sont rarement ratés.

On vous présente ici l’after movie :

Alors accrochez-vous, ce week end, du 11 au 13 juillet, Paris va trembler.

Le Parc proposera deux scènes, certainement une outdoor, une indoor, parsemée de pavillons secrets qui renfermeront des fêtes surprises (le secret dancefloor est annoncé et on murmure qu’un pavillon sera une annexe des Chandelles, célèbre club parisien). De nombreux stands sont également attendus, ainsi qu’un marché de nuit composé de foodtrucks, de pop up stores, jeux en plein air, des bikinis, et plus encore.

Le premier jour accueillera un panel d’artistes overcompétents.

Sur la première scène, Richie Hawtin une nouvelle fois, qui devra rehausser un niveau qui se tarit un peu malgré quelques bonnes prestations et jouer entre lui et un Plastikman, plus visuel que musical. Le  technophile Recondite, à la tête du label Dystopian avec Rodhäd, assurera, on l’espère, un set tenu et musclé, tout comme les frères Martinez qui reviennent à Paris. Mais c’est surtout Nicolas Jaar avec son Darkside Project qui est attendu. Après avoir fait jouir les oreilles de l’Olympia en mars dernier au coté du guitariste Dave Harrington, ce moment s’annonce comme un des plus prometteurs

On imagine que ces artistes devraient se produire dans une salle couverte, en raison du show visuel de certains djs.

Darkside Project boiler room in NYC 

Du coté de la seconde scène, le groove et la house seront très représentés. Kerry Chandler, Omar S, et Claptone ainsi que deux poulains d’Ed Banger : Cassius et le jeune Boston Bun. Une poignée de noms annonciatrice d’une grande nuit.

Le deuxième jour, quant à lui, affichera un des plus gros noms allemands dont l’aura a su traverser frontières et générations, et le style vestimentaire ravir les fans du ballon rond : Père Paul Kalkbrenner. Si d’avance, il est possible d’affirmer sans trop se tromper que ce moment sera un des plus beau du weekend, il est légitime de se montrer exigeant auprès du chauve berlinois et d’attendre un set, un vrai, plutôt qu’une énième réécoute de ses sons, toujours top au demeurant.

Se produiront sur cette même scène le binôme italien Tale of US, qui à l’image du lyonnais Agoria, autre prestataire de ce stage, ne cesse de grandir et de se révéler. Puis la bombe française Acid Arab pourrait exploser de bonheur oriental pendant son passage. Ces quatre artistes ont le potentiel pour créer une véritable synergie entre le public et le son.

Agoria • Scala

Acid Arab • Samira 

Enfin la scène 2 verra se produire sur ses planches, quelques français. Louis Brodinski et Cashmere Cat, ce doux chat étant composé de Bambounou et French Fries, un dj délicieux. Également Jimmy edgar, un artiste américain talentueux dans le remix

Danny Daze • Beatdown Ft. Translucent (Jimmy Edgar Remix)  

Afin de terminer cette seconde édition dans la plus bonne des ambiances, We Love Art et Savoir Faire investissent le Wanderlust. À la terrasse Point G fera un live et Master at Work un set de 3h. Tandis que le quai sera offert au plus Hambourgeois des labels français. Smallville Records dont nous avions fait l’interview d’un de ses représentants Mr Jacques Bon.

Une closing amicale, douce et souriante. L’idéal pour conclure un week end frénétique.

Moomin • Hardmood

En vous rappelant que cet événement est évidemment réservé aux personnes majeures, on vous promet chez Dure Vie un weekend fantasmagorique.

Be there et be zou.

BY AUGUSTIN WOLFGANG