Photo en une © Lucas Moinet

L’année dernière, le Sarcus réunissait déjà 15 familles d’artistes dans le lieu atypique d’un moulin en périphérie de Paris. Pour sa troisième édition, le festival mise à nouveau sur les valeurs fondatrices qui ont rendu ce rendez-vous unique : déconnecté des têtes d’affiche et des portables et à taille humaine, ce seront plus de soixante artistes français issus de la nouvelle scène électronique qui se donneront rendez-vous du 28 au 30 septembre dans l’Abbaye de la Clarté-Dieu, en Indre-et-Loire.

« Connecté aux autres, à l’inconnu, à soi-même. » À l’heure où nombre de festivals sont souvent envahis par la sur-technologie et la compétition à celui qui obtiendra la meilleure vidéo du meilleur set de la meilleure tête d’affiche programmée, le Sarcus fait office d’exception. Après avoir investit un manoir en Picardie puis un moulin atypique en périphérie de Paris, le festival rempile pour une nouvelle édition fin septembre dans les murs de l’Abbaye de la Clarté-Dieu, bâtie au XIIIè siècle et depuis classée monument historique et protégée par l’UNESCO.

Le maître-mot : une déconnexion totale et intimiste à quelques heures de Paris, où seule votre présence sera le passeur témoin des artistes qui s’y succèderont. Et la déconnexion commence par les portables, interdits dans l’enceinte du festival : « On a cet état d’esprit depuis le début, mais sans en avoir pris conscience tout de suite. Durant les deux premières éditions, on était sans réseau ni prises pour charger les portables, mais ce n’était pas calculé. On s’est rendus compte en observant les festivaliers que ça libérait énormément de temps, à la fois dans tes gestes et dans ta tête. Tu te tourne vers les personnes autour de toi, tu danses plus, tu te balades, tu observes, tu retrouves un état d’esprit curieux et aventureux.« , précise Noé, co-fondateur du festival.

Une expérience totale de lâcher prise inspirée du travail de Tristan Harris sur la déconnexion, et qui fait aujourd’hui la force du festival. « On est passé du « Rendez-vous insolite des amoureux de musique électronique française » à « Maison de (dé)connexion artistique », pour aller contre une hyper-connexion qui met en danger notre ouverture d’esprit, notre originalité, notre folie. « , poursuit Noé.

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© Lucas Moinet

Finalement, le Sarcus prend le parti pris actuel d’investir des lieux emblématiques et atypiques pour que la fête soit à nouveau magique. « De gros festivals comme Astropolis ou La Route du Rock investissent aussi des lieux du patrimoine assez incroyables. Cette année, nous sommes particulièrement heureux que les propriétaires de l’Abbaye de la Clarté-Dieu nous fassent confiance. Les vieilles pierres, les châteaux, les abbayes, dégagent une magie toute particulière : c’est un vrai voyage dans le passé qui contraste avec la musique électronique. »

Et côté programmation, le festival mise une nouvelle fois sur la crème des artistes français de la nouvelle scène électronique. Avec l’objectif ambitieux de proposer une regard étendu et défricheur, le Sarcus dit exit à la succession de têtes d’affiches : on y vient pour se découvrir soi-même mais aussi découvrir les talents de l’hexagone sur 3 scènes entre house, disco, electro, techno, acid, rock, hip-hop, micro, afro et jazz.

En tout, ce sont plus de soixante artistes qui se relayeront pour des live et DJ sets 100% vinyle. La scène Argali sera dédiée aux musiques organiques, soulful et musiques du monde avec Clémentine, les collectif de La Fessée Musicale et Make It Deep, les lives de Leopard DaVinci et Groove Boys Project, ou encore les b2b entre Théo et Vito de La Mamie’s et AdJus et G High Djo d’Increase the Groove. La Mona Dance Class y performeront de 12h à 20h sans interruption le dimanche.

Les amateurs de sonorités électroniques plus rythmées et futuristes seront conquis par la scène Kéa avec entre autres les live machines d’Arcimboldo, Fasme ou Puffin, mais aussi les collectifs français D.KO Records, Ensthal des Yeux Orange,  Microclimat ou encore Beau Mot Plage. À noter le b2b entre Malouane et Sentiments ou encore le live de Too Smooth Christ. La scène Indri s’attachera quant à elle à proposer des immersions théâtrales et expérimentales pour se reposer entre deux sets acharnés.

 

Retrouvez toutes les infos et la billetterie sur l’événement Facebook. Pour les parisiens, un événement de lancement est prévu le 14 septembre au Petit Bain.