Histoire de repousser encore un peu plus la clôture de la saison festivalière, un trio de lillois lance la première édition de son festival, le RUMBL, les 22 et 23 septembre prochain. La fine fleur du DJing européen prendra ses quartiers le temps d’un weekend dans les jardins du château de Bossuit, niché en région flamande à deux pas de la frontière française. Dure Vie vous dévoile la première salve d’artistes programmés avant tout le monde !

« Ouai, encore un de plus… » dirons les sceptiques. Alors c’est vrai, le concept du festival intimiste dans un lieu atypique ça commence à faire « déjà-vu ». Mais chez nous dans le Nord, peu de choses ont changé depuis Jacques Brel. Le paysage (festivalier) est toujours aussi « plat ».

Autant vous dire qu’on accueille la perspective d’un petit nouveau à bras ouverts, comme la promesse d’un changement de refrain tant espéré. Entre les progs parfois aussi répétitives que la musique qu’on y joue du NAME Festival et les Nuits Électriques et son carré VIP plus peuplé que sa room 2… on avait presque oublié ce parfum de spontanéité, l’insouciance des premières fois.

On ne va pas se mentir, on a tous déjà eu cette conversation de fin de soirée entre potes. À se dire des trucs comme « ça ce serait quand même stylé d’organiser notre festival, nan ?! ». En un sens, pas d’exception pour Edouard, Sylvain et Quentin, trio complémentaire et familier des noctambules lillois, qui à force de rencontres fortuites, de coïncidences heureuses et de persévérances ont su joindre l’acte à la parole, non sans rencontrer quelques embûches sur la route.

Le RUMBL est le résultat d’un travail de longue haleine, un « kiff » pour ses organisateurs qui voient dans cette première édition, au-delà du « délire musical », une opportunité d’offrir une belle fête de rentrée à tous les gens qui les entourent.

Programmation : on assume l’abus d’adjectifs gratifiants

L’emprunte très amstellodamoise de ce début de programmation n’échappera pas aux connaisseurs.  Une flopée de DJs y représentera les divers institutions de la scène hollandaise : Orpheu The Wizard, fondateur de Red Light Radio, Intergalatic Gary, vétéran et « selector » culte de la Hague, Casper Tielrooij, l’émissaire-populaire du Dekmantel, Interstellar Funk, adepte des rangs de Rush Hour ou encore Identified Patient, prêche d’une musique électronique cérébrale à la Ron Morelli.

Côté anglophone, on mise gros sur le B2B de 4h entre Nick The Record et John Gomez. Quiconque a déjà entendu ces deux larrons à l’œuvre saura s’attendre à la crème du disco, du boogie et de la house, entrecoupées de raretés tropicales et autres excentricités. Red Greg et ses (désormais célèbres) sélections disco-funk solaires sera également de la partie.

Gilb’r dont les sets sont aussi versatiles que son label représentera les couleurs de la France et San Soda, qu’on apprécie particulièrement à Lille, celle de la Belgique.

À cette liste s’ajoutera une dizaine d’artistes dont les noms restent encore à annoncer d’ici septembre.

rumbl festival

© Anais Callens

Petite précision pour les couche-tard, le RUMBL est un festival « diurne ». Les disques s’enchaînent le temps d’un tour de cadran, de 12h à minuit, sur les deux scènes du festival.

La première devrait ravir les amateurs de (vieilles) musiques qui « groovent ». Ouverte, lumineuse, avec un visuel direct sur le château… on s’y voit déjà écouter des morceaux de Tim Maia, Geraldine Hunt ou Roy Davis au fur à mesure que la journée défile. La seconde se veut plus intimiste sur la jauge, plus sombre et musicalement plus musclée. De celle où l’on se rend parfois par curiosité et qu’on finit par ne plus quitter. Les amateurs de boîtes à rythmes qui s’emballent et de synthétiseurs « discoïdes » devraient y trouver leur compte.

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Kasteel Van Bossuit : un spot homérique.

Dimensions, Worldwide, Visions, Château Perché, Horst… Les exemples ne manquent pas pour prouver à quel point le lieu d’accueil d’un festival contribue à façonner son identité. Une aubaine pour le RUMBL qui élit domicile au château de Bossuit. Un magnifique édifice  classé « monument historique », construit au 17ème siècle, à une époque où cette région de la Flandres était encore française.

Il faut avouer que le spot en jette avec ses façades « french-touch » cerclée de tourelles arrondies, sa ceinture d’eau et ses 26 hectares de verdures. Il paraît même que Stéphane Bern a déjà demandé une liste.

À 30min de Lille, 20min de Tournai et 1h20 de Bruxelles, le site jouit d’une position transfrontalière intéressante littéralement à cheval entre la Wallonie, la région Flamande et la France. Les organisateurs espèrent à cet égard séduire un public de nationalités multiples et passer outre le débarquement franco-français chez nos voisins belges.

Bon alors qui qu’est chaud ?!

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