Nous sommes en plein focus sur les 25 ans du Rex Club, cela nous a ainsi paru pertinent, voire évident, de vous présenter les doyens de cette institution de la musique électronique. Le vendredi 25 octobre 2013 dernier, Julien D’julz était présent à l’une des dates les plus attendues de l’anniversaire à laquelle étaient également invités maître Ricardo Villalobos ainsi qu’Alex et Laetitia, couple fondateur du label Karat Records et organisateurs des soirées Katapult. Malheureusement le dieu chilien tant attendu a été retenu suite à une chute lors d’une de ses prestations en Angleterre et remplacé par Onur Ozer.

Durant près de vingt-cinq ans, une poignée d’individus atypiques sont parvenus, avec le statut légitime de sage, à sauvegarder la musique électronique parisienne et ses nuits grâce à une certaine authenticité et une passion rares. Parmi les pionniers français de cette culture qui ont réussi à développer cette musique, D’julz se distingue par sa diversité, sa solitité et sa durabilité.

D’julz Acid Flavor Global Village ep / Serial Records • 2000 ]

Diversité car Julien est dj, producteur et promotteur de soirées. Solidité de par la qualité de son travail dans tous ces domaines. Et durabilité bien-sûr : D’julz exerce ces métiers depuis le début des années 90 et participe à la consolodation du noyau dur de la production de musique électronique et de nuits parisiennes.

En grand voyageur, Julien part vivre et s’inspirer quelques temps précieux à New-York en 1992 et revient d’avantage armé en France. Ce n’est que quelques années auparavant qu’il se met à écouter la musique électronique et mixer sans ambition particulière après avoir été séduit par la récente arrivée de ce style en Europe. Une véritable passion s’est formée au fil du temps et s’est transformée en véritable carrière artistique.

Dès son retour, D’julz, mot-valise fusionnant DJ et Julien, parvient à construire une réputation respectable en Europe et enchaîne les dates dans de grands clubs mondiaux tels que la Fabric de Londres, le Panorama Bar de Berlin, le DC 10 d’Ibiza ou le Womb de Tokyo pour n’en citer que quelques uns.

D’julz • Acid Tricks Acid Tricks ep / Ovum Recordings • 2002 ]

En 1997, l’artiste désormais international organise la première soirée Bass Culture au Rex Club. Cet événement sera la rampe de lancement de son succès et lui permettra douze ans plus tard de fonder son label éponyme de ses célèbres nuits agitées. Aujourd’hui encore, sa résidence mensuelle porte toujours le même nom et s’insère parmi les plus grandes nuits du Rex et plus largement parmi celles de la capitale.

Ses compétences, son talent de producteur et son éclectisme, il les a acquis lors de ses passages dans des labels à grande renommée dans lesquels il sort d’innombrables productions et remixes dignes des maisons en question tels que Circus Company20:20 VisionPokerflatIntactoSomaMobilee… C’est en 1999 qu’il produit son premier ep Dragon Dub chez Serial Records, ce qui donnera envie à ces très prestigieux labels de lui faire confiance dans les années qui suivent.

En 2002, le passage de D’julz chez Ovum se fait sentir avec la sortie de Acid Tricks composé de deux tracks acidulés. Il produira six ans plus tard dans le même label l’ep devenu classique Just for you know qu’un anglophone pourrait qualifier de « bomb », dans lequel il semble vouloir juste nous avertir sa culture basse, bombe à retardement et signe annonciateur de Bass Culture Records.

D’julz • Just for you know (Bass mix) [ Just for you know ep / Ovum Recordings • 2008 ]

Son label, né en 2009, a tout pour plaire entre les artistes, les productions elle-mêmes, les événements associés ainsi que l’identité visuelle épurée et nuageuse – et paradoxalement colorée. Bass Culture Records est très actif depuis sa création et tout aussi qualitatif grâce au génie mais aussi à l’énergie dépensé par le paternel.

Depuis ses débuts, le label parisien produit de très grands noms à l’image de la résidence à l’origine de sa réputation tels que Mr. G, Alex Picone, Franco Cineli, Joel Alter , the Analog Cops, Andrade et D’julz lui-même.

Telle une légende qui semble immortel, Julien avance avec une générosité et une intégrité, recherche la qualité avant tout. Et ça se sent toujours en 2013 lors de ses sets, ses productions et les soirées Bass Culture tous les mois au Rex. La prochaine ? Le 14 décembre avec comme invité l’américain Daniel Bell.

Duke de la Dure Vie

D’julz & Anonym • Lov is easy [ Lov is easy ep / Bass Culture Records • 2010 ]

REX CLUB « 25 Years » • D’JULZ

Because we are in the middle of the 25th Rex Club anniversary it appears relevant almost obvious for us to introduce one of the electronic music deans. Last Friday October 25th 2013, Julien D’julz was announced for one of the most expected night of the anniversary along with the master Ricardo Villalobos and Alex & Laetitia, Karat records founder’s couple, and Katapult party planners. Sadly the Chilean god have been held back because of a fall during one of its English performance’s and replaced by Onur Ozer.

For almost twenty years, a few atypical individual’s reach, thanks to a legitimate “wise man” statute, to save Parisian electronic music and its nights thanks to a rare passion and a real authenticity. Among those French pioneer’s successful in developing this culture, D’julz stand out thanks to his diversity, solidity and longevity. Diversity because Julien is mainly a dj but also a successful producer and party promoter, Solidity because of works quality in every area and off course longevity; D’julz have been practicing all of those jobs since the early 90’s and have been a part of the heart consolidation of electronic music productions and Parisian nights.

Avid traveler, Julien went to New York in 1992, a precious time from which he came back armed of experience in France. He started listening electronic music only a few years earlier and mix without a special purpose seduced by this culture new in Europe at the time. Passion came along and became a real artistic career. Back from the States, D’julz contraction between DJ and Julien earned a respectable reputation in Europe, and performed in some of the world most famous clubs such as the Fabric in London or the Panorama Bar in Berlin, the DC 10 of Ibiza or the Womb in Tokyo among others.

In 1997, from now on consider as an international artist he organized the first Bass Culture party at the Rex Club. This event will be the launching ramp of its success, and will allow him twelve years later to found his own label named after his restless parties. His monthly residency kept it name and extended its reputation to become one of the most famous nights of the Rex and the French capital.

He gained his skills, producer talent and eclecticism from his experiences with most famous label’s where he produced a giant amount of mix worthy of the fame of those label’s such as: Circus Company, 20:20 Vision, Pokerflat, Intacto, Soma, Mobilee… He produced his first ep Dragon Dub for Serial Records in 1999 giving onto prestigious label’s to trust him for the following years.

In 2002 D’julz association with Ovum drag along the release of Acid Tricks composed of two really acid tracks. This association will lead six years after to an ep which became a classic Just for you know a bomb where he seems to show us his bass culture, and announced the Bass Culture Records.

Born in 2009, his label got it all, with the artists, the productions, the event associated, and visual identities pure, cloudy and paradoxically colorful. Bass Culture Records is really attractive, and really creative thanks to the energy of his genius creator From the very beginning the Parisian label produced real famous names such as Mr. G, Alex Picone, Franco Cinelli, Joel Alter, the Analog Cops, Andrade and D’julz himself.

Like an immortal legend, Julien is going forward with generosity and integrity looking for quality above all. We can feel all of his qualities are still here in 2013, and appear through his sets, productions and Bass Culture parties every month at the Rex Club. The next one you’ll ask? It will take place December 14th hosting the American Daniel Bell.

Duke de la Dure Vie