Nouvelle sortie sur le jeune label Deep & Roll. Un mystérieux producteur à surveiller de très près…

Vinyl only, ce label avait fait parler de lui lors de leur première release en ré-éditant quatre morceaux du légendaire producteur canadien Nick Holder. Leur second EP du guru de la house italienne Enrico Mantini a enfoncé le clou, avec quatre tracks de 1992 jamais sorties auparavant.

Pour cette troisième release, le label présente le premier projet du Paris Underground Music Posse (P.U.M.P.), découvert dans un donjon du XVIIIème district Parisien.

Très peu d’infos donc, si ce n’est qu’il s’agit d’un 100% made in France (de la prod au mastering jusqu’au pressage). Est-ce une seule et même personne ? Est-ce l’alias d’un producteur déjà connu ? Une chose est sûre : c’est un excellent EP. On vous laisse en juger par vous-même.

En A1, on retrouve « Denial« . On ne va pas le nier, ça tape très fort tout de suite. Le genre de gros kick house bien appuyé qui te rend marteau quand t’es en plein dans le club, et qui te fait passer à la vitesse supérieure. Et puis d’un coup, une petite vocal annonce la couleur : « I mean, this is some shameful shit ». Le kick disparaît, on rentre dans un break avec une nappe douce en arrière-plan appuyée avec un hi-hat. Pour la définition non exhaustive de la track, c’est un track complet qui donne envie de danser et d’en redemander jusqu’au petit matin. La dualité entre cette belle bassline bien mise en avant par un kick sourd et cette nappe arrière supportée par des voix lointaines… Savant mélange.

Viens la A2, « U got me burning ». Un clap prépondérant, des percus en arrière fond et cette petite mélodie évoque un « Atmosphere » EP de Kerri Chandler par exemple. Viennent les cuivres : c’est l’extase. De la house bien ficelée. Ce type de morceau est la preuve que même quand tout est fait dans les simples règles de l’art, on se surprend toujours à apprécier autant quelque chose qui pourrait paraître classique. Quand tous les ingrédients sont là, mis bout à bout en totale harmonie, cela donne une vraie ode à la house. Il y a fort à parier que ce morceau mettra très vite quelques dancefloors en feu !

Le troisième et dernier morceau, « Finish Already », n’a jamais aussi bien porté son nom. On aurait voulu que l’EP devienne un LP… Après 1min30, on se rend compte que la tension (ou l’intensité devrait-on dire) monte tout au long de ce track. Le genre de morceau pour lequel on se dit : « Mais non, c’est la fin, la track va pas évoluer plus là, c’est déjà trop fou ». Finalement, ce track aurait pu s’appeler « it’s only the beginning« .

 

Parce que P.U.M.P., même s’il tient à son anonymat, ne demeurera pas longtemps sans faire parler de lui à nouveau.

Deep & Roll : Facebook / Soundcloud

Se procurer l’EP : Bandcamp / Discogs / hhv.de