Malgré le manque flagrant d’évidences pour nous pauvres parisiens, la saison estivale est déjà bien entamée. Et si le soleil n’est pas tous les jours de la partie, on peut toujours compter sur Dure Vie pour sauver votre été. On commence tout de suite avec une belle découverte (qu’on attendait avec impatience), qui fait déjà des émules depuis sa sortie le 12 juillet.

Délicieux enfant de Bass y Bouzouk (salut les copains !), Automatic Writing s’inspire d’un procédé de création spontanée, affranchi de toute intention. Dans l’intention de se faire une empreinte minimale éclectique, Automatic Writing prend le parti de s’arrêter sur ces productions fortuites qui se révèlent souvent des plus exquises.

Après un an et demi de travail sans relâche, ATWT nous fait goûter, Rue Aux Ours, premier cru très prometteur sollicitant le flair encore méconnu du parisien Murphie Cooper et les talents de Vadim Svoboda.

L’EP débute sur la House chatoyante de « Never Leave » ; basses rebondies et hi-hats en folie, il n’en fallait pas plus pour éveiller mes synapses. Des nappes de synthés satinées dopées d’un vocal lascif, viennent rapidement contraster avec l’incandescence des autres ingrédients.

Monsieur Cooper nous invite ensuite à visiter sa garçonnière avec « Murphie’s Home », tanière peuplée de claps et autres merveilles organiques, qui ne va pas sans rappeler l’univers de notre germano-chilien préféré (Villalobos pour ceux qui n’auraient pas suivis). Si les paroles sont insaisissables, le ton n’en est pas moins équivoque.

Un conseil, Never Leave Murphie’s Home.

On passe la 3ème avec « Ddphase ». Cooper accélère le BPM et nous offre une Tech-House infaillible, le genre de truc où ta fesse se met à bouger toute seule. Sans être le meilleur morceau de l’EP (je ne saurais même pas dire lequel je préfère), c’est définitivement celui qui usera le plus de semelles.

Vadim Svoboda vient terminer l’EP avec son interprétation de “Rue Aux Ours”. Mêlant des éléments des trois morceaux, le morceau est bien plus brut que les précédents ; on reconnait la patte du producteur parisien, un poil plus sombre mais tout aussi groovy.

180 grammes de délices waxés, des débuts réussis et remarqués (#3 sur Juno) pour Murphie Cooper et Automatic Writing. Une question qui ne reste pas en suspens : il est où l’after ? « Rue Aux Ours » les mecs !

EP disponible ici

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