À la fois label musical et collectif, Péché Mignon commence à se forger une solide réputation sur la scène parisienne. Fondé en 2013 par Lorenzo Lacchesi et Ludwig Spatz, le projet réunit une bande de potes passionné de techno (mais aussi de graffiti !) soucieux d’organiser des évènements et de sortir des disques à leur image.

Les noms de Easy Morph, Delskiz’ ou encore Lorenzo Lacchesi (co-fondateur du label) ne sont peut-être pas encore connus de tous, mais chez Dure Vie nous faisons le pari que ce n’est qu’une question de temps au vu du travail accompli depuis 3 ans. Ils signent tous les trois l’un des quatre morceaux de la dernière compilation maison aux côtés du duo The Welderz, dernière signature du label.

L’EP s’ouvre avec « The Drunk Train » d’Easy Morph et annonce tout de suite la couleur : une techno sans concession taillée pour le dancefloor. Pas question de rester à quai, passé la petite minute d’introduction nous voilà propulsés dans le train de la techno, à presque 130 BPM, pour un voyage qui s’annonce aussi bien physique que mental. Simple et efficace, nul doute que ce morceau tiendra tous les passagers en haleine.

Le track suivant est signé Delskiz’. Son track « Menoo » est lui aussi parfait pour le clubbing. Au premier plan du morceau : un orgue électronique diffusant des notes entêtantes, qui s’amuse avec les reverbs, les filtres et le beat de fond. Un bon titre, qui n’est certes pas révolutionnaire, mais qui rappellera aux plus nostalgiques les heures de gloires du morceau « Family Days » d’Oracy sorti en 2006.

Si la face A est sympa, c’est (pour nous) surtout la face B qui vaut le détour. Les deux gars de The Welderz nous lâchent « Orgue », un track efficace et puissant. Ceux qui auront apprécié le morceau précédent seront aux anges. À nouveau, on retrouve un synthé aux allures d’orgue, distillant une mélodie hypnotique et exaltante sur fond de basses bien lourdes.

Enfin, le disque se termine par un morceau de l’un des boss de Péché Mignon, Lorenzo Lacchesi. Son « Echoes » est sans doute le morceau de choix sur cet EP. Plus deep que le reste de l’EP, il est emmené par une ligne d’acid efficace sans être trop agressive. À l’instar de l’ensemble de l’EP, on note un gros travail sur les reverbs. Le morceau le plus enivrant du disque, idéal pour l’afterhour, vous comprenez pourquoi c’est notre préféré !

En résumé, les amateurs d’une techno musclée, mentale mais pas trop, pleine de reverb et de sonorités – vaguement, on vous l’accorde – ecclésiastiques, devraient trouver leur bonheur dans cette 5ème sortie vinyle estampillée Péché Mignon.

Vous pouvez chopper cet EP sur Juno, par ici.

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