Photo en une © Le Viet Photography

Il est de ces festivals où l’on retourne les yeux fermés chaque année. Et parmi la flopée de rendez-vous estivaux que propose Paris et ses alentours, le Macki Music Festival fait office de sans fautes. Voici les raisons (non-exhaustives) pourquoi vous devriez sérieusement déjà penser à y aller en 2019 et sauter sur les tickets dès l’ouverture pour ne pas pleurer.

Un festival à taille humaine loin des grosses industries

Early bird épuisés en 7 minutes, regular et pass 2 jours en quelques semaines… À quelques jours du festival, plus de 1300 tickets étaient aussi recherchés sur la plateforme de Ticketswap – comme un air de déjà vu des festivals européens les plus prisés (et intimistes), dont le Dekmantel. Gage de succès, mais aussi contrat de confiance : le Macki reste un festival qui n’a pas les yeux plus gros que le ventre et préfère conserver la fluidité de son espace plutôt que de nous empaqueter les uns sur les autres jusqu’à étouffement. Peu importe où vous irez, il existera toujours un coin d’herbe où respirer à plein poumons, sans jamais avoir l’impression que votre voisin(e) de gauche sent trop la transpiration – surtout par 30 degrés.

L’atmosphère si agréable d’un festival de jour

À festival diurne parfait, conditions météorologiques optimales. Le tableau avait de quoi en réjouir plus d’un : températures déjà bien estivales, soleil de plomb, et deux graal annoncés la veille – les crèmes solaires et bouteilles d’eau de 50cl étaient acceptées pour éviter toute embûche de type coups de soleil et malaises hasardeux.

Il faut dire que l’atmosphère du festival est aussi à elle seule son point fort : aucun débordement (à ce que l’on a vu), fourmillante de gens souriants et serviables, peu de gens défoncés sur le site (ou alors vous étiez bien cachés derrière vos lunettes de soleil) et une bonne grosse part de déguisements et paillettes. Finalement, tout le monde avait l’envie irrépressible de profiter de ce rendez-vous en journée sans finir ivre mort, traditionnellement camouflé dans l’obscurité d’un club ou d’une warehouse.

D’autant plus que le Macki ne compte pas de camping pour faire l’entre-deux jours, et que pour aller et revenir de Carrières-sur-Seine, il faudra compter sur le self control et de la patience. Au retour du samedi, aucun Uber ou Heetch disponible – à moins peut-être d’attendre une bonne heure. Mais on n’a rien perdu ! Big up à une ambiance torride qui ne semblait jamais vouloir s’éteindre lorsque nous avons pris la navette et que notre super chauffeur de bus (ou de salle, on sait plus) a chanté avec nous nombre de chants footballistiques jusqu’à prendre le transilien.

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© Le Viet Photography

Le spot qui sent déjà bon les vacances

Au-delà du fait que l’arrivée du festival vous offre un chemin le long des berges de Seine pour commencer l’apéro tranquillement, tout était prévu pour que le festival se transforme en vrai spot de vacances. Poufs fatboy, point d’eau, brumisateurs (douches ?) géantes, paillettes… Le genre de colonie spéciale grands enfants où même les agents de sécurité faisaient office de moniteurs ultra détente. Mention spéciale aux lancers de coussins dans la foule à la place des ballons gonflables, qui nous ont rappelé que les moutons de la Ferme du Bonheur préféraient ruminer dans l’herbe plutôt qu’aller taper une baignade dans la Seine.

Un festival créé par des amoureux du son, pour des amoureux du son

C’est sûrement l’une des principales raisons de son succès. Aux commandes de ce grand rendez-vous fraternel, les collectifs de La Mamie’s et Cracki Records y fêtaient cette année leurs 5 ans et ont clôturé le festival avec brio. Du genre fidèles habitués des dancefloors et surtout à l’écoute de leurs publics, l’équipe en charge de la direction artistique et du line-up sont avant tout d’incroyables DJ’s, maestros de labels et qui ont déjà écumé les routes (et publics) de France. Leur plus value : un sens intime de la fête communicatif à toutes les strates dansantes. Aussi évident que le macaron au milieu du vinyle.

© Le Viet Photography

Ce sens de la communication exemplaire

Avant, pendant et après le festival, les équipes sont transparentes et les informations sont claires. Et c’est sûrement l’un des seuls festivals où aucune plainte n’a figuré sur l’événement. Au fond, ça aura sûrement évité quelques cinquantaines de coup de soleil, des cul nuls remontés dans la Seine ou des mécontentements pour cause de non RER A.  Ndlr : au même moment, les navettes du micro love festival préféraient rester en rase campagne plutôt que d’affronter le désastre imminent. 

Le seul bémol que l’on retiendra se réserve au respect du site. Malgré notre effort de se constituer un cendrier de poche, les poubelles et verres en plastique n’auront pas suffit à en garder le sous neuf. Mais pas d’injures, les équipes d’organisation avaient prévenu.

On a vécu des moments sur le son absolument incroyables

Côté musique, en bon amateurs de sets léchés, notre attention s’est majoritairement portée sur « la petite scène » avec notamment la réunion exceptionnelle du trio A Deep Groove (Alex From Tokyo,  DJ Gregory et DJ Deep) qui ont trouvé la juste balance entre disco, deep et garage, et puis ce closing incroyable d’Antal sans aucune fausse note. Mes confrères se sont laissés entraîner le lendemain par le lyonnais Sentiments, Josey Rebelle et le closing de Motor City Drum Ensemble.

Et puis on a aperçu des personnalités imparables : une multitude de danses partagées, des « t’aurais pas une clope ? » c-o-u-r-t-o-i-s (on insiste bien), des bières mutuelles, des échanges de ventilo électriques en plein cagnard (le pied), des fées maquilleuses à paillettes… Une belle union libre entre organisateurs, artistes et publics qui a entraîné la frénésie de tous.

Le Macki, c’est l’Amour <3

Grâce à l’aide de Maquisards, voici quelques pépites entendues

Rendez-vous l’année prochaine, et bien au delà ! Suivez le Macki Music Festival sur leur page Facebook et foncez au OFF du festival (gratuit) les 4 et 5 août prochains.