Pour la deuxième année consécutive, le Love International a marqué au fer chaud les corps, les esprits et les amours. Le petit bout de Paradis nommé Tisno où se déroule le festival n’a cessé de faire émaner des vibes electronico-disco 7 jours durant. On aime tant le Love International car il est le seul festival de la côté croate qui permet une telle liberté de fêter, de naviguer et d’aimer. Les ingrédients magiques de la fête Adriatique : un public pailletté de qualité, 3 scènes, 3 vibes à taille humaine, des virées en mer, des secousses maritimes à coup de beats, de basse et de kicks.

Le Love International, c’est la réunion d’une sélection léchée des plus grands artistes house / disco de notre humanité. Du Axel Boman, Ben UFO, Black Madonna, Craig Richards, Paranoid London, Midland… une programmation musclée, acid et sucrée. Voici ce que vous avez râté.

Une teuf 4X4 tout terrain

À LI, tous les espaces de fête se trouvent à quelques mètres seulement les uns des autres, ce qui permet une véritable flexibilité de déplacement dans le cosmos disco, et crée une certaine sensation de « FOMO » (Fear Of Missing Out) quand Leon Vynehall, Palms Trax et Axel Boman jouent au même moment sur la Olive Grove, Beach Stage et Main Stage. Si tu ne peux pas te cloner, hélas tu ne pourras pas tout checker.

The Olive Grove, La Belle (de jour)

Un oasis d’oliviers, de matelas colorés, vue sur mer, pieds sur terre. Une de nos scènes préférées. La vie n’y est pas dure, le line up est sweet à souhait. Nous n’y avons absolument pas raté la performance du duo le plus taré de la planète, nommés Axel Boman et son acolyte Kornél Kovács tout droit venus du Studio Barhus. Au-delà de la musique, il s’agit ici d’une véritable performance artistique. Axel et Kornél savent comment faire trembler l’atmosphère.

Des chemises et des yeux de toutes les couleurs, un public fidèle au topless et aux pillules magiques, des feux d’artifices….

La Beach Stage, La Sportive

Les pieds dans l’eau, la tête dans les étoiles. La Beach stage, c’est un peu le paradis du teuffeur. Des disco ball en plein air, un accès direct à la mer, un spot rêvé pour le hoola hooper, le techno kicker ou le disco groover. Du Prosumer en barre pour faire monter la température des corps, du tien, du mien du sien. Rien d’autre à faire que de jumper en arrière dans les abysses de l’eau salée, et de remonter sur scène pour groover.

Main Stage, La Bête (de scène)

Un scène circulaire, du sable, des paillettes, de la poussière plein les yeux et les pompes. Le Main Stage, c’est un espace de danse marathonien et athénien qui nous aura dévoilé à tous certains de ses trésors cachés. Notre plus belle découverte ? Sans aucun doute le prodigieux acid set Paranoid London, un orgasme de sens, une expédition délirante des plus intenses auquel notre mémoire restera fossilisée à tout jamais.

Barberella’s, La psycho-active

La nuit venue, voici que notre heureuse troupe se retrouve pour migrer ensemble vers the place that never sleeps.

Le royaume du Barbarellas accueille toutes les programmations de nuit et les oiseaux qui vont avec. Cachée entre les cyprès, son chant résonne jusqu’aux profondeurs de ton âme. The Black Madonna, orchestre de nos nuits, aura une fois de plus enchanté les corps mouillés et acidulés de nos festivaliers qui souffraient encore de pulsions ultimes exacerbées de la veille, signées Craig Richards b2b Ben UFO.

Les salutations au Soleil

Au-delà des scènes et des montagnes, le festival innove avec son extra extra extra touch au carré qui la singularise de tous les autres de ses confrères de côte croates. Les Sunrise Sessions, ce sont ces improvisations acoustiques et cosmiques sur les bords de l’Adriatique. À partir du 6h du matin, quand les moins courageux sont allés se coucher et que les autres se retrouvent pour communier, c’est dans les bras de l’aura du Soleil Levant, assis et silencieux, que nous assistons aux notes aigues et aux voix suaves de Khruangbin. Jamais il n’eût été aussi essentiel de célébrer le soleil.

Naviguer les beats en haute mer

Le grand plus final, c’est que les bateaux ne rentrent pas toujours au port. Parfois ils vous emmènent au loin, dans des lieux secrets, petits coins de Paradis ou la fête vous y attend déjà encore. La Secret Island Party marqua certainement pour tous l’apogée du festival. Une journée secrète aux odeurs de viandes grillées, de mooves intergalactiques et de beats psycho-actifs. Le trajet du retour fût plus qu’épique. L’équipage en transe, les étoiles qui dansent. Crescendo d’amour. Jusqu’au bout de la nuit.

Pour la deuxième année consécutive, le Love international aura honoré sa promesse : générer l’amour disco au-delà des frontières. Si la compétition avec les autres festivals est de plus en plus forte avec le Dekmantel Selectors ou le Dimensions, LI sait se rendre unique et singulier. Et c’est bien là la clef de son succès. Avoir réussi à conserver la fraîcheur de son prédécesseur, le Garden Festival, tout en attirant toujours la crème de la crème des festivaliers dans un oasis de disco effréné.

I love International ❤️

Crédits photos : HERE & NOW

Love International Festival