Le 11 novembre dernier, nous sommes allés commémorer l’armistice à notre façon en compagnie de quelques milliers de festivaliers assoiffés de techno. Déambuler et danser au cœur d’un hippodrome paré de ses plus beaux atouts a définitivement un petit quelque chose de magique.

Certains trucs se répètent et ne se ressemblent pas. À l’image des Nuits Électriques qui, pour notre plus grand plaisir, s’amusent à changer de lieux et de repères pour leurs aficionados chaque année ou presque. Pour cette édition 2016, c’est donc sur l’hippodrome de Marcq-en-Barœul que la team Miala a jeté son dévolu. Et plus précisément sous ses gradins qui font office de fumoir et chill out.

Après le traditionnel passage billets/tickets/vestiaire/bière, il est donc temps de se jeter dans l’arène. Petit bonus, c’est la team de Dour qui est aux commandes des différents bars. On ne dira jamais à quel point cela peut être agaçant d’attendre pour commander en festival. Mais à barmans aguerris : boisson rapidement servie.

Une fois dans la grande salle, nous découvrons avec bonheur la grandiose installation visuelle de The Absolut Company Creation, habillant à merveille la main stage au rythme du set de Traumer qui transcende déjà la foule.

Nous découvrons ensuite la Tropical Room, qui porte très bien son nom. On pourrait croire à un micro club au fin fond de la jungle. Chaleur humide et plantes tropicales à volonté, dans un espace exigu et collé-serré rehaussé par le B2B all night long des deux enfants terribles du royaume de Belgique, Amelie Lens et Charlotte de Witte. Ici, on se bute à coup de morceaux bien choisis tels que « It Rough » de Headman ou encore « In The Heat Of The Night » de Da Posse. On est bien et moites, mais hors de question de rester trop longtemps sous peine de fondre. Il fait plus frais dehors, et beaucoup d’autres choses se passent sur la main stage.

Notamment le set très travaillé de Max Cooper, suivi des larrons d’Apollonia qui nous envoient en l’air comme à leur habitude. Mais le peak time de cette soirée de folie, c’est bien évidemment le set du boss Dixon qui met tout le monde d’accord. Comme à son habitude, le public lillois déchaîne la fureur et se lance dans une grande communion d’amour et de danse. On remarque notamment le magnifique « Tempest » de Cobalt relativement bien placé en fin de set. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et on ne peut regretter que celle-ci arrive à cinq heures du matin.

Pour finir, malgré des réglages sonores hésitants dans la grande salle, Les Nuits Électriques on une fois de plus tenues leur promesse. Et c’est avec grand plaisir qu’on les retrouvera pour leur déclinaison d’hiver, Les Nuits De La Filature, les 10 et 11 mars prochains.

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