Il y a de ces playlists qu’on survole sans vraiment y prêter attention, et puis il y a ces moments qu’on prend pour en déguster chaque morceau. Avec Folamour, le temps se suspend. À l’occasion de notre prochaine DISCO DISCO le 20 octobre prochain, la nouvelle étoile française fait un retour en 10 tracks sur l’âge d’or du disco des années 70 et 80, avant d’infuser ses pépites disco – mais aussi funk, soul, boogie, afro, house et autres sonorités dansantes à son set. Mise en jambes pour le grand marathon.

Sortez l’attirail : boules à facettes, strass et paillettes, pantalons à frange, mais aussi beaucoup d’amour et de danses effrénées seront le contexte idéal de cette playlist avant-gardiste du set que Folamour proposera le 20 octobre. Et au-delà d’une musique que l’on écoute pour réchauffer les émotions, le disco (et la soul) sont les genres privilégiés de Folamour tant au niveau du sampling que de son histoire.

D’abord une musique née aux Etats-Unis et initiée par une communauté fédératrice, cosmopolite et ouverte à tous, c’est la musique seule qui unifiait les corps et qui prime encore aujourd’hui dans les sets du jeune prodige. Quand on écoute les morceaux de Folamour, on comprend : la house naît à la suite du disco dans les années 80 et devient son éternelle héritière par son groove rythmique puissant, ses harmonies vocales qui élèvent et ses instruments frénétiques. Bienvenue à nouveau dans l’âge d’or du disco, et rendez-vous pour la communion.

Pieces of a Dream, Fo-Fi-Fo 

Je voulais commencer sur un morceau qui inclut tout ce que j’aime dans la soul et la disco, des accords au départ simples, des harmonies sublimes, une grosse ligne de basse et une belle émotion dans la voix. Et le solo de guitare est bonus !

Linda Evans, Don’t You Need 

L’album « You Control Me » de Linda Evans est l’un des premiers albums de disco que j’ai écouté en boucle avant même de bien comprendre ce qu’était cette musique. Il n’y a que des perles : « You Control Me », « I’ve Been Searching »,etc… Une merveille, écoutable en toute condition. À mettre entre les mains de toutes les personnes ne sachant pas encore que certaines musiques ne vieillissent jamais.

Gayle Adams, Your Love is A Lifesaver

Comme Linda Evans et Vickie Sue Robinson, Gayle Adams est l’une de ces chanteuses soul / disco de la fin des années 70, début des années 80 qui auront dominé l’époque pour moi. Sans avoir jamais été des superstars, elles auront eu une influence incroyable sur la musique au fil du temps, à travers le hip-hop, la house et avec le retour des DJs selecteurs d’aujourd’hui, elles ne sont jamais devenues dépassées ou has been. Leurs oeuvres restent parfaitement cohérentes de nos jours.

Timeless Legend, I Was Born To Love You
Un exemple de pourquoi la soul restera toujours la musique la plus à même pour parler d’amour : l’émotion y est parfaitement transmise !

Parfois, quand je joue des chansons très émotionnelles avec des thématiques lourdes de sens ou des paroles qui abordent des sujets bien particuliers, ça m’étonne toujours de voir qu’on peut être des milliers à danser sur une chanson qui parle de pourquoi l’artiste ne fait plus confiance à sa copine parce qu’elle lui a fait des sales coups comme dans « Behind My Back » d’Underground !


Je peux voir dans le public que je suis pas le seul à écouter le sens de ce que je joue, et ça me touche vraiment.

Africano, Open Your Hearts
Une fois de plus un de mes morceaux favoris du genre. Tellement d’émotions et d’élégance.
La soul et le disco, c’est aussi ça pour moi : plus qu’une structure rythmique, des instruments, des harmonies, ce sont des sujets, la communion, l’unité, le partage, l’amour de son prochain. Dédier sa vie à une musique qui ne cherche qu’à transmettre un amour de son voisin et une unité entre les hommes, ça mérite le respect.

Sister Sledge, One More Time
Un classique disco. La suite d’accords est mortelle, ça prend dès les premières secondes. Et j’ai beau l’avoir écouté des centaines de fois, les harmonies vocales et les backs me font toujours le même effet que la première fois.

Kamazu, Indaba Kabani
Les gens qui me suivent le savent : je traîne une obsession pour la musique africaine depuis quelques temps, et même si ce morceau est sorti en dehors de l’âge d’or de la soul et du disco, il n’en reste pas moins un parfait représentant de comment cette musique a évolué au fil du temps, mélangé à d’autres influences et de nouveaux traitements.

Slick, Space Bass
Je n’avais pas mis de morceaux linéaires précédemment, et ça fait aussi partie de ce que la disco a à offrir. Ça n’est pas seulement des couplets calmes avec des surcharges d’émotions dans les refrains, il y aussi des tracks qui travaillent sur la continuité et celui-ci en est un bon. Il se passe toujours quelque chose, il est très complet.

Lamont Dozier, Put Out My Fire
Quand on aime la soul et le disco, il y a quelques artistes qui sont des références – et Lamont Dozier en fait partie. Une discographie hallucinante de qualité et de quantité. Il a été de tous les combats, en étendant le registre de chaque musique qu’il a pu faire et en y ajoutant un amour de la mélodie et de la recherche instrumentale. Les instrumentaux de ces morceaux sont à eux seuls des pièces à écouter avant même qu’il y pose sa voix. Respect.

Leroy Hutson, All Because Of You

Tous les morceaux que j’ai sélectionné sont aussi personnels d’une manière ou d’une autre : ils me rappellent tous des moments, des souvenirs, des rencontres, des dates même, mais je voulais finir sur quelque chose de vraiment spécial et ce « All Because Of You » de Leroy Hutson est clairement de ceux là.

 

Il fait partie d’une plutôt courte liste de chansons que j’aime écouter le dimanche ou lundi soir en rentrant chez moi d’un week-end de dates ou d’une tournée, il a la force de mettre en perspective chaque souvenir et d’en même temps ramener doucement les pieds au sol. Un bijou intemporel.

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Folamour sera notre invité lors de notre prochaine DISCO DISCO le 20 octobre prochain au YOYO, sous le Palais de Tokyo.