Photo à la une © CM Robinson

Vendredi 18 mars, le label de musique AMSEM célébrera son anniversaire dans les sous-sol du Palais de Tokyo, lieu insolite à l’atmosphère underground.

AMSEM fait sans aucun doute partie des labels ayant réussi à grandir dans le contexte tant particulier que compliqué de l’épidémie. Depuis ses débuts, le collectif et label n’a cessé de parcourir les clubs emblématiques de la capitale comme le Nouveau Casino, le Rex, le Mazette, la Cité Fertile ou encore le Badaboum, et fêtera le week end prochain sa troisième année d’existence au YOYO, le club situé dans les sous-sols du Palais de Tokyo.

Pour l’occasion, le duo Groove Boys Project ouvrira le bal avec un set oscillant entre house et garage. Jeremy Underground sera le maître de cérémonie et jonglera entre des sonorités house et disco, suivi d’Aymar et Enflure qui joueront en back to back.

Qui est à l’origine d’Amsem ? 

À l’origine d’Amsem, il y a Mesma Records qui a vu le jour en premier lieu il y a près de dix ans maintenant, en 2013. D’une vision forte de promouvoir une vision unique de la musique électronique, Mesma a permis de donner le jour à Amsem en 2019.

L’objectif était cette fois-ci de sortir tout l’inverse de ce qui a été produit jusqu’alors sur le premier label : une musique moins complexe et plus accessible. Certes, se prendre le Covid de plein fouet seulement un an après la création de la structure a été un réel baptême du feu, mais c’est justement ce qui nous a aussi permis de correctement lancer et agencer notre activité de label. 

Vous êtes un collectif et label. Comment vous mettez tout ça en place ?

On ne se considère pas comme un collectif mais comme un label, une maison de disques dans le premier sens du terme. Dans le sens où notre objectif est d’accompagner des artistes dans le développement de leur carrière musicale, de produire de leur musique, de développer un imaginaire riche à travers des clips, des visuels. Notre but est d’arriver à contextualiser une expérience d’écoute à travers la création d’un imaginaire qui tendrait à être collectif. 

On commence à avoir un roster conséquent, avec différents styles qui s’affirment peu à peu : les Groove Boys Project, Joe Lewandowski, Enflure, Karim Kahar, Arnaud Denzler et Ambroise. Des artistes féminines arrivent bientôt, on ne dit rien pour le moment mais hâte de vous partager ça ! 

Les ambitions d’Amsem sont de continuer à développer un roster d’artistes en les accompagnant sur le long terme, et surtout en leur expliquant de manière plus globale le fonctionnement de l’industrie musicale.

Quelle est la ligne artistique globale ? 

À l’origine, nous produisons principalement de la musique électronique dérivée de la house, mais on tend à s’ouvrir de plus en plus. Comme vous le découvrirez dans les prochains mois avec nos signatures, on ne souhaite pas s’interdire de produire d’autres styles : il faut rester curieux et créatifs. Si on aime, si on sent quelque chose, on signe. 

Pour vous donnez un exemple, on est passionné par ce qu’il se passe en Afrique du Sud en ce moment ! À la radio, le toptrack numéro 1 national du mois de janvier est un morceau de 16 minutes. Des amis nous ont confirmé que le morceau était joué complet à la radio sans être coupé. C’est le reflet d’une autre culture, d’une société où la musique prime. On a décidé d’avancer avec des artistes de ce pays qui produisent des sonorités vraiment différentes de ce que nous avons l’habitude d’entendre sur la scène française. 

Quelle a été l’évolution d’Amsem en 3 ans ?

Amsem est passé par le chemin traditionnel des petits labels. Tout a commencé dans une chambre d’étudiant, avec des rêves pleins la tête, à mixer dans des bars comme le Panic Room ou le Zero Zero. Puis les choses ont commencé à se concrétiser un peu plus sérieusement, le label a commencé à produire ses propres soirées au Nouveau Casino, pour enfin arriver à des clubs encore plus prestigieux tels que le Rex. 

Désormais, on a nos bureaux dans le 11ème à Paris, on est quatre personnes à travailler à 100% sur le projet. Si tout se passe bien, en septembre, nous allons accueillir 2 nouvelles personnes supplémentaires.

Pour le 18 mars, c’est la première fois qu’on fête l’anniversaire du label, on souhaitait marquer le coup et c’est désormais quelque chose que nous allons institutionnaliser tous les ans. Inviter Jérémy Underground est quelque chose de cohérent avec notre projet, tout d’abord parce que les Groove Boys Project ont une relation particulière avec ce dernier. Les trois ont en effet en commun cet amour inconditionnel de la house de Chicago et de New York. Ils partagent de fait cette culture de ‘diggers’ infatigables éternellement à la recherche de la galette de wax parfaite. 

Cette date marque également le jour de la release “Burning Out” d’Enflure sur le label, il nous semblait important que le fondateur du label (Aymar) soit aussi derrière les platines ce jour-là.

Toutes les informations sont à retrouver sur l’évènement Facebook, et vos préventes sur la billetterie en ligne