Surprise ! Après avoir été délogé de son site l’année dernière, le Paco Tyson annonce son grand retour les 10 et 11 avril prochains, dans la Chantrerie de Nantes. Sous ses 3 chapiteaux et scènes parallèles, tous les styles de musiques électroniques, techno, house, trance et hardcore seront une nouvelle fois représentés. Les 25 premiers artistes viennent d’être annoncés, et ça promet.

Le festival démarrera dès le jeudi 9 avril au Lieu Unique, avec un opening en grande pompe. DJ Marcelle, la selector hollandaise, sera aux côtés d’Atemi, le boss du disquaire Wood Records, et de l’univers psychédélique de Bloody L.

Le cœur du festival aura ensuite lieu sur deux jours, avec trois scènes et plus de 20 artistes entre techno, house, transe et hardcore. Sur la Temple Stage, le Paco accueillera Anetha, la nouvelle patronne française aux sonorités bien tranchées, Luxor, le duo composé d’Antigone et Shlømo, et le live audiovisuel de Colin Benders. Comptez aussi la légende de l’acid techno CJ Bolland, le jeune prodige de la early trance et techno Falhaber, les locaux Chantal et le duo expert du modulaire Kosima.

La Velvet Stage sera dédiée aux sets et live house, et autres expérimentations disco, funk, soul, boogie et jazz. L’américaine Octo Octa viendra notamment performer un live très rare à Paris, aux côtés de la franco-taiwanaise Louise Chen, de la figure montante de la house Dasco, et des locaux Arno N’Joy et Hi Fi Gen

Les plus énervés, amateurs de trance, hard core et drum’n’bass se retrouveront sur la Mutation Stage avec une véritable figure du genre, Astrix, mais aussi Rotterdam Terror Corps, DJ Hype UK et Alqa Wakké. Nouveauté : un boom-bus Redbull se transformera aussi en scène itinérante et accueillera des performances plus expérimentales, avec Jeune Toniks entre trap et rap, la jeune bruxelloise Ana Diaz et sa voix aux confins du jazz et du raggamuffin, ou encore le duo de synth punk LR666, et la résidente de Rinse France, Andy 4000, en pleine ascension sur la scène française.

Le closing se fera en grande pompe le 12 avril au Warehouse de Nantes, et le reste de la programmation sera dévoilée le 6 janvier. Toutes les informations sont à retrouver sur l’événement Facebook, et les pass sont d’ores et déjà en ligne sur la billetterie en ligne

Pour l’occasion, le programmateur du festival, C.H.I.C.H.I, est revenu sur l’une des anecdotes phares de ces dernières éditions : la venue de Ricardo Villalobos. Un grand moment qui a failli se solder par un échec.

En tant que programmateur du festival je me suis fait un énorme kiffe personnel en invitant Ricardo Villalobos. J’adore sa musique, je kiffe le personnage et en tant que programmateur c’est un un joli exploit sur une 2e édition de festival d’arriver à booker un artiste de ce calibre. Un big up à Jef K sans qui cela n’aurait pas été possible !

Nous sommes le samedi 28 avril, je sais que Ricardo et ses deux tour manager sont bien arrivés à Nantes, Laurent Garnier est en train de casser la main stage en deux et je n’ai plus qu’à accueillir le chilien dans les meilleures conditions. Forcément, avec ce genre d’artiste, on veut bien faire. Niveau accueil on met le paquet, et on remplit bien les frigos de boissons et autres friandises.

Pour Ricardo, on a fait venir 3-4 bouteilles d’un très bon champagne rosé. Il arrive sur site, je l’accueille, tout se passe bien, on boit 2-3 bières, et comme il est arrivé 30 minutes avant de jouer il est déjà tant d’aller l’installer sur scène.

Avant de partir, je lui demande ce qu’il veut boire en jouant, et par chance, il ne souhaite que de la bière ce qui m’arrange bien puisque c’est moi qui vais pouvoir gentiment me détendre. Ricardo s’installe, passation de platines avec Lolo, tout roule, je vais enfin pouvoir me faire plaisir.

« Ce soir-là, j’aurais pu empoisonner Villalobos »

Mon collègue et ami Nicolas avec qui j’organise le festival arrive, et forcément, je veux faire péter le bouchon dans ce moment de kiff maximum. Quand j’essaie d’ouvrir la bouteille, le bouchon ne s’envole pas comme il se doit, mais peu importe, j’ai grand soif et je nous sers. Une sensation bizarre m’envahit d’un coup, le champ’ a l’air frelaté, pas de bulle, et un goût vraiment trop weirdos. Le fournisseur va m’entendre quand je vais le recroiser.

La soirée se clôture, les artistes et le public sont rentrés, il est 7h du matin et on festoie tranquillement avec l’équipe technique avec une dernière bouteille de champagne (piquée elle aussi dans le frigo de Ricardo). Tournée générale avec l’équipe, et même réaction de dégoût ! 

Il fait jour maintenant, et en regardant le contenu de nos verres on s’aperçoit que le fameux liquide a vraiment une drôle de gueule. On retourne pour y lire : BOUTEILLE FACTICE NE PAS CONSOMMER. Moment de stupeur et surtout bonne barre de rire entre nous.

Ce soir là j’aurais pu empoisonner Villalobos et gâcher la petite fête, donc prochaine édition je check toutes les bouteilles d’alcool réservées aux artistes avant de les mettre à disposition. Promis.