Après avoir été délogé de son site l’année dernière, le Paco Tyson annonçait son grand retour les 10 et 11 avril prochains, dans la Chantrerie de Nantes. Sous ses 3 chapiteaux et scènes parallèles, tous les styles de musiques électroniques, techno, house, trance et hardcore seront une nouvelle fois représentés. Plus de 50 artistes seront programmés, avec une ouverture en grande pompe dans 18 bars de toute la ville.

Le festival démarrera dès le jeudi 9 avril au Lieu Unique, avec un opening en grande pompe. DJ Marcelle, la selector hollandaise, sera aux côtés d’Atemi, le boss du disquaire Wood Records, et de l’univers psychédélique de Bloody L.

Temple Stage : techno tout-terrain

Le cœur du festival aura ensuite lieu sur deux jours, avec trois scènes et plus de 20 artistes entre techno, house, transe et hardcore. Sur la Temple Stage, aux côtés d’Anetha, Luxor (Antigone et Shlømo), Colin BendersCJ Bolland, Falhaber et Kosima, comptez la nouvelle reine de la techno polonaise VTSS, l’association inédite W.L.V..S composée de The Driver (Manu Le Malin) et Electric Rescue, le boss de la techno française Paul Ritch, l’étoile locale Marino et le co-boss du festival Discord.

Velvet Stage : les étoiles de la house et du disco  

La Velvet Stage sera dédiée aux sets et live house, et autres expérimentations disco, funk, soul, boogie et jazz. Déjà annoncés, Octo OctaLouise Chen, Arno N’Joy et Hi Fi Gen seront aux côtés de l’étoile montante de la house sud-coréenne Park Hye Jin, la légende de la house new-yorkaise Jovonn, l’ambassadrice australienne du disco CC:DISCO! et le représentant attitré du festival Alan D.

Mutation Stage : pour les énervés de trance, hardcore et drum’n’bass

Les plus énervés, amateurs de trance, hard core et drum’n’bass s’y retrouveront avec AstrixRotterdam Terror CorpsDJ Hype UK et Alqa Wakké. S’y ajoutent la psytrance/progressive made in Israel de Rising Dust et Off Limits, le mythique duo belge de hardtrance Jones & Stephenson, ou encore le live hardcore italien Brosda vs Kaoslog.

Un boom-bus Redbull dédié à ceux qui feront 2020

Nouveauté : un boom-bus Redbull se transformera aussi en scène itinérante et accueillera des performances plus expérimentales, avec Jeune Toniks, Ana DiazLR666, Andy 4000, et tout juste annoncés Musique Chienne, Scream Entertainment, Terence et Toolate.

Le closing aura lieu le 12 avril au Warehouse de Nantes, avec la nouvelle étoile de la techno française Darzack, l’autre co-boss du festival C.H.I.C.H.I, l’excellent live du breton Fasme entre acid, EBM et breakbeat, le boss et résident des soirées Lunacy, également pilier de la scène nantaise, Moody, mais aussi le collectif barcelonais Triad, Aiko et Arno Gonzalez.

Une ouverture en grande pompe dans 18 bars nantais 

 À noter aussi que le festival investira près de 18 bars nantais dès le 11 janvier pour faire gagner des pass, où suivront de près les tremplins trance, hardcore, house et techno ouverts à tous les talents en herbe qui voudraient se produire à l’ouverture des scènes du festival (détails ci-dessous).

Toutes les informations sont à retrouver sur l’événement Facebook, et les pass sont d’ores et déjà en ligne sur la billetterie en ligne

> Tremplin Trance, Macadam – 00h 07h vendredi 14 février > prix libre
> Tremplin Hardcore, Le Ferrailleur 00h 04h 22 février  > prix libre
> Tremplin Techno, D3 00h 04h  > prix libre
> Tremplin House, Le Rond Point 00h 04h  > prix libreInfos tremplins : 
https://pacotyson.fr/Tremplins

> Paco Tyson Tour Poitiers, La Luna – 00h 07h 17 janvier
> Paco Tyson Tour Paris, Rex Club – 00h 07h 13 mars
> Paco Tyson Tour La Rochelle, Club House  – 00h 07h 14 mars
> Paco Tyson Tour Brest, La Suite – 00h 07h 20 Mars
> Paco Tyson Tour Rennes, 1988 Live Club – 00h 07h 28 Mars

BONUS : après le programmateur du festival, C.H.I.C.H.I, qui nous racontait l’une des anecdotes phares de ces dernières éditions (la venue de Ricardo Villalobos), deuxième histoire croustillante avec Guillaume, le driver officiel du festival qui a eu une belle frayeur en allant chercher Robert Hood à l’aéroport. 

Samedi 28 avril.

Je m’appelle Guillaume et j’ai pour mission d’aller chercher Robert Hood pour le conduire à l’hôtel.

Nous sommes l’après-midi, j’ai un peu fait la fête la veille, je ne suis pas au meilleur de ma forme mais le patron vient de me payer une clope et un GROS café, me voilà « requinqué ». Aussi, les grèves SNCF font rage et je dois partir du site du festival par le périphérique qui est blindé. J’ai 30 minutes avant l’arrivée de l’artiste, ça devrait le faire…

50 minutes plus tard, j’arrive en trombe sur le parking minute, sors de la voiture et fonce au Terminal 1 où l’Américain doit arriver. Je redescends un peu car l’avion a 1h de retard, j’ai donc le temps de me détendre un peu.

L’avion atterrit, tout le monde sort sauf l’artiste. J’ai pourtant un panneau avec son nom marqué : il n’a pas pu passer devant moi sans me voir. La pression monte… un peu.

Finalement, Robert arrive avec sa femme et sa fille. Ils sont les derniers à sortir de l’avion mais ne semblent pas de super bonne humeur après un Détroit – Amsterdam – Amsterdam – Nantes forcément long et fatiguant. On sort prendre l’air, retour vers la voiture avec beaucoup de bagages, peut-être même un peu trop pour la Renault Modus qui doit transporter la famille et toutes leurs affaires.

Il fait chaud, je suis naze et je commence à paniquer en comprenant que tout ce petit monde ne rentrera pas dans la voiture. D’un coup d’un seul, j’appelle C.H.I.C.H.I. (ndlr : le co-fondateur du festival) pour lui dire que je suis en galère. Le patron me détend et me propose d’aller mettre une partie des affaires dans un taxi qui suivra sa voiture, direction l’hôtel.

Je transvase donc les bagages dans un autre véhicule, Mr. Hood n’est pas super content mais il n’y a pas trop le choix. Je ne le sais pas encore, mais je vais vivre les 6 minutes les plus longues de ma vie.

Au moment de sortir, je m’aperçois qu’il me manque le ticket du parking. Je sors du véhicule pour regarder mes poches : impossible de trouver le précieux sésame. Petit souci : la Modus a une boîte automatique, je suis resté en mode « DRIVE »et la voiture avance toute seule vers la barrière avec, à l’intérieur, toute la petite famille. Je saute dans la caisse, enclenche  le frein à main et évite d’exploser la barrière de justesse.

« CALMDOWN MAN !!!!! » Mr. Hood me demande de me calmer, je reprends la route en nage et mets la clim à fond. Tout le monde se met à éternuer après ce petit voyage de 15h et je dois donc la couper aussi sec.

Finalement, nous arrivons à l’hôtel, les bagages sont là, tout le monde est entier et même la voiture prêtée gracieusement par la firme nationale n’a pas une rayure. Robert me demande une énième fois de me « CALM DOWN », que tout va bien et que la vie est belle. Je reprends la route pour aller chercher un certain Ricardo.

Bien entendu, je re-signe pour cette année.

Guillaume, driver pour Paco Tyson