Immergée sur sa péniche Port de la Rapée, on connaît tous la Concrete pour ses soirées endiablées sur deux étages, ses line-ups toujours pointus et variés, et ses soirées qui semblent prolonger la vibe bien plus tardivement que l’aube. Depuis 2013, le club s’est aussi lancé dans la création d’un label, « Concrete Music », dont le catalogue proposait jusqu’à maintenant exclusivement des sorties vinyl. Grande nouvelle : l’équipe a décidé de proposer des sorties digitales, pour le plus grand bien de tous !

À l’aube de l’été 2016, Concrete Music, le label éponyme du club parisien devenu mythique pour son renouvellement constant de la musique électronique, annonçait la répartition de son label en trois sous-catégories retraçant les différents temps d’une soirée à bord de la barge… Comprenez Concrete 7AM, 3PM ou 4AM, où chaque horaire cristallise un moment de l’évènement et de son ambiance dans une logique extensive de la fête – annonciatrice de l’obtention de sa licence 24h il y a quelques semaines.

Planer à 7h du matin avec des sons deep, minimalistes, colorés et mélodiques, groover à 3h de l’aprem au fil des sonorités house plus funky ou taper fermement du pied à 4h du matin au sein d’une atmosphère techno plus dark – voire expérimentale -, trois parcours représentatifs de ce label kaléidoscopique à la source infinie d’influences musicales. Et déjà parmi eux les français Antigone, Behzad & AmarouCabanne & Lowris, Lazare Hoche et S3A, ou hors des frontières Awanto 3, Fred P, Jasper Wolff ou Priku.

Si au début le label conservait une politique « strictly vinyl » due au fait que le microsillon était alors un galon moins prisé qu’il peut l’être aujourd’hui, l’équipe a désormais choisi de glisser sur la vague des ventes, en progression constante depuis quelques années. Et si à l’époque l’idée n’était pas de mener une guerre frontale (et obsolète) contre le mp3 – mais plutôt d’essayer de sauvegarder la culture du vinyl, un des piliers de la culture Dj, le label a aujourd’hui suivi en syllogisme cette avancée et lance également ses sorties digitales.

« Vinyl versus digital », cet éternel parallélisme réfléchissant qui pousse aujourd’hui nombre de férus du microsillon à revenir doucement aux joies de l’internet,  parfois irrités d’être confinés – de manière réductrice – dans une « mode » qui peine parfois à trouver ses limites. L’équipe de Concrete s’est en effet rendue compte que nombre de ses auditeurs n’étaient pas forcément détenteurs de platines vinyles, et que ses sorties devaient aussi s’adresser à une autre frange de son public, adepte du numérique et d’un support immatériel.

Mais le vinyl aura toujours sa place privilégiée, puisque les sorties digitales du label se feront en décalage d’un mois par rapport aux sorties vinyles. Choix audacieux pour que son support physique puisse « vivre » par soi-même avant d’être rattrapé par son homologue numérique. Quasiment tout le back catalogue est donc disponible sur la plupart des plateformes de streaming et de ventes digitales dès aujourd’hui !

À suivre de près, les sorties de Florian Muller à 3h de l’aprem, Birth of Frequency à 4h du matin, et Rag Dabons pour finir à 7h. Haute voltige bientôt au programme.

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