La scène électronique parisienne fourmille chaque jour de nouveaux collectifs naissants. Parmi eux, NEUF représente ce visage de la jeunesse qui souhaite se faire une place à long terme. On vous explique pourquoi il faut les suivre.

La genèse du collectif part, comme toutes les histoires florissantes, d’une bande de potes : ils sont neuf, et représentent la nouveauté de la jeunesse qui ont tous plus ou moins baigné dans la fête parisienne. Léa et Jade sont des potes d’enfance, Rachel, Lucas et Andrea se connaissent depuis le lycée. En parallèle, Basile rejoint l’aventure grâce à La Mona, ce promoteur d’événements déjà bien implanté sur Paris dans lequel officie aussi Léa. Rizlaine, Nathan et Marjie rejoignent le collectif à la fac.

Au-delà de l’adjectif quantifié, neuf représente ce chiffre neutre et impartial : représenté par un visage mi-homme mi-femme à l’oeil cyclope d’avancer dans une seule et même direction (celle du succès, on le leur souhaite), le graphisme est le résultat de beaucoup d’esquisses réfléchies par le trinôme Rachel, Lucas et Andréa. Ils avouent : « Neuf, plus tu le dis, moins ça a de sens« . Une volonté de renouveau et de ne pas mettre d’étiquettes cloisonnées sur leur crew, qui a pourtant déjà tout d’un grand.

Les étapes s’enchaînent : le 4 Éléments, la Dynamicale Estivale, le Pavillon des Canaux, le Relais de Pantin et jusqu’à une teuf sauvage Rue des Archives pour la Fête de la Musique, la suite se veut ambitieuse. « Pour l’instant, on se cherche encore« , avoue Léa, « mais on sait que chacun à notre façon, on veut apporter quelque chose. Notre nombre et nos visions différentes, ça peut faire notre force. » Y demeure une chose certaine : la ligne artistique de leur musique. Majoritairement axée house, disco, funk et garage (mais pour autant pas cloisonnée), la volonté se fait de se concentrer sur la scène parisienne. « Il y a énormément d’artistes qui sont cachés dans l’ombre et qu’on ne voit pas« , affirme Basile. « On veut vraiment les mettre en avant. »

Finalement, NEUF ne sont pas que leur chiffre : l’ambiance y est ouverte à tout le monde. « Nos potes de potes deviennent nos potes. De la teuf entre potes pour les potes !« , explique Léa, sans prétention. Basile confirme : il vient d’Amiens où la scène house n’est pas encore très développée, et c’est ce qui créé un climat détendu que l’on ne retrouve nul part ailleurs. « C’est chiant d’être sérieux« , conclut-il en plaisantant.

Pour vous faire une idée, le collectif sera au Panic Room, dans une cave voûtée authentique du 11ème arrondissement, de 20h à 5h ce samedi. L’entrée est libre et ouverte à tous. En voici un aperçu sonore :

1. Tour Maubourg, « If You Can »

Parfait en warm-up ou quand tu rentres le soir chez toi avec une grosse journée, elle me calme de ouf. 

2. The Phantom, « Punkt »

Juste pour la ligne de basse tellement fat. 

3. Too Smooth Christ, « Magical Motion »

Gros coup de coeur ce garçon, éclectisme et finesse, tout est parfait. On aimerait bien l’inviter à une teuf Neuf, affaire à suivre. 

4. Omar Souleyman, « Shift Al Mani » (Crackboy Remix)

Énorme patate que j’ai jamais eu l’occasion de jouer, mélange d’orientalisme et d’un bon bpm. 

5. Alankara, Jazzy D, « Higher Love »

Grosse vibe Jazzy, l’entrée de la gratte couronne un morceau super clean, groove très efficace.