Les 3 et 5 mars derniers, la Condition Publique de Roubaix a une fois de plus vibré au rythme du NAME festival pour sa première édition hivernale. L’idéal pour clôturer la saison froide et se déhancher sur le dancefloor de longues heures durant.

Une fois arrivé sur place, on entre rapidement dans le vif du sujet avec déjà une bonne connaissance de ces lieux. On peut tout de même noter la fluidité toujours très agréable lors des événements d’Art Point M, la rue couverte extérieure qui permet de chiller et se restaurer entre les deux grandes salles et les jeux de lumières et visuels toujours au top.

Une nuit au NAME festival, c’est toujours une expérience de fête aussi intense que conviviale où tout ce que compte la métropole lilloise d’amateurs de sonorités électroniques, se retrouve pour vibrer à l’unisson. Et pour se mettre dans l’ambiance, rien de tel que Vaal dans la très grande Room 1 qui nous emporte tout de suite dans l’espace et nous cale sur un rythme de folie pour le reste de la soirée. On enchaîne ensuite sur Etapp Kyle, et son set puissant qui a mis tout le monde d’accord, avant d’aller faire un bilan de mi-soirée dans les transats, judicieusement disposés pour se reposer quelques instants avant de repartir à l’attaque du dancefloor.

Pour la suite, on se dirige vers la Room 2 et le live analogique d’Agents Of Time. Durant une heure, les Italiens torturent leurs machines dans un moment hors du temps, de ceux qui font la magie de nos nuits et la jouissance de nos esprits. Et pour remettre ces derniers en place, nous allons faire un tour du côté du set de Tale Of Us qui se présente légèrement décevant : nous lui préférons rapidement un Dj Koze beaucoup plus rare dans nos contrées. Le Wizard Dj nous offre ce que le groove a de meilleur, et c’est à bout de souffle que l’on fini notre soirée en compagnie d’Antigone et son set techno assez dur, dans une grande communion apocalyptique. Pour la petite anecdote, nous avons quand même retrouvé quelques forces pour organiser un superbe 1,2,3 soleil dans le tram du retour avant de sombrer dans les bras de Morphée.

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Le dimanche venu, c’est rebelote. Après un samedi placé sous le signe du NAME in the city que l’on a trop peu vu car trop fatigués de nos folies de la veille, retour à Roubaix pour finir le weekend en beauté.

Arrivés malheureusement trop tard pour APM001, nous aurons juste le temps d’entendre la musique du Livre de la jungle qui clôture traditionnellement leurs sets. On se chauffe donc tout de suite pour Ruede Hagelstein qui enchaîne avec son live. En ce jour de closing, la configuration est plus petite avec une seule salle ouverte mais la convivialité est toujours au rendez-vous ! Et l’allemand nous met bien en jambes, montant doucement en puissance avant l’explosion sonique qui illustre le reste de son passage sur scène. Vient ensuite le mystérieux Pantha Du Prince, qui nous gratifie lui aussi d’un live à faire planer les âmes perdues de cette fin de weekend, avec des sonorités éthérées – comme venues des limbes.

Pour clôturer le tout en beauté, le duo Adriatique vient nous sortir de ce joyeux coton avec un set radical, qui donne aux deux dernières heures de ce NAME d’hiver une incommensurable atmosphère festive et un air de folie bienvenue qui se prolongera même une demie-heure de plus que prévue, tant le public en redemande. « Happy end », quand tu nous tiens…

Ce premier weekend de mars en compagnie d’Art Point M a donc tenu toutes ses promesses. Tant en termes d’accueil que de prestations artistiques. Ce bel endroit qu’est la Condition Publique est définitivement idéal pour ce type de manifestations – et on attend déjà, comme toujours avec impatience, la prochaine édition.

NAME Festival : Site officiel / Facebook