L’artiste live canadienne Marie Davidson a annoncé hier qu’elle raccrochait avec la scène club.

Hier, Marie Davidson a posté sur Instagram « Le jour est venu pour moi de quitter la scène des clubs pour explorer de nouveaux horizons« . Sa dernière date aura lieu le 20 septembre à Montréal, sa ville natale, dans le cadre d’un événement Red Bull Music au Studio Notre-Dame. Avec la mention « Save The Last Dance From Me« , Marie Davidson partagera notamment la scène avec Afrodeutsche et Underground Resistance presents Depth Charge, et a déclaré « tous ceux qui figurent sur ce projet sont des musiciens et êtres humains exceptionnels. »

Les signes étaient déjà avant-coureurs. En 2016, son album intitulé « Adieux Au Dancefloor » traitait déjà des questions sombres entourant la culture club, où elle chantait « “Adieu au dancefloor, allez danser, crier, crever sans moi. Adieu au dancefloor, je n’ai pas envie de finir mes jours comme ça.”. En 2018, son quatrième album « Working Class Woman » était sûrement l’ultime cri de détresse d’une artiste qui « bossait tout le temps » et enchaînait les tournées à travers le monde. Dans une interview pour Gonzaï en 2018, l’artiste déclarait même « Je pense que mon projet autour de la musique de club touche à sa fin. J’ai l’intention de faire un album de chanson. » De manière générale, les albums de Marie Davidson ont été des journaux intimes, des psychologies cathartiques pour faire face à la dépression face à une carrière grandissante. 

Ses lives hardware, toujours pointus et expérimentaux, mêlaient souvent un chemin itinérant entre house, techno, EBM, synth-pop, electro et ambient. À travers ses synthétiseurs, boîtes à rythmes, et grâce à ses textes parlés, Marie Davidson définissait sa musique comme une « techno existentielle. »

Retrouvez quelques-uns de ses morceaux phares ci-dessous (mais aussi le remix de Soulwax ou encore Nina Kraviz), et sa performance pour Boiler Room à Berlin, en 2017.