Le nouveau projet de film-documentaire à 360° Marianne Danse, porté par le collectif lyonnais Tapage Nocturne, va donner la voix aux acteurs des musiques électroniques françaises. De Laurent Garnier aux programmateurs de festivals, des collectifs aux artistes porteurs de la scène, l’objectif est de documenter, entre interviews et images inédites, tout un écosystème des années post-2000. 

Du bed room producer à la SACEM, du danseur au programmateur de festival, du disquaire de quartier aux collectifs, « le constat est sans appel : les événements de musiques électroniques se multiplient et les danseurs accourent sur l’ensemble du territoire. Plus que jamais auparavant en France, le secteur des musiques électronique bat son plein et rayonne bien au-delà de nos frontières. », constate Tapage Nocturne, le collectif à l’origine du projet. Pendant près d’un an et avec près de 200 événements à leur compteur, où plus de 350 artistes internationaux et français ont joué pour eux, Tapage Nocturne s’est lancé dans le nouveau projet de film-documentaire « Marianne Danse », qui ambitionne, 30 ans après la French Touch, de documenter les musiques électroniques à leur apogée. 

© Tapage Nocturne

La semaine dernière, un premier teaser voyait le jour sur la page Facebook de Marianne Danse, avec certains des acteurs qui seront présents dans le documentaire. Qu’ils soient DJs, comme Laurent Garnier ou Manu Le Malin, collectifs, comme Le Camion Bazar, Possession ou La Chinerie, mais aussi programmateurs de festivals ou de clubs comme Arty Farty (à la tête du gigantesque festival Nuits Sonores à Lyon), Brice Coudert (Concrete) ou Marc Resplandy (La Machine du Moulin Rouge), l’objectif est le même : documenter, immortaliser, et mettre en images cette période historique pour les musiques élctroniques, encore trop faiblement référencée. « Car si les années 90 sont florissantes de documentaires et films dédiés, qu’en est-il de la période post 2000 ?« , s’interroge Florent.

Comme le film Paris est à Nous, qui a connu un succès indéniable jusqu’à être hébergé par Netflix grâce à une vaste campagne de crowdfunding, Marianne Danse ne pouvait voir le jour que grâce à une campagne financement pour pouvoir achever le projet. « Aujourd’hui, nous sommes 25 à travailler dessus. Le stress est immense et les missions quotidiennes : rien que par notre campagne de crowdfunding, nous souhaitons montrer un aperçu le plus juste possible de ce que sera ce documentaire, de la qualité à laquelle on aspire« , raconte Florent, à la tête de Tapage Nocturne. « Nous sommes indépendants et autofinancés. Autrement dit, l’ensemble des frais engagés jusqu’à présent l’ont été grâce à la trésorerie de Tapage Nocturne. Rendre ce projet réalisable et pérenne implique de trouver de nouvelles sources de financement : sans cela, impossible de tourner un documentaire entier. » Et le succès a été au rendez-vous : après un mois de campagne sur KissKissBankBank, Marianne Danse a récolté plus de 30 000€. 

On est donc impatients de découvrir ce documentaire. Pour plus d’infos, rendez-vous sur la page Facebook de Marianne Danse et celle de Tapage Nocturne.