C’est l’annonce fracassante qui a été faite hier soir. Après 5 ans de magazine digital satirique, Ravelations s’arrête ! Mais le Wunderground français ne compte pas vous laisser bien longtemps sans votre dose de (fausse) information quotidienne. L’occasion de redécouvrir notre interview « after ». 

Hier soir, Ravelations postait un message sur Facebook annonçant l’arrêt temporaire de leur activité : « Manque de motivation et d’inspiration face à une scène qui devient (souvent) une caricature d’elle-même nous donnant l’impression amère de ne plus avoir grand chose à dire et de tourner en rond, manque de stagiaires (ils se sont tous suicidés), de main d’oeuvre qualifiée, manque de temps (on n’est plus au chômage), manque d’argent (on a dépensé toute la tune que vous nous avez filé pendant 5 ans), manque de folie et d’envie... ». On le sentait déjà depuis quelques mois. 

Pour autant, John et Stéphane, ses géniaux fondateurs, annonce une « looooooongue pause« , mais ne comptent pas pour autant vous laisser bien longtemps. La vérité, c’est qu’on en a tous besoin : « On vous laisse avec nos nombreuses archives qui vous permettront de ne pas nous oublier et de faire rentrer un peu d’argent grâce à la pub (donc cliquez, bande de rats, ne vous contentez pas de juste lire le titre, rigoler comme des dindes et partager). »

L’occasion pour nous de les remercier, et de vous repartager leur interview « spéciale after ». Merci Ravelations.

Comment vous êtes vous rencontrés ? En after ?  

Non pas du tout. C’était en 2002, à l’occasion du 35ème festival du timbre cosaque à Riazan.

Après quel genre d’after vous avez décidé de créer Ravelations ?

Nos regards louches se sont croisés, nos yeux vitreux imbibés de toutes sortes d’excès se sont compris. Nul besoin de parler, on ne pouvait pas de toutes façons. On s’est tout de suite plu, c’est venu comme ça, en un claquement de doigts.

Si le terme « after » faisait son apparition dans le dictionnaire de la langue française, quelle serait sa définition selon vous ?

Je crois que “after”, ça veut dire “après” en allemand.  

Si vous deviez aller faire l’after chez un artiste, ce serait lequel ?

Jean-Pierre Pernaut.

Et pour vous, quel est l’artiste qui est resté québlo en after ?

Le père de la tante à mon oncle.

Quels sont les 3 objets à ne pas oublier quand on part en after ?

Un CD d’Annie Cordy, une corde pour se pendre et une poêle.

Le pire spécimen qu’on peut y croiser ?

Laurent Romejko avec un tutu entièrement fait de papier toilette aux Folie’s Pigalle.

Le hype faux pas à ne jamais dire/faire en after ?

“Venez, on va faire l’after chez moi”. Quel con mais quel con.

Le track pour ruiner l’ambiance d’un after ?  

« Kannon 1 » de Sunn O)))

Le meilleur petitdéjdégueulasse à manger en after ?

Des Pitch trempés dans du vin blanc avec des œufs brouillés aux câpres.

Pendant la seconde guerre mondiale, quel aurait été la pire torture pour un mec en after ?  

Non mais ça va pas mieux vous… Passez au bureau, on va en parler.

Pour ou contre la sodomie en after du 5ème jour du Dour Festival (c’est à dire sans s’être lavé) ?

Nous sommes contre la sodomie d’une manière générale. C’est une pratique qui est aux antipodes de nos valeurs morales.

Les 3 meilleurs #EntenduEnAfter ?

J’ai pas compris ce que je voulais te dire

Non mais moi c’est fini les afters

Tant que je ne dors pas, on n’est pas demain

À combien d’afters peut-on venir avoir une dédicace de Ravelations pendant la tournée ?

On va dire que oui.

Ravelations : Site / Page Facebook