Sujet tabou, et à défaut. Dans l’industrie musicale, la santé des artistes est un fléau qu’il ne faut pas négliger. Le documentaire en ligne « Un peu, beaucoup, à la folie » s’est penché sur la question en détails. 

« Selon une association britannique, 7 musiciens sur 10 souffriraient de troubles mentaux. Un fléau récurrent qui se manifesterait généralement par des phases de dépressions et de crises d’angoisse« , commence le web documentaire de Robin Ecoeur, étudiant en master de journalisme à l’Université de Lorraine. Ce constat part d’une évidence : dans le milieu musical, acharné, très concurrentiel et sans répit, la santé des musiciens est trop souvent stigmatisée mais rarement envisagée comme un vrai fléau. Beaucoup d’entre eux, projetés subitement dans ce cercle infernal, manquent d’aide et d’accompagnement. 

Reste que si beaucoup s’accorderont à dire que faire de la musique est thérapeutique, « essayer d’y faire carrière est dévastateur. » Ce webdocumentaire s’attache donc à répondre et comprendre pourquoi vouloir à tout prix réussir dans l’industrie musicale peut être rédhibitoire sur la santé psychique et psychologique d’un(e) artiste. Un rêve pour beaucoup qui peut vite devenir un cauchemar : dépression chronique, alcoolisme, abus de drogues, suicides… L’industrie pourrait-elle être responsable des troubles mentaux des musiciens ? Entre promotion acharnée, tournées ou manque de reconnaissance, la réponse peut être « oui » sans toutefois la généraliser. 

Le webdocumentaire est divisé en trois chapitres et détaille très précisément ce phénomène : engagement des artistes, risques, manque d’implication de l’industrie musicale, manque d’aides – mais aussi les solutions possibles. Vous pouvez le consulter en ligne en cliquant ici