Il était une fois un petit garcon nommé Marvin Louis Burns. Né à Chicago le 13 mai 1962 d’un père guitariste professionnel et d’une mère directrice de MJC, il connu une accension fulgurante dans ce qu’on appelle aujourd’hui la House Music. On le retrouve ce vendredi au Zig Zag Club pour la 4ème édition du WIHMini Festival. A ses côtés, les 2 frenchy Nick V et Tibo’Z seront là pour former la triplette de choc, dans un club équipé d’un  Sound System qui s’avère être un des meilleurs de la capitale.

L’histoire du Petit Louis commence à seulement 12 ans lors d’une block-party. Lil’ Louis y joue ses premiers disques devant une foule hostile, composée de différents membres de gangs rivaux. On retiendra que le DJ débutant a su égayer et calmer les esprits rebels grâce à une selection musicale très funky. A 14 ans, il est  déjà décidé : DJ sera son métier. En pleine furie disco, ce jeune noir âgé de seulement 16 ans ouvre son premier spot à Chicago. Dès lors, il écumera les clubs internationaux. En 1989, il saute le pas de la production et sort son premier « vrai » album From the Mind of Lil’Louis, disque fondateur du mouvement de la house music. Grâce à cet album, dans lequel on retrouve les tubes French Kiss et I Called You, l’artiste connaît une renommée mondiale. Pour rajouter un petit cocorico au nom du track déjà évocateur, nous avons eu “la chance” d’avoir  Vincent Lagaf’ qui a parfaitement su sublimer ce track dans son potache Bo Le Lavabo.

Hit intoporel qui sait encore parfaitement embras(s)er les dancefloors du monde entier.

Lil’ Louis a su le 1er mélanger des styles différents comme le Jazz et le RNB pour créer la House de Chicago qu’on désigne aujourd”hui. Non content d’être un DJ de génie, il est aussi un musicien archidoué réclamé par des artistes d’horizons multiples et variés : le rappeur Jay-Z, la diva Donna Summer, le producteur Babyface, la jazzwoman Me’Shell Ndegeocello… la liste est longue. Pour ses compatriotes, Lil’ Louis est un personnage « bigger than life ». En 2009, il sort son premier roman autobiographique A Man’s Diary, où il énumère, sans balourdises, toutes ses conquêtes féminines. Le livre sera adapté sur scène avec le DJ-producteur dans le premier rôle.

Petite pépite sonore racontant l’histoire de Chicago et sa musique. Big Up aux français Gilles Escoffier (Gil le Gamin) et Olivier Mateu (Olivier M.) formant le groupe The Youngsters.

Prévu en 2013 mais finalement retardé, Lil’ Louis va sortir cette année son film-documentaire The House that Chicago Built, dans lequel il raconte l’histoire de sa musique. On peut retrouver dans une des ses vidéos, pas très joyeuse car il y évoque son père mourrant, la liste de quelques noms du casting comportant plus de de 100 DJ’s.

En voice une partie: la fine équipe du label Trax Records (Frankie Knuckles, Marshall Jefferson, DJ Pierre, Farley “Jackmaster” Funk, Larry Heard, Mr. Lee, Robert Owens, Ralphie Rosario), Steve “Silk” Hurley, Bad Boy Bill, Kenny Dope, Theo Parrish, Derrick May, Dimitri From Paris, Basement Jaxx, les gars de la BBC Radio 1 (Pete Tong, Benji B.), Kode 9, Ben UFO, etc. Il y en aura pour tous les goûts puisque David Guetta et Armin Van Buuren sont aussi crédités.

Pas de chichi donc ce vendredi au 32, rue Marbeuf à Paris, 4h de DJ Set pour render homage à un autre grand nom de la House Music qui nous a quitté ce 1 Avril, j’ai nommé Frankie Knuckles. Triste poisson d’Avril. 

BY NICOLAS CHÉNO

Comme toujours, Dure Vie vous fait la vie facile en vous offrant des places !