Située au Nord d’Amsterdam, la réserve naturelle du Twiske accueillera la 7ème édition du Lente Kabinet le weekend du 26 et 27 Mai. Ce rendez-vous bien connu des Amstellodamois, chapeauté par Dekmantel, s’inscrit dans la tradition des micros-festivals : programmation pour programmateur, politique de promotion « protectionniste »,  jauge raisonnable et nature florissante…  La preuve qu’il existe encore des planètes à explorer au sein de la galaxie la plus hype du game.

Lente Kabinet Festival, une institution made in Amsterdam

Préexistant au Dekmankel mais malgré tout présenté comme sa « petite sœur », le Lente Kabinet Festival est probablement l’entité la moins connue du grand public au sein de l’écosystème Dekmantel, dont le festival éponyme et les congénères croates et brésiliens cartonnent, à l’instar du label qui va sur ses 10ans.

Un choix volontaire de ses créateurs qui protègent depuis toujours l’événement d’un afflux toxique de touriste-de-la-hype (en partie) par la barrière de la langue. Le site du festival, comme sa page Facebook, communiquent exclusivement en flamand s’offrant de la sorte un public principalement composé de locaux et de visiteurs étrangers avertis par un bouche à oreille salutaire. Bien que, depuis l’année dernière, les cartes semblent avoir été rebattues face à la notoriété grandissante de l’événement, largement envenimée par les réseaux sociaux et une présence médiatique grandissante.

Le « laboratoire » du Dekmantel

Il faut dire que la programmation du Lente Kabinet ne laisse personne indifférent… L’affiche est un subtil mélange de DJs excentriques « en devenir », de niche et de pivots de la scène avec une emphase de plus en plus prononcée sur les groupes et les performances live. Lente Kabinet offre à n’importe quels mélomanes en quête de découverte la promesse tacite d’être bousculé dans ses habitudes d’écoute.

Une osmose rendue possible par un cadre naturel précieux, habillé d’installations artistiques sur-mesure et une jauge volontairement réduite dans lesquels on s’imagine facilement chalouper en écoutant Ben UFO, Maurice Fulton, Peggy Gou, Lipelis, Raphael-top-secret ou Sassy J. Quoi de mieux qu’être logé dans les hamacs à l’ombre des grands arbres pour écouter le son jazz-funk de Kamaal Williams, la fusion afro-jazz d’Ebo Taylor, les rythmes artisanaux puissants de KOKOKO! ou le son Houso-Reggaeton de DJ Python… ?

En un sens, le festival fait office de « laboratoire » pour l’équipe du Dekmantel qui vient y programmer les artistes en vogue de demain face à un public qu’ils savent aussi réceptif qu’exigeant. Il n’est pas rare de voir les prestations les plus « convaincantes » atterrir dans les programmations des « big brothers » l’année suivante… ce qui suffit parfois à remplir les calendriers des heureux élus de gigs aux 4 coins d’Europe pour les semestres à venir.

Pour les festivaliers présents sur place, c’est comme une avant-première où bière et bonne ganja remplaceraient pop-corn et coca-cola.

Envie de rejoindre l’échantillon-test ? Toutes les infos sont disponibles sur le site du festival ou sur l’événement Facebook.

© Photos Desiré van den Berg & Yannick van de Wijngaert