Fermés depuis neuf mois, les clubs n’ont pas pu reprendre un seul jour d’activité depuis le début du confinement à la mi-mars. Depuis, de nombreux acteurs tentent presque quotidiennement de faire réagir le gouvernement face à leur situation très précaire et la nécessité de trouver des solutions supplémentaires, financières ou opérationnelles, afin de ne pas voir leur secteur disparaître. 

En juillet dernier, certains élus de Berlin avaient été les premiers à avoir l’idée de libérer de grands espaces en plein air afin d’en confier les clés aux clubs de la ville. En France, c’est Frédéric Hocquard, l’adjoint à la mairie de Paris en charge du tourisme et de la vie nocturne, qui l’a évoqué la semaine dernière dans une interview au magazine Regards.fr. 

Avec la fermeture des clubs et la saison noire des festivals cet été, Frédéric Hocquard évoque le fait de devoir absolument « garder un lien nocturne« . « La nuit, c’est le temps du commun. On a pas seulement un problème économique, c’est un problème social, de lien entre les individus. Un problème démocratique« , explique-t-il.

Dans le plan de relance du tourisme et de la vie nocturne entamé cet été, l’idée d’utiliser des espaces extérieurs de la mairie de Paris pour y organiser des événements serait envisagé. « Le plein air est sept fois moins contaminant au niveau du virus que ne l’est l’intérieur« , poursuit Hocquard, qui évoque des espaces comme le Bois de Vincennes ou dans des lieux de Congrès.

« Ce qu’on va travailler à partir du « déconfinement », c’est à dire mars/avril, c’est la possibilité de pouvoir faire des choses en l’extérieur la nuit. La nuit doit continuer et ce sera difficile dans les lieux fermés, donc on doit la faire en extérieur. » Les clubs pourraient aussi être mobilisés pour participer à des programmations hors-les-murs. 

Une première avancée à l’image de l’initiative de la friche Border City l’été dernier aux Docks de Paris qui avait fait respirer les fêtards parisiens.