DJ et musicien originaire du Canada, Jex Opolis crée son propre label Good Timin’ à New York en 2013, qui a depuis lors gagné une renommée mondiale grace à une série d’EP. Le label fêtait son cinquième anniversaire cette année et le Black Flamingo (NYC) accueillera la petite sauterie organisée à cette occasion.

Le projet Good Timin’ est né en 2010 sous la forme d’une soirée mensuelle dans un club de Toronto. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ces soirées ? 

C’était des soirées assez intimes, on jouait tout sur vinyles. Je n’avais pas de sac pour ranger mes disques du coup j’utilisais une valise à roulettes. J’étais en recherche active de musique depuis de nombreuses années avant même la naissance de Good Timin’, mais à ce moment-là  j’ai un peu lâché prise pour organiser quelque chose de fun, tout simplement. Je jouais pas mal de morceaux rock, comme Ned Doheny, de la disco, de la funk… Honnêtement, à peu près tout sauf de la musique électronique. Quelques amis mixaient avec moi de temps en temps mais c’était principalement moi qui jouait durant cinq heures. Je dépensais les sous gagneés pour acheter des vinyles et pour payer mon prêt étudiant. J’ai fait ça pendant trois ans et c’est devenu “quelque chose” avant même que je ne m’en rende compte.

Ce « quelque chose » est ensuite devenu un label en 2013.

C’est à cette époque que j’ai voulu sortir quelques-unes de mes productions. Après trois années d’événements organisés sous le nom Good Timin’, j’ai donc naturellement décidé d’appeler mon label par le même nom. J’avais déjà eu quelques mauvaises expériences en travaillant avec d’autres labels, du coup j’ai décidé de créer le mien pour garder le contrôle total. J’ai sorti cent copies de mon premier disque (financé par mes économies pour les impôts), PPU a mis la main sur une copie et l’a partagé à une plus large audience. Cinq années, onze sorties de disques et un nombre incalculable d’heures derrière les platines plus tard, je suis heureux d’avoir dépensé l’argent de mes impôts pour financer mon premier disque !

Qu’avais-tu à l’esprit pour la direction artistique du label lors de sa creation ? Es-tu resté sur cette idée ou as-tu ouvert le champ des possibilités ?

Au début, je voulais essentiellement créer de la musique mélodique, atmosphérique et groovy. Dans le style balearic. Mais ma patte s’est sûrement endurcie depuis ces cinq dernières années. Depuis que j’ai emménagé à NYC et que je joue en club, logiquement je produis de la musique de club, même si j’essaye malgré tout de garder de la mélodie et du groove.

Tu as aussi tenu une émission de radio sur TRP de 2014 à 2016 ?

C’était une émission très éclectique : disco, house, boogie, mais aussi des morceaux plus lents. Je mixe maintenant de temps en temps pour The Lot Radio, j’essaye d’y jouer de nouvelles sorties. Il y a plein de bons petits producteurs, autant supporter la jeunesse que de vivre dans le passé.

Quels sont les projets à venir pour Good Timin’ ?

De nouvelles sorties, de nouveaux morceaux et toujours plus de fun !

Un morceau que tu écoutes en cachette ?

“Black Velvet” d’Alannah Myles. Ayant grandi au Canada, c’était un gros tube ! On l’écoutait tellement pour rigoler qu’on a fini par l’aimer. J’en ai même fait un remix que j’ai joué pour un show sur NTS Radio il y a quelque temps. (rires)

Les trois disques qui ne quittent jamais ton sac ?

Ton souvenir le plus fou durant un gig ?

Une fois je jouais pour une fête en plein air sur les rives de la East River avec Ivan Berko, la soirée battait son plein, il y avait 400 personnes qui dansaient et un jeune touriste européen est venu derrière les platines avec sa clé USB et m’a demandé s’il pouvait jouer. Pas la peine de dire qu’on a refusé…

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