Face à la flambée de l’épidémie et un nouveau confinement en Angleterre, le promoteur du festival Isle Of Wight a demandé au Premier Ministre Boris Johnson de collaborer avec l’industrie musicale, qui souhaite prêter ses clubs et salles pour aider à la vaccination. 

L’Angleterre fait partie des pays européens les plus touchés par la crise sanitaire. Face au rebond des contaminations et l’apparition du nouveau variant du virus plus contagieux, Boris Johnson a décidé il y a quelques jours d’un nouveau confinement de toute la population qui pourrait durer au moins jusqu’en mars. Seul petit espoir pour beaucoup : la vaccination. 

Cette semaine, John Giddings, l’organisateur du festival Isle Of Wight, a demandé à Boris Johnson d’autoriser l’industrie musicale à participer à l’administration des vaccins pour la COVID-19. Dans un tweet directement adressé au Premier ministre, le promoteur a affirmé que le secteur événementiel faisait partie de ceux les plus durement touchés par la pandémie, et que les personnes volontaires y appartenant travailleraient « 24 heures sur 24 » pour s’assurer que les vaccins puissent être administrés dans les lieux et les espaces – clubs, salles de concerts, etc.

« Cher @BorisJohnson – nous sommes le secteur de la musique – nous avons des milliers de personnes qualifiées capables de gérer des événements et des théâtres/clubs/arenas vides – donnez-nous les vaccins et nous travaillerons 24 heures sur 24 pour les trier ? »

D’autres ont suivi le mouvement, comme Jeremy Joseph, patron de la boîte de nuit londonienne G-A-Y et PDG de l’agence Solo Music, affirmant que son établissement et d’autres salles de la capitale britannique avaient déjà proposé leurs salles au conseil municipal de Westminster pour accueillir des centres de vaccination ou de tri des vaccins. 

« G-A-Y & Heaven ont déjà offert tous ses locaux au conseil municipal de Westminster. Le dancefloor de Heaven a déjà été divisée en cabines de distanciation sociale, lorsque nos salles ont été rendues COVID-compatibles. Nous travaillons depuis plus de 10 ans avec le NHS pour effectuer des tests de dépistage du VIH, nous sommes donc prêts.« 

Une idée rejointe en France par Stéphane Manigold, co-fondateur et porte-parole du collectif Restons ouverts, qui enjoignait ce jeudi 7 janvier au micro de France Info de transformer les clubs et discothèques en centres de vaccinations d’urgence.