Ce samedi signe le retour d’Alternative Projects, cette équipe créatrice d’événements alternatifs et atypiques dans Paris et sa région. Après deux premières éditions qui avaient marqué les esprits (le Préambule en octobre à la Grande Halle de la Villette avec notamment Laurent Garnier et Terrence Parker puis à l’Espace Chevreul de Nanterre pour une soirée techno de haute voltige avec notamment Boston 168), la troisième étape aura lieu le 15 juillet au Pavillon Baltard. 

Dans ce marathon de 17h, 3 scènes seront développées sur 2 spots, et avec elles un line-up à faire pâlir toutes les têtes bronzées de ce début d’été. Outre les légendaires Derrick May et DJ Pierre venus représenter respectivement les sonorités de Detroit et Chicago, Ark (en live), Lakuti, Marion Poncet, Neue Grafik, Mr. Raoul K, Pouvoir Magique, MoMs et Romain Dafalgang complèteront la sélection de la journée. Et comme l’équipe a également pensé à tous ceux qui voudraient un shot technoïde après avoir écumé la crème de la house, la fête se poursuit en after au Rex Club avec Blawan, Roman Poncet, Wlderz et le résident de Newtrack, Thomas Delecroix en live. 

À quelques jours de l’événement, rencontre avec l’équipe d’Alternative Projects autour du projet : créer une expérience unique qui allie culture et musique électronique afin d’ouvrir le public à de nouvelles perpectives artistiques. La solution semble toute trouvée : « Warehouse Alternative ». 

Teaser # 3 : Warehouse Alternative – Madness

[HELL YEAH] Derrick May et DJ Pierre rejoignent le plateau de notre Warehouse Alternative – Madness au Pavillon Baltard ! Nous avons donc 19 artistes de 5 nationalités, 17h de son, 3 scènes sur 2 spots, et près de 4000 danseurs … la folie quoi ! Merci à Tom DGA – Film Maker pour cette vidéo ;)Pour fêter ça on met 3×2 places en jeu, il suffit de liker le post et de le partager en public !

Posted by Alternative Projects on Dienstag, 13. Juni 2017

La naissance du projet

L’histoire est simple : Alternative Projects découle du travail que l’on fait avec Newtrack depuis 2012. C’est d’ailleurs grâce à l’idée d’un projet que nous souhaitions porter avec notre collectif qu’a germé dans notre tête l’idée avec Alice, une collègue du collectif, sur une friche SNCF qui avait fait l’objet d’un appel à projet. Ce dernier finalement avorté nous a donné envie de pousser plus loin notre envie de produire des événements éphémères, culturels et surtout inoubliables… Pour cela, nous devions nous sortir du statut associatif qui nous limitait. Cela ne nous empêche pas de continuer notre travail avec Newtrack auquel nous sommes très attachés.

Quelle nouvelle alternative pour le public en warehouse ? 

Avec Newtrack, on vient de l’univers clubbing. On a produit des soirées un peu partout dans Paris et on s’est bien rendus compte qu’on était quand même limités sur certains points plutôt importants. On souhaitait pouvoir s’exprimer à fond, et l’on a imaginé l’ « événement parfait » : un immense espace, de l’éclectisme, des produits de qualité à boire et à manger, des artistes exposants pour faire de belles rencontres, une scénographie qui change à chaque événement et c’est ce qu’on essaye de proposer à chacune de nos éditions avec Alternative Projects.

La Grande Halle de la Villette, l’Espace Chevreul de Nanterre, le Pavillon Baltard… Comment on « repart de zéro » pour investir un nouvel espace ?

Repartir de zéro, c’est surtout une façon d’expliquer qu’on part de rien à chacune de nos éditions. Nous n’utilisons que des spots qui sortent de l’ordinaire et qui ne sont pas forcément faits pour recevoir des événements de musiques électronique de cette ampleur. Les lieux sont souvent vierges et nous devons donc construire ces projets de A à Z. On a la main mise sur tous nos produits, matériel technique, équipe de sécurité, de barmans, ce qui nous laisse maître de notre staff et de tous les éléments de notre événement. Ça nous permet d’être exigeants pour ne proposer que le meilleur à nos chers danseurs !

Quel retour pour la rave (en warehouse) aujourd’hui ? 

C’est plutôt l’état d’esprit de la rave qui revient plutôt que des évènements. Une soirée avec des gens de tout milieu, de toute race, de toute orientation sexuelle, tout le monde est le bienvenue et se retrouve au même endroit sans se juger, juste pour passer un bon moment.

L’underground ne va pas forcément se définir dans le lieu mais sur sa ligne conductrice, artistique et dans sa population. Le Warehouse permet juste plus de liberté qu’un club et ce doit être cela qui a plu aux nouvelles générations.

L’espace d’expression et de liberté qui représente nos « chills » à nos événements se traduit surtout via les expositions d’artistes que nous produisons. Lors du prochain événement vous aurez par exemple 20 mètres de sculptures plastiques, un artiste peintre, une dessinatrice, des graphistes, du body painting et live painting. On veut vraiment que cet espace permette aux gens de se détendre, de se rencontrer et qu’ils découvrent de nouvelles choses.

 

On se souvient de Laurent Garnier et Terrence Parker pour la première en octobre. Il fallait frapper fort pour accrocher le public dès le préambule ?

Oui, on a voulu commencer fort pour attirer l’attention sur notre jeune structure et nos futurs projets mais c’était aussi une évidence pour nous vu que nous avons trouvé le lieu avant de définir le plateau, ce qu’on fait d’ailleurs à chaque fois pour que la DA soit au plus proche de l’univers du lieu qu’on utilise.

On espère frapper fort à cette édition également puisque nous allons bientôt révéler une nouvelle identité d’événement que nous développons avec Alternative Projects, et nous allons avoir besoin de toute votre attention.

Les lieux sont aussi souvent emblématiques : la Halle de la Villette, le Pavillon Baltard… Vous aviez envie de recréer une histoire dans ces lieux historiques ? 

On souhaite vraiment proposer des évènements dans ce type de lieu, c’est notre façon de prouver que la musique électronique est un art à part entière et qu’il ne doit pas se limiter aux clubs pour exister.

Les lieux historiques nous permettent une crédibilité auprès des institutions, de rendre notre projet moins effrayant pour ces derniers car la musique électronique et son public ne font malheureusement pas toujours bonne impression à cause de quelques vieux préjugés qui ont du mal à bouger. Le fait d’avoir reçu 4000 personnes toute une journée dans un lieu classé monument historique sans qu’il n’y ait aucun incident donne vraiment une crédibilité à notre projet.

Mais nous n’avons malheureusement pas encore exploité le côté historique pur et dur de ces lieux. On compte bien le faire avec la prochaine identité d’événements dont je vous parlais plus haut. On a hâte de vous en dire plus à ce sujet.

Le Pavillon Baltard quant à lui nous a fait tout de suite confiance pour réaliser un évènement. Étant maintenant une salle de spectacle, on ne va pas tant dénaturer le lieu que ça mais on compte bien y apporter note patte et notre univers pour en faire le temps d’une journée un temple de la fête.

Pourquoi « Madness » ?  

Pour rappeler cette dose de folie que la musique nous procure, cette transe proche de la perte de contrôle lorsqu’un artiste vous tient du début à la fin de son set. On pense vraiment que tout événement doit avoir une dose de folie et on voulait y consacrer une édition. Vous verrez, elle portera bien son nom !

Outre la grande stage, on trouvera une deuxième scène (par le collectif Triple D) spécialisée afro-house. Pourquoi ce choix ?  

On voulait rester sur le thème Madness et on a pensé à cette scène chamanique qui correspondait plutôt bien, et notamment dans la décoration de la scène construite par Triple D qui sera réalisée par un des membres du collectif Otto10. Le résultat s’annonce bluffant.

Pour le plateau, on a choisit notre casseur de dancefloor préféré Mr Raoul K avec qui on avait déjà collaboré plusieurs fois avec Newtrack. Le duo Pouvoir Magique, fondateur du label Mawimbi qui nous étonne à chacune de leur sortie. Notre House Gangster préféré Romain Dafalgang qu’on a surtout pris pour son talent de booty shaker (c’est quasi impossible de ne pas danser pendant ses sets), et enfin nos résident Newtrack, Moms et le trio Midweek Sunsystem, en qui nous avons toute confiance pour mettre le feu sur cette scène extérieure.

N’oublions pas la cerise sur le gâteau : 20Kw de Funktion-one EVO6 comme soundsystem pour danser au soleil avec un son parfait.

Avec un format 14h-minuit, c’est la volonté de réinventer la fête – confinée et de nuit – en espace extérieur ET en journée ? 

On veut proposer des choses différentes du début à la fin du projet, ça implique donc des horaires différents et cela nous arrange également pour les problèmes avec le voisinage. Le plus positif dans tout cela, c’est vraiment l’ambiance que cela engrange. La journée l’ambiance est beaucoup plus festive, moins dans l’excès comme on peut voir à certains événements. Les festivaliers sont plus ouverts à des rencontres et s’ouvrent donc plus aux gens.

On comprend cependant que certains souhaitent danser jusqu’au petit matin, et c’est pour cela qu’on a organisé l’after au Rex. L’aftershow reste dans le thème de l’événement puisqu’il s’annonce très fou aussi avec nos invités Blawan et Roman Poncet qui sera d’ailleurs le représentant skyzophrène de cette édition : il ouvrira au Pavillon Baltard sous son Aka Marion Poncet et clôtura au Rex sous son Aka Roman Poncet ! Sans oublier nos résidents Newtrack : le duo Wlderz qui fête sa dernière sortie sur le label Skryptöm et Thomas Delecroix qui fête lui aussi une date sur son label Rive droite Records.

On fera la fête comment chez vous ?

Notre vision de la fête se traduit réellement dans les évènements que nous réalisons car on les fait vraiment avec tout notre cœur et beaucoup de passion. On veut rendre les gens heureux le temps d’une journée autour d’artistes que l’on aime et que l’on respecte, le tout dans un cadre idyllique et dans les meilleures conditions d’accueil possible.

Samedi 15 juillet : Warehouse Alternative – Madness

Alternative Projects / Newtrack