Créé il y a maintenant 4 ans, XLR est une équipe bien implantée dans la scène underground lyonnaise et qui sait s’adapter aux changements des mouvances. Leurs évènements savent satisfaire une grande variété d’amateurs par une proposition de programmation diverse et variée mais toujours qualitative. Leur richesse provient sûrement de cette alliance de styles, issue des goûts des artistes qui composent le collectif.

 

Tout d’abord, pourquoi XLR ? Est-ce une référence au câble XLR ? Et comment votre association s’est-elle formée ?

C’est exactement le câble ! Arthur et moi sommes les deux fondateurs de l’association. On était tous les deux en pharma et on voulait créer quelque chose qui sorte de ce cadre. On a commencé par démarcher des bars pour mixer, nos premiers clients étaient en pharma et le bénéfice qu’on dégageait était directement réinvesti dans nos soirées. Au début, on était que des pharmas dans l’association puis on a rencontré des artistes comme Dial, qui est avec nous depuis la première année et qui fait toujours parti de la team. Aujourd’hui, XLR ne compte plus que 4 pharmas parmi sa dizaine de membres.

Que recherchez-vous dans vos évènements ? Dans quel état d’esprit sont-ils organisés ?

On conçoit pas les gens comme des clients, mais comme des gens qui nous suivent. C’est important pour nous de se faire plaisir et de leur faire plaisir. Le but pour nous n’est pas de faire un gros guest : on se renseigne sur les artistes déjà venus à Lyon pour proposer de la nouveauté aux Lyonnais. XLR, c’est pas nous qui le faisons évoluer, c’est les gens qui nous suivent.

 

Que penses-tu de la vie nocturne lyonnaise et de son évolution ?

Les soirées lyonnaises c’était déjà bien avant qu’on soit là. Je ne prétends pas avoir fait évoluer le monde de la nuit lyonnaise. Je pense que c’est l’ensemble des associations qui l’a fait évoluer. Tapage Nocturne, Station Essence ont été créées en même temps que nous. XLR est né dans une période d’essor des associations. Maintenant, elles sont beaucoup plus rares ou on les entend moins…

 

Comment avez-vous évolué depuis votre création ?

Nos soirées s’appelaient « Eargasme » et maintenant elles s’intitulent « XLR presents » parce qu’on peut recevoir des guests. Aussi, notre style évolue. On était très deep house au début, on a eu une récente phase techno avec Dial, et maintenant on se diversifie de nouveau. On revient un peu à la deep house. On est transgenre chez XLR, on est tous bénévoles et on veut tous se faire plaisir.

 

Vous réalisiez une grande partie de vos soirées au DV1. Quel fût l’impact de la fermeture du club sur XLR ?

Le DV1 c’était 90% de nos soirées, on faisait 10 soirées sur 11 là-bas… Maintenant c’est plus compliqué. On ne fait pas moins de soirées mais on organise de plus grosses soirées disons. Le Petit Salon est assez ouvert sur les propositions qu’on leur fait et les boîtes de nuits sont bien adaptées au monde de la nuit lyonnaise. Mais bon, c’est pas pareil … Au DV1 on était à l’aise, c’était chez nous. Le cadre était plus petit et plus intimiste. Même si les têtes d’affiches étaient plus petites, les soirées étaient différentes mais pas moins bien.

 

Y a-t-il une soirée XLR qui t’a particulièrement marquée ?

Pour les 2 ans d’XLR au DV1, on les avait pas prévenu qu’on arrivait avec des sacs de plumes et des ventilos. On a fait un soufflet de plumes en plein milieu de la soirée. Ils nous en ont voulu pendant 2 ans. Mais bon… Yvan, le gérant du club, nous considérait comme un collectif sérieux et qui se prenait pas au sérieux, donc il a fini par nous pardonner.

 

Quels sont les projets à venir pour XLR ?

On a toujours des idées qui nous titillent : un open air, pourquoi pas un festival à moyen terme avec tous nos styles réunis : de la deep, de la techno, des groupes live comme Yarosslav.

 

Le slogan de Dure Vie est « la vie est dure, on vous l’adoucit ». Qu’est-ce qui rend la vie plus douce pour toi ?

La musique hein. C’est ce qui nous fait vivre. On n’est pas du milieu et c’est ce qui nous a fait grandir. On a une vraie passion pour la musique sans avoir baigné dedans. C’est ce qui nous passionne et c’est cette passion qui permet à XLR d’évoluer.

Leur rentrée 2016

Septembre (Darius) : EVENT

Octobre (Claude VonStroke) : EVENT

Novembre (Slam) : EVENT

Merci à Théophile d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

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