Mais qui se cache derrière le label Kann ? Ils sont trois, mais pour ne vous en nommer qu’un : Sevensol est une des pièces maîtresses qui composent le label. Créé en 2008, le label allemand a aujourd’hui une dizaine d’années et une trentaine de disques derrière lui. De Leipzig à Paris, Kann sera mis à l’honneur le temps d’une soirée à la Station Gare des Mines. C’est le 9 novembre que le lieu accueillera entre autres DJ Dustin, Sevensol (lui-même), Bender en live, Perm et Jacques Bon. En attendant, Sevensol a accepté de revenir sur son parcours et celui du label qui occupe aujourd’hui une majeure partie de sa vie.

Kann ça a l’air d’être une belle histoire, comment et quand avez-vous fondé le label ?

Nous nous sommes assis ensemble avec plusieurs tracks sur le balcon de Jan (Map.ache) en 2008 approximativement. Puis nous avons simplement décidé de faire notre propre chemin avec notre propre musique.

En plus d’être un label, Kann était aussi un magasin de disques ?

Avant je travaillais chez « Freezone Records » à Leipzig et après le départ du propriétaire (Filburt), je ne voulais pas m’arrêter alors j’ai eu l’idée de combiner le label et la boutique. Nos dossiers et nos affaires étaient déjà dans le magasin donc c’était surtout une partie logistique à régler. J’ai eu de très bons moments en tant que diggeur à faire fonctionner un disquaire, je dois dire aussi que c’est toujours sympa d’avoir la plupart de vos amis qui se présentent régulièrement.

Quel est votre lien avec le festival Nachtdigital ?

Nous sommes tous deux plus ou moins actifs sur la scène rave locale depuis les années 2000. Depuis qu’ils ont quitté la campagne pour Leipzig, nous avons croisé Steffen Bennemann, le responsable des sélections pour les line-up du festival depuis plus de 12 ans, et Leo, assez souvent d’ailleurs, qui est l’un des fondateurs de Nachtdigital. Je me souviens juste du soir où ils nous ont demandé à Manamana (Map.ache et moi-même) de venir jouer lors de la prochaine édition en 2008.

Nous n’avions jamais assisté au festival auparavant mais nous savions que ce serait quelque chose de vraiment spécial pour nous. Le temps est passé, l’été est arrivé et nous avons joué à l’ouverture de la scène tente juste avant Lawrence et nous avons passé un très bon moment. Par la suite, nous sommes devenus résidents et avons joué au festival chaque année. Cela peut sembler exagéré, mais pour nous, c’est vraiment le meilleur festival de musique.

Vous organisez régulièrement des soirées à Conne Island, qu’est-ce que ce lieu a t-il de si particulier ?

Jan (Map.ache) travaillait à Conne Island pendant dix ans en tant que bookeur. Nous avons tous deux grandis là-bas et sociabilisé dans cet endroit merveilleux. Avant, il y avait une sorte de climat familial avec une vibe vraiment très spéciale, mais c’est surtout le système son et le monitoring qui sont tout simplement les meilleurs de Leipzig. C’est une simple pièce avec d’énormes haut-parleurs stéréo de chaque côté du booth.

Il semble que les labels Kann, Giegling et Smallville soient très liés. Quelle est votre relation ?

Giegling, KANN et Smallville sont des amis proches depuis 2008. Nous avons presque commencé nos labels en même temps avec une vision et une approche similaires. Je me souviens avoir rencontré Dustin et Konstantin pour la première fois à Weimar à une soirée où je pouvais parler de notre expérience avec le label, comme ce fut le cas pour nos premiers disques, et ils étaient sur le point de commencer avec Giegling en tant que label et collectif. Nous nous sommes donc rencontrés, avons dansé et finalement joué régulièrement ensemble.

Rendez-vous le 9 novembre à la Station Gare des Mines (PARIS) de 22h à 6h pour découvrir le label.

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