Photo à la une Ⓒ Le Viet Photography

En France, du haut de ses quatre éditions, le Sarcus Festival a su combler l’une des principales attentes que l’on recherche dans un événement : se sentir (vraiment) bien, en famille. Et comme un festival n’a lieu qu’une seule fois par an, son équipe a créé les « Maison Sarcus », des événements ponctuels qui ont lieu dans différents clubs de Paris tout au long de l’année, et qui dépaysent pourtant au même titre que leur grand frère. Rencontre avant la prochaine édition à ne pas manquer, ce vendredi 6 décembre au Petit Bain.

Comme lors du festival qui mise sur une programmation à 100% d’artistes et collectifs français, l’événement accueillera de 21h à 6h la riche scène locale. À l’honneur, le duo et label emblématique de la scène minimale-house française  Hold Youth (Seuil & Le Loup), le digger Miclea, et Daïf (Tone Dropout, Art of Dark) prendra les commandes du DJ Booth installé au centre du club pour le closing. Dans la cantine, les résidents Jacky Jeane (M.A.L.E.S) & Projecture (Groove Boys Project) se relaieront toute la nuit dans une vibe disco, funk, house & rare grooves.

Comment ont été pensés les événements Maison Sarcus ?

Noé – Co-fondateur, programmateur musical : La Maison est l’emblème du Sarcus : c’est un endroit familial, chaleureux, que nous voulons aussi ouvert, festif et coloré. Cette idée a été inspirée par le premier manoir qui nous a accueilli en Picardie, sorte de grande maison, nous donnant aussi avec Guillaume – co-fondateur et illustrateur – l’idée du logo.

Puis nous avons eu envie de recréer cette maison ailleurs que sur le festival, de diffuser cet état d’esprit plus régulièrement, et nous avons commencé à organiser des événements en Off du festival appelés « La Maison Sarcus » dans différents lieux en France.

Comme le festival, les téléphones sont interdits à ces événements. Quelle nouvelle relation cela apporte-t-il à l’expérience de la soirée ? 

Gabriel – Responsable bénévole & photographe : Le téléphone ça peut être un outil anxiogène qui t’égare et qui capte toute ton attention quand l’essentiel se passe ailleurs. Sans lui on peut dire que l’expérience est plus riche et authentique, ça crée plus d’ouverture. En revanche ils ne seront pas interdits vendredi, la logistique des pochettes Yondr est parfois compliquée pour certains clubs, mais on mettra des gommettes sur les appareils photos pour au moins éviter les dizaines de portables qui se lèvent dès que les DJs passent de gros tracks !  


Quels lieux avez-vous déjà investis, comment sont-ils mis en place ? (scénographie, VJing, etc…) 

Antonin – VJ, réalisateur & Programmateur Arts Numériques : On a investi le Petit bain, la Bellevilloise, le 6b, la Rotonde… On essaie de surprendre le public avec des installations vidéos immersives qui leur font découvrir ces lieux atypiques sous un autre angle. À l’image du Sarcus Festival c’est une volonté de mêler les arts et de laisser les artistes expérimenter et innover.

On a envie d’aller encore plus loin en ce sens d’ailleurs, que ce soit avec plus d’arts vivants, de grandes projections vidéo ou encore l’ambient & visual room testée à notre dernière maison Sarcus à La Bellevilloise : on a installé une trentaine de gros fatboys et de grandes toiles qui descendaient du plafond et sur lesquels nos VJs projetaient, tout ça avec de la musique ambient et expérimentale, c’était très cool.

« Une maison est un endroit fait pour accueillir une famille. Dans une famille, il y a de tout : du tonton relou à la grand mère sénile, en passant par le cousin que tu trouves trop stylé. Et quand il faut se retrouver pour les fêtes, tout ce petit monde investit la maison, tout le monde est content. »

Y retrouve t-on l’ambiance du festival, chère à votre organisation ?

Pierre-Louis – Production événementielle & admin : L’ambiance du festival prend essence à travers les gens qui le font vivre. À chaque Maison Sarcus que nous organisons, les ami.e.s du Sarcus se retrouvent et développent la même énergie que celle qui les a fait vibrer durant le festival, c’est donc souvent une belle fête !

Parfois, certains laissent place à de nouvelles personnes qui sont accueillies avec la même bienveillance. Niveau déconnexion, c’est plus difficile de retrouver celle du festival mais nous travaillons dessus !

Comment définiriez-vous « La Maison Sarcus » ?

Constantin, Responsable bénévole & bricolage : La Maison Sarcus symbolise un univers chaleureux et accueillant où les gens sont invités à s’amuser, partager, échanger dans la simplicité ! Que ce soit pour une soirée en ville ou pour un festival dans un château tout un week-end, nous voulons proposer de se reconnecter avec l’essentiel et avec les autres !

Le sans portable représente particulièrement bien cette volonté mais pas seulement, nos équipes de bénévoles, les lieux que nous choisissons, les installations et les choix musicaux sont tant d’éléments qui contribuent à créer une ambiance particulière qui favorise le partage et la bienveillance.

Ⓒ Le Viet Photography

Sarah, co-programmatrice spectacle vivant et responsable accueil artiste : Au-delà des soirées parisiennes, la maison sarcus est avant tout un espace ou chacun apporte sa petite pierre : on est toutes et tous arrivés avec un bagage différent, des passions et des intérêts qui nous étaient propres, et au fur et à mesure on a commencé à dessiner un endroit pluriel, a l’écoute des aspirations de chacun et chacune.

C’est un lieu qui tend à s’ouvrir et à briser des murs (le comble pour une maison !). C’est un espace en perpétuelle mutation, un laboratoire d’expérimentation où on essaye de se renouveler et d’exploiter au maximum l’expérience de déconnection. La Maison Sarcus est peut-être un peu trop associée à la nuit parisienne mais on voudrait en faire davantage une maison mouvante, un peu comme une grande caravane. 

Gabriel : Une maison est un endroit fait pour accueillir une famille. Dans une famille, il y a de tout : du tonton relou à la grand mère sénile, en passant par le cousin que tu trouves trop stylé. Et quand il faut se retrouver pour les fêtes et bien tout ce petit monde investit la maison, tout le monde est content, tout le monde festoie, et si il y a de la musique c’est encore mieux. La maison Sarcus c’est ça, c’est la famille qui fait la fête en musique.

Noé : Ce sont des fenêtres grandes ouvertes, pas de porte, des disques et des livres à la place des murs et une piscine sur le toit avec pleins de potes dedans !

Retrouvez toutes les informations de la prochaine Maison Sarcus, ce vendredi 6 décembre au Petit Bain sur l’événement Facebook.