Photo en une © Etienne Boulanger

Parmi les nouveaux talents live qui émergent depuis ces dernières années, LB aka Labat tire son épingle du jeu. À coups de machines iconiques, MPC, TR-808 ou TB-303, sa panoplie d’influences et de styles musicaux donne un live puissant et inédit. Il sera notre invité ce vendredi sous le Palais de Tokyo, à l’occasion du grand Carnaval électronique pour fêter notre sixième anniversaire.  

Depuis quand fais-tu ce live, Elevation 1993 ?

J’ai commencé a y réfléchir l’été dernier, pour enfin le finir début de cette année.Ca m’a pris six mois environ pour le construire.

C’était quand la première ? Tu nous racontes la date du Transbordeur ?

La premiere c’était au Central de La Machine du Moulin Rouge avec Marcel Vogel qui faisait le début de soirée. Mon frère et mes potes étaient la avec moi, c’est le seul live que j’ai enregistré à ce jour… À part bien sûr dans la grande salle du Transbordeur où les équipes de Nova ont filmé. 2000 personnes dans une salle de concert, ça ne fait pas rien… J’étais un peu stressé au début, de peur que ça ne sonne pas bien ou bien qu’après la grosse performance de Little Simz, le public ne comprenne pas le live avec un seul gars sur ses machines. Mais je dois dire que le public me l’a bien rendu, j’ai vraiment bien senti la salle et la vibe aussi. 

Quel est ton set up ?

Ça va faire quatre ans que je fais du live. Le premier, c’était pour Boiler Room à Lyon, avec deux MPC 2000 XL et mes morceaux sur disquette zip. Aujourd’hui ça n’a pas trop changé, j’ai toujours les disquettes et les lecteurs ZIP avec moi. Les seuls ajouts sont une 808 / 303 (réédition de Roland Boutique), ça sonne super bien et c’est pratique à transporter..

Quels genres/styles musicaux y intègres-tu ?

C’est toujours de la musique à base de samples… La seule chose qui ait vraiment changé de mon point de vue c’est qu’il est bien mieux adapté pour un format club ou grande salle. Avec l’ajout de la 808 / 303 et des tracks bien plus rapides, je peux le jouer sur d’autres tranches horaires que mes anciens live. Y’a de la house, de la techno, de l’acid et des samples de funk & jazz aussi.

Tu as eu des modèles/références avant de te lancer ?

Pas que je me souvienne non, je ne saurais plus vraiment dire pourquoi je me suis lancé, à part du fait qu’on m’ait commandé mon premier pour Boiler Room.

Quelle différence/plaisir différent prends-tu à faire ce live par rapport au DJ set ?

Pour avoir fait du live depuis quelques années, je dois dire que ça a toujours était un gros stress pour moi, bien plus qu’un DJ set. D’une certaine manière, j’ai vraiment l’impression de me mettre à nu devant moi même et les autres. Tu es en face de toi, de tes qualités du moment mais aussi de tes défauts… c’est très spécial.

Dans mon setup, la track list des morceaux que je vais jouer sont prédéfinis, ma seule part d’improvisation reste la manière de construire les morceaux. Ça donne une sacrée dose d’excitation et une énorme chute de dopamine. Pour ma part, je donne vraiment tout… Et puis, le DJ set c’est une toute autre performance, je prends ça bien plus comme un partage d’événements que je vis (l’histoire qu’a le vinyl que je vous passe), ou bien des enchaînements techniques ou encore des prises de risque que l’on peux avoir à certains moments.

C’est un aller et vient de sentiments très différents, ça peut être de la fatigue quand on joue toute la nuit mais tout en passant par des moments de transe que me procure la musique que je passe. Un mix, c’est vraiment du donnant donnant entre le public et le DJ, on ne le dira jamais assez. Ce n’est pas qu’une question de technique mais une confiance qui se crée pendant plusieurs heures voire toute la nuit.

Le live inédit de LB aka Labat est à voir et à expérimenter ce vendredi sous le Palais de Tokyo, pour notre 6ème anniversaire. Plus d’infos sur l’événement Facebook et vos préventes sur la billetterie en ligne