LadyBird, est une (si ce n’est LA) chanteuse représentative du mouvement house à Paris, et ce depuis plus de 10 ans ! Déjà dans le milieu lors de l’explosion de la french touch, LadyBird est toujours dans le game, prêtant sa voix à de nombreux producteurs internationaux. Rencontre…

Par quels styles de musique es-tu passée avant de devenir chanteuse house, et surtout, par quel biais t’es tu retrouvée dans ce milieu ?

Avant de découvrir la house (deep, soulful house), j’ai écouté la soul des années 70 comme Stevie Wonder, Minnie Ripperton, Stax, Carole King ou encore Fleetwood Mac, mais aussi un peu d’acid jazz (Label Talking Loud), de la new soul et bien sûr du jazz.

Quelle formation musicale as-tu suivi ?

Je n’ai pas vraiment de formation musicale à part des cours de chant, beaucoup de cours de chant et des gammes, des gammes et des gammes ! J’ai commencé les cours à 20 ans, et j’en prends régulièrement car les chordes vocales sont de vrais muscles, donc comme un sportif de haut niveau il faut s’entraîner tout le temps. Je joue aussi un peu de guitare.

Au début des années 2000, le groupe dont tu faisais partie, Soldiers Of Twilight, a connu un large succès qui vous a amené à partir en tournée à travers le monde entier. Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette période ? Un souvenir en particulier ?

C’était une période géniale, une époque dynamique pendant laquelle beaucoup de labels underground ont connu le succès. J’ai découvert ce milieu grâce à Dj Rork (lui aussi membre du groupe) au Café du Trésor dans le Marais. Je me rappelle que c’est là où j’ai entendu de la house pour la première fois, les gens dansaient dehors dans la rue tous ensemble, on ressentait beaucoup de joie et une certaine communion, it was a spiritual experience !

Et oui effectivement nous avons beaucoup voyagé, mais mon plus grand souvenir est celui d’une date à Dunkerque (pas très exotique) où les gens sont devenus fous, ils criaient quand on a commencé à jouer ! Ils étaient juste super content, mais nous étions très surpris par autant d’enthousiasme.

Tu as collaboré avec un bon nombre de djs tels que, Llorca (Art of Tones), The Rurals, Jef K et plus récemment Dj le Roi, Grand Garden, Kinky Movement, Brick Rouge, Le Babar & MRK,  Kiko Navarro, ou bien Phil Weeks. Avec quels artistes aimerais-tu travailler à l’avenir ?

Je rêve de travailler avec Moodymann ! J’adore son son très soulful, ses productions un peu crades à l’ancienne, et bien sûr son attitude un peu ghetto.  Sinon il y a aussi Crayon dans les producteurs plus récents.

Ton (ou tes) dernier coup de cœur musical ?

Pourrais-tu nous citer quelques femmes du monde de la musique électronique, chanteuses ou productrices, qui sont pour toi source d’inspiration ?

Malheureusement, il n’y a pas assez de femmes dans ce milieu, mais il y a des chanteuses comme Barbara Tucker, Joy Caldwell ou Lisa Shaw qui sont des références pour moi.

Cite nous 5 morceaux qui reflètent au mieux tes influences musicales :

Phil Weeks, avec qui tu as déjà sorti deux EP, nous apprenait il y a quelques jours via facebook la sortie d’un nouveau morceau collaboratif basé sur un sample de She Can’t Love You de Chemise. As-tu d’autres projets en préparation ou à sortir prochainement ?

Oui je travaille beaucoup avec le label Serial Records donc il y aura des surprises à venir !

Après un premier album solo en 2012, suivi d’un deuxième en collaboration avec Andy Compton (The Rurals), est-ce que tu souhaites renouveler l’expérience du long format en solo ?

Oui oui ! Je prépare actuellement un EP 4 titres plus soul/pop qui sortira bientôt.

On sait que depuis un petit moment tu t’es mise à mixer. Où doit-on sortir à Paris pour te retrouver derrière les platines ?

Oui j’adore ça, le partage est toujours une joie. Je mixe régulièrement au Balcon de l’Alcazar mais vous pouvez me trouver de temps à autre dans une fête à Paris ou ailleurs.

Merci d’avoir répondu à nos questions ! Un petit mot pour la fin ?

I love music, any kind of music.
I love music, just as long as it’s groovy.

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