À Paris, La Firme Papa est devenu le collectif phare du club Le Chinois à Montreuil, et fait partie de ces éternels assidus du dancefloor qui, depuis leurs premières sorties au Rex il y a 20 ans, continuent d’attiser le dancefloor. Ce samedi 7 décembre, de 23h30 à 6h, la prochaine soirée sera dédiée à la techno avec Trunkline (l’alias de Madben & Yann Lean). Rencontre. 

Comment s’est formée La Firme Papa

TISBA : La Firme PAPA est un crew d’amis de plus de 20 ans, qui se sont regroupés dans la musique électronique après avoir usé les clubs mythiques de Paris depuis le début des années 2000, du Rex à la Concrète en passant par le Pulp et le Batofar, et bien sûr les festivals, notamment Astropolis qui a été très fondateur.

THE REDEEMER : Après un All night long avec Garnier, on est sorti du Rex, et on s’est dit que nous aussi on aimerait faire danser les copains comme ça. Et de fil en aiguille, après plusieurs soirées et afters, l’idée est née…

TISBA : À ce moment-là, on s’est rendu compte qu’on avait peut-être quelque chose à apporter au mouvement. Donc on s’est lancés : nous avons créé l’association La Firme PAPA et avons commencé à organiser des évènements dans des petites salles parisiennes avec comme leitmotiv faire de danser nos amis, faire découvrir notre passion de la musique électronique et qui sait, un jour pouvoir inviter certaines de nos idoles (Laurent Garnier, Manu Le Malin, Derrick May, Marcel Dettmann…).

BAROUF : À la base on a tous un boulot, on est plus tout jeune, je crois que ce qui comptait pour nous au départ c’est surtout de s’amuser en faisant nos soirées à nous, comme on les imaginait. On a commencé en programmant des amis, ou des nouveaux artistes, comme B/O/M par exemple. La Firme PAPA c’est des DJs, mais c’est surtout une famille d’une douzaine de membres qui sont sur tous les fronts à chaque event : photographie, graphisme, décors, logistique…

Ce sera la 17ème édition au Chinois le 7 décembre prochain. Vous êtes presque le collectif emblématique qui y organise ! Pourquoi ce lieu ?

BAROUF : On y venait déjà avant de temps en temps, Le Chinois propose des supers lives funk/afrobeat entre autres, de quoi suer toute la nuit. C’est Louis qui nous a introduits à Rachid, le gérant.

LOUIS FINE : Le Chinois est un lieu particulier pour nous. On aime l’ambiance libre et la confiance du taulier nous fait ressentir qu’on a les clefs de la maison. Des concerts d’afrobeat d’un groupe d’amis parisiens s’y jouaient régulièrement. On nous a proposé de jouer après un de leur concert, c’est comme ça que nous avons ensuite commencé à y organiser nos propres soirées.

TISBA : C’est vrai qu’on fait partie des plus anciens collectifs à jouer de la House et de la Techno au Chinois. Cette salle à quelque chose de spécial pour notre association, on a toujours aimé l’énergie de cette salle et la diversité musicale qui découlait de la programmation.

THE REDEEMER : Le Chinois, c’est une ambiance particulière, entre free et club. Et surtout une communauté d’habitués qui aime revenir. Le seul problème ? Finir à 6h, c’est trop tôt…!

Vous êtes organisateurs mais aussi DJs. ça facilite l’approche de l’organisation d’un événement ?

LOUIS FINE : Oui clairement, on connaît mieux les besoins techniques, et la communication avec les autres DJs est d’autant plus simple.

TISBA : Avant tout, nous sommes tous des amoureux de musique électronique et de la fête en général. Être DJ et organisateur de nos évènements nous permet d’être acteur à 100% de nos soirées et donc faire évoluer nos soirées dans les styles musicaux que l’on souhaite et en sortir l’énergie qui en découle. Ça facilite aussi le choix de nos guests pour nos évènements pour créer un lien et une harmonie dans l’ensemble des dj sets ou live qui composent nos soirées.

THE REDEEMER : On a la chance d’avoir Le Chinois qui nous laisse carte blanche en termes d’invités. Et les invités nous le rendent bien avec des sets de qualité et une bonne humeur qu’ils partagent avec nous.

Comment décrire un événement La Firme Papa à quelqu’un qui n’y est jamais allé ?

LOUIS FINE : La Firme, c’est avant tout une aventure amicale, l’envie de partager avec les gens qui aiment notre musique. Souvent les gens nous disent que ce côté humain et simple se ressent, ils sont souvent emballés !

THE REDEEMER : Une des forces de la Firme est de proposer une évolution fluide des styles musicaux, ça commence assez groovy, pour finir assez violent. Et chacun y trouve son compte. Mais c’est surtout cette ambiance famille qui transpire à chaque event qui nous donne envie d’y retourner à chaque fois.

TISBA : Ce n’est jamais facile de décrire ses propres soirées, mais je dirais que nos événements sont le miroir notre culture musicale. A savoir des soirées ou le style musical n’est pas figé mais évolutif, avec comme objectif et fil conducteur l’amour du groove et de la danse.

BAROUF : Tout est dit. C’est de l’amour, avec des beats.

Quelle est la ligne artistique de vos événements ? Comment s’est construite celle du 7 décembre ?

TISBA : La ligne artistique de nos soirées varie entre house, deep et techno. Mais nous n’aimons pas rester dans un style précis. Il est pour nous primordial que chaque artiste ou DJ qui joue à nos soirées fasse évoluer son set ou live pour amener le public à un état de transe et de perte de repère. On souhaite que nos soirées soit comme une histoire que l’on raconterait à quelqu’un, il faut qu’il se dégage un vrai lien entre chaque artiste. L’histoire doit débuter à 23h pour ne finir qu’à 6h00 du matin.

Pour cette 17e édition, l’idée est de faire évoluer notre soirée dans les différentes sonorités de la techno. C’est pour ça qu’il ne nous semblait logique d’inviter Madben et Yann Lean sous leur alias Trunkline qui, à quatre mains marient à merveille les styles entre techno mélodique, techno rave ou brut, le tout avec un rythme toujours soutenu et groovy.

LOUIS FINE : Nous avons des connexions et des affinités avec nos invités ce qui rend évident ce line-up de la #17. La ligne artistique est souvent orientée techno/club même si on réfléchit à différents formats, comme intégrer un concert en début de soirée pour une prochaine, par exemple.

BAROUF : Dès qu’on le peut, on intègre un live électronique au line-up, c’est toujours un moment à part, ça apporte une énergie incroyable à la soirée.

THE REDEEMER : On a fait danser une cantatrice d’opéra sur un gros set techno, elle n’était jamais sortie en soirée électronique. Elle a fait la clôture, elle a kiffé… Pour nous, c’est quelque chose de fort. Et clôturer cette année incroyable avec Madben et Yann Lean, on n’y pensait même pas il y a encore un an…

BAROUF : Et on a déjà du lourd en préparation pour 2020 !

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