L’année dernière, une étude américaine avait démontré que les musiques électroniques étaient le troisième genre musical (après le rock et la pop) le plus écouté au monde. Avec un flot continu de nouvelles sorties tous styles confondus, les maisons de disques et chaînes Youtube sont devenues des relais incontournables de leur diffusion, comme Houseum et ses 100 millions de vues cumulées. L’un des tracks qui l’a propulsé est signé Bellaire (6 millions de vues aujourd’hui), managé par le label français AOC Records. L’étape suivante, une évidence : leur collaboration sur une première soirée au Djoon, le 31 janvier prochain

Houseum et AOC Records : la collab’, c’était une évidence ? Comment avez-vous imaginé commencer à travailler ensemble ? 

Hadrien (AOC Rec) : Effectivement, ça fait presque 3 ans que l’on travaille ensemble avec Grégoire puisqu’on a sorti le premier track de Bellaire (Paris City Jazz) en Mars 2017 sur Houseum qui a été le premier d’une longue série de quasi 20 titres aujourd’hui ! Comme la combinaison marchait bien, on a donc continué à travailler ensemble de manière quasi exclusive, créant ainsi une synergie entre notre label et sa chaîne que l’on a nourri par la suite avec les tracks de Georges et du duo des deux artistes du label.

Vu que la collab marchait bien d’un point de vue promotion, on a souvent discuté de manières à pouvoir travailler autrement ensemble et comme nous voulions tous les deux développer une activité événementielle sous nos marques respectives, rassembler nos forces pour mettre sur pieds des soirées nous semblait forcément logique. 

Gérer une maison de disques et une chaîne Youtube : il y a des similitudes dans la gestion des titres ? Ce sont deux métiers en plein essor selon vous ? 

Grégoire (Houseum) : C’est vrai qu’il y a des similitudes entre les deux activités dans le sens où j’accorde autant d’importance à l’écoute de ce que l’on m’envoie, je me demande toujours si ça me plaît et si cela plaira à l’audience de la chaîne car elle reste un média / une chaîne de promotion et dans ce sens, on retrouve un peu de tout sur la chaîne autant des grosses productions de labels et artistes déjà établis que des artistes moins représentés à qui j’ai vraiment envie de donner de l’exposition.

Cette volonté de prescription est vraiment exacerbée avec le label Houseum Records puisque l’idée première est de miser sur des artistes en devenir et dont les productions méritent d’être découvertes par le plus grand monde. Les deux deviennent étroitement liés car je publie tous les tracks d’une sortie sur YouTube, ce qui facilite énormément le travail de la promotion des releases Houseum.

Oui, être YouTubeur est un métier en plein essor. On parle de plus en plus des chaînes YouTube et de leurs créateurs. J’ai même vu qu’il existait des experts comptables spécialisés pour les YouTubeurs, c’est vous dire !

C’est clairement une belle façon de percer aujourd’hui, peu importe dans quel domaine on officie, cela permet de franchir les étapes suivantes. Après la création de ma chaîne YouTube, Houseum Records était une évidence, ensuite vient l’organisation de soirées, la création de merch, etc…C’est un atout d’avoir une chaîne YouTube avec soi, ça rend la suite plus facile. On sait bien l’importance qu’à le réseau aujourd’hui.

Hadrien (AOC Rec) : Et Grégoire et Houseum ne sont pas les seuls exemples, je me souviens aux débuts de YouTube et SoundCloud, vers les années 2013, on a vu pas mal de chaînes éclore supportant les genres musicaux du moment tel que l’electropop avec TheSoundYouNeed et Électro Posé ou encore la drum and bass ou la dubstep et le réseau de chaîne UKF. Le fait que ces deux métiers se complètent bien et suivent la même courbe de croissance c’est que la logique derrière est la même : celle de la construction progressive d’un catalogue. 

Quelles sont vos affinités musicales personnelles, en-dehors de votre métier ? 

Grégoire (Houseum) : Auparavant, je suis passé par une grosse période d’écoute de rap français, américain et anglais. Mes affinités musicales aujourd’hui et depuis une dizaine d’année s’orientent majoritairement vers la musique électronique. Il existe tellement de sous genres que c’est un style musical très vaste. Actuellement la quantité d’artistes dans la musique électronique est juste énorme et il est impossible de tout connaître !

Pour moi comme beaucoup ça fonctionne par période, je m’active à écouter des sons d’un genre en particulier puis ensuite je change selon mes envies. C’est bien de varier histoire de ne pas tomber dans la lassitude, c’est la même chose concernant la gestion d’un channel YouTube, il faut savoir évoluer ! Si l’on compare le Houseum des débuts et le Houseum d’aujourd’hui, selon moi la chaîne a su se renouveler. Les publications ont évoluées et cela ne plait pas toujours à tous (vu le nombre de dislikes sur certains morceaux), pour autant je trouve ça important de se diversifier et cela reflète aussi mes goûts. 

Hadrien (AOC) : Comme AOC fait parti d’un plus grand ensemble qui regroupe 3 labels pour des genres musicaux différents allant du rap français à la pop en passant par la house, on écoute forcément tous pas mal de choses différentes dans notre quotidien. Comme Grégoire on vient quasiment tous du rap français et au fil des années, comme beaucoup de monde je pense, nos goûts se sont élargies et c’est comme ça que l’on en est venu à créer un premier label, puis deux, puis trois.

Comment avez-vous construit la programmation de votre événement commun, le 31 janvier prochain au Djoon

On voulait chacun avoir un artiste de nos labels respectifs pour représenter fièrement nos couleurs et continuer à donner de la force à nos artistes, donc Ricky Razu pour Houseum et Georges pour AOC.

Ensuite, il nous fallait une tête d’affiche et on cherchait un artiste un peu moins en vogue aujourd’hui mais qui avait un nom quand même toujours présent dans les têtes. On a listé chacun plusieurs noms dans ce sens pour se les proposer et voilà comment on en est arrivé à Christopher Rau. C’est un artiste qu’on écoutait déjà il y a environ 5 ans qui aujourd’hui est un peu moins présent sur la scène mais qui l’a marquée par la qualité de ses productions avec notamment de belles sorties sur Smallville Records et Infiné.

Retrouvez toutes les informations sur la soirée du 31 janvier au Djoon sur l’événement Facebook.

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