L’ascension fulgurante du collectif House of Underground se poursuit : après avoir conquis les clubs de la capitale et réunit un public fidèle autour de la musique house, l’équipe lance officiellement son propre label avec une première sortie du vétéran de Chicago, Boo Williams. Rencontre. 

Depuis 1 an, le collectif House of Underground est devenu l’une des nouvelles références à suivre sur le paysage événementiel à Paris. Une progression entamée par ses 6 membres, DVDE, Maison Blanche, HDNLS, Onibaku, Cogan et Kazan qui ont très vite intégré la cour des grands, dans des clubs comme Rex Club, La Machine du Moulin Rouge, Dehors Brut, Badaboum ou encore le DJOON, en invitant des pointures de la scène électronique aux platines telles que Delano Smith, Fred P, Dj Haus, Boo Williams, Glenn Underground, Virginia, Point G ou encore DJ Boring. 

Malgré un temps d’arrêt forcé pendant la crise sanitaire, House of Undeground est toutefois bien décidé à conserver le lien avec son public hors des dancefloors, et a récemment démarré une nouvelle aventure : le lancement de son propre label. Prévue pour le 15 mai prochain, la première sortie sera signée du vétéran de la scène house de Chicago, Boo Williams, avec qui les liens ne se sont jamais décousus depuis leur première date partagée au Nouveau Casino en mars 2019.

« Night Heat » est à l’image de l’union de leurs esthétiques musicales : un EP de 4 tracks entre deep, classic house et même acid, résolument tournée vers les dancefloors ou l’écoute musclée au casque. Une recette punchy déjà disponible en écoute et en pré-commande sur la plupart des plateformes digitales comme Bandcamp, Deejay, Juno ou Red Eye. Rencontre avec l’une des têtes pensantes du projet, DVDE

Comment votre collectif poursuit-il son activité pendant le confinement ? 

L’impact que le confinement a eu sur nous est à vrai dire un peu le même que tout le monde dans le secteur de la musique et de l’événementiel. Une grosse déception, une bonne dose d’angoisse et surtout un arrêt net de notre activité événementielle.

Toutes nos dates ont été annulées sur la période Mars-Septembre dont certaines qui étaient vraiment importantes pour nous comme par exemple le festival Marvellous Island (qui par chance a été reporté en septembre), l’Evasion Festival (qui n’a malheureusement pas connu le même sort), les fameux open air de Cracki Records ou encore les apéros BPM sur les quais (big up Newtrack), les événements Mercredi soir et bien d’autres projets qu’on avait hâte d’annoncer.

Après, on n’est pas du genre à s’apitoyer sur notre sort, et on bosse d’arrache pied sur la suite ! On a également la chance d’avoir le label qui s’est lancé, ce qui finalement nous sert énormément puisqu’on a 100% de notre temps à consacrer à cette sortie.

Côté confinement, la teuf nous manque c’est sûr mais on le vit bien globalement. On sort quelques trucs par ci par là pour donner de la force à nos auditeurs en partageant le plus possible de bonne ondes musicales. On a été plutôt productif de ce côté-là, avec la sortie de l’EP digital, beaucoup d’émissions de radio et de podcasts. On passe tous beaucoup de temps derrière nos machines, sur Ableton ou sur Discogs à choper des disques. À coté de ça, le label est bien parti, donc on bosse sur la gestion des commandes de disques sur Bandcamp, l’empaquetage et les expéditions, ce qui mine de rien prend pas mal de temps.

Votre meilleur souvenir de l’an passé ? 

Très clairement et à l’unanimité : c’était la Fête de la Musique ! Bien dommage qu’on ne puisse pas remettre le couvert cette année. Franchement, c’était inédit. Un super spot, une vibe de ouf, et un bon nombre de personne qui avaient répondu présent. On a fait toute la soirée derrière les platines, c’était un beau moment, on s’est bien marrés et le public a vraiment donné une super énergie !

C’est quoi la suite pour vous ? 

Beaucoup de choses. On se concentre à fond sur le label, les 2/3 prochaines sortie vinyles sont en préparation. On se concentre aussi à fond sur la production et la musique en générale. On essaie de se projeter niveau événement, déjà pour recaler certains booking et surtout pour ne pas être pris de cours quand tout aura repris… Mais de ce côté-là, on navigue à vue et pour l’instant on ne sait pas quand notre prochain événement aura lieu.

Vous pouvez suivre House of Underground sur Facebook, Soundcloud et Instagram. Rendez-vous sur BandcampDeejayJuno ou Red Eye pour vous procurer le premier EP du label.