À quelques jours seulement de l’ouverture de la 29ème édition du festival de Dour, nous partageons avec vous cette rencontre avec les deux directeurs artistiques du festival belge. L’entretien débute avec Mathieu Fonsny, puis Alex Stevens nous rejoint en cours de route pour étayer et apporter son témoignage : leurs débuts et celui du festival, comment s’organise leur travail, un coup d’oeil sur la programmation et nombre de souvenirs et d’anecdotes à découvrir.

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Quels avantages et inconvénients de faire un festival dans une petite ville ? Vous nous racontez la genèse ? C’était clairement risqué de lancer ça en Wallonie, non ?  

La personne qui est à la base du festival et qui est notre ministre aujourd’hui s’appelle Carlo Di Antonio, c’est lui qui nous a repassé le flambeau. Habitant de Dour issu de l’immigration italienne, il souhaitait faire rayonner sa petite ville en y organisant un événement musical. Il existait déjà d’autres festivals en Flandres comme le Werchter et le Pukklepop qui eux avaient orienté leur programmation vers les gros groupes de rock internationaux.

Du coup, il a choisi de prendre le sens inverse en programmant du rock français comme Bernard Lavillier, puis petit à petit il s’est rendu compte que le hip hop n’était pas encore exploité dans les festivals dits « généralistes ». En 91, il a invité De La Soul mais le concert a été une vrai tôlée parce que ce changement était sûrement un petit peu trop abrupt pour les festivaliers. Puis en 96, ce fut au tour de la musique électronique, puis du reggae. Le festival s’est construit comme ça au fur et à mesure, en faisant ce que les autres festivals ne faisaient pas. On a continué sur cette voie !

Mathieu : « Je faisais semblant d’être rappeur le jour, et dj la nuit. »

Depuis combien de temps travailles-tu pour Dour? 

Alex depuis 13 ans je pense, moi ça fait 9 ans que je programme une scène, et 4 ans que je m’occupe de la programmation de tout le festival avec Alex. Comme Carlo Di Antonio, ce qui nous intéresse ce sont les contrecultures, les sous genres, toutes les formes de déviance en fait. On fait partie des premiers festivals à avoir invité des artistes de la scène dubstep avec les Digitial Mistikz par exemple, et la scène grime avec Skepta.

Tu écoutais quoi comme musique plus jeune ?

Je suis plutôt issu du hip hop et de la techno. J’allais à l’école dans une ville voisine de la mienne, et avec mes potes on écoutait du rap. Mais de retour en ville, j’écoutais de la techno ! Je faisais semblant d’être rappeur le jour, et dj la nuit.

Quel a été ton parcours avant de travailler à la direction artistique du festival ?

J’ai habité à Paris il y a 14 ans, je faisais du journalisme. J’étais stagiaire aux Inrockuptibles et je faisais le dj dans des bars comme l’Île enchantée ou le Truskel. Je sortais toutes les semaines, c’était l’époque des grandes heures du Pulp avec Chloé, Ivan Smagghe et toute la clique. Puis je suis tombé amoureux de quelqu’un qui habitait à Liège, je suis donc reparti pour la Belgique et on a décidé de monter des soirées ensemble.

Quelques temps après je suis devenu programmateur des Francofolies de Spa, le pendant belge des Franco de la Rochelle, où je tentais d’insuffler une petite touche de hip-hop et d’électro. Au fur et à mesure, mes petites soirées sont devenues de gros évènements et on nous a demandé de faire une scène à Dour. Cinq ans plus tard je quittais les Franco, mais comme mon collectif Forma.T partageait les mêmes bureaux que l’équipe de Dour, Alex a eu vent de la nouvelle et m’a proposé de le rejoindre.

 « La période créative se développe en permanence. Ça ne s’arrête jamais, on pense Dour tout le temps. »

Quelle est la partie ou la période la plus intense de ton travail ?

La période créative se développe en permanence, peut être qu’aujourd’hui on va rencontrer quelqu’un qui va nous parler de tel ou tel artiste qu’on serait susceptibles de booker… Ça ne s’arrête jamais, on pense Dour tout le temps. Il y a une période intense de prise de contact et de négociation avec les artistes de Septembre à Janvier, puis de Janvier à Avril on s’occupe des décisions de dernière minute, des prestations qu’on va devoir combler parce que les artistes ne sont pas disponibles, etc. Ce sont donc 7 mois où l’on doit être réactifs afin d’arriver à obtenir les artistes qui nous intéressent, sachant que sur les têtes d’affiche il faut se décider rapidement sinon ils risquent d’être booké ailleurs !

Jusqu’à quel âge penses-tu faire ce métier ? Une idée de reconversion ? 

Pour le moment je m’amuse bien (rires). Parfois on s’engueule un peu comme dans un vieux couple ! En ce moment on traverse une période difficile où on est dans l’attente constante, toujours à l’affût au cas où des artistes annuleraient leurs venues. Chaque année vers cette période c’est vrai que je me dis que j’arrêterais bien. Ça joue sur nos émotions, on voyage beaucoup, on se démène pour trouver de nouveaux artistes intéressants et ça impose certaines concessions. Par exemple, je n’ai pas d’enfant, je ne pense pas que cela soit compatible avec mon train de vie.

Mais quand le festival s’ouvre et que tu vois 40000 personnes qui viennent avec la banane, t’oublie tout et t’es reboosté pour une nouvelle année ! Je pense que j’arrêterais quand je serais vieux et con, quand ça m’excitera plus. À ce moment-là, je me vois bien bouger puisque je n’ai jamais vraiment eu d’attache. Si je veux aller vivre demain à Barcelone, pourquoi pas ? J’avoue que je n’y pense pas trop, ce n’est pas à l’ordre du jour.

« On ne s’attarde pas sur les grosses têtes d’affiches, ce qui est important chez nous c’est la cohérence du line up dans sa globalité. »

Est ce qu’il y a des festivals que vous tenez en exemple en terme d’organisation ou de programmation ? Quels sont ceux qui vous ont influencé au début et pourquoi ?

Mon expérience aux Francofolies m’a appris un certain mode de fonctionnement comme par exemple comment prendre contact avec un agent, comment gérer une négociation… J’ai appris des choses extrêmement concrètes mais cela ne m’a pas éveillé au métier.

J’aime bien le Sonar et sa manière de s’accaparer la ville, surtout le Sonar de jour organisé au Musée d’Art Contemporain de Barcelone. C’est le cas des Nuits Sonores à Lyon aussi : là encore le parcours proposé est extra, les habitants de la ville sont inclus dans le processus, les transports en commun sont gratuits, il y a un chouette dispositif mis en place. Voir un festival qui a réussi à booker Kendrick Lamar ça ne m’intéresse pas forcément, en revanche un festival qui a réussi a dynamiser une ville sans Kendrick Lamar, ça ça m’intéresse. Dour emprunte le même chemin, c’est à dire qu’on ne s’attarde pas sur les grosses têtes d’affiches, ce qui est important chez nous c’est la cohérence du line up dans sa globalité.

Comment avez vous perçu (et géré) la transition du rock qui a perdu de la place vis à vis de la musique électronique au début des années 2000 (notamment avec DJ Pierre et Saint Germain à l’affiche en 96)?

En 91 c’était le hip hop, en 96 la techno. Tiens c’est marrant qu’on parle de DJ Pierre, j’étais au téléphone avec lui ce matin, on est en train de monter un truc avec lui pour le parcours des Nuits Sonores à Bruxelles ! Dour a toujours été une communauté de gens ouverts d’esprits donc il n’y a pas d’intérêt pour nous de faire un festival uniquement rock. Moi j’aime plusieurs styles, il n’y a pas de transitions, juste une ouverture.

Qu’est ce que ça veut dire encore aujourd’hui la « musique électronique »? Est ce que c’est un dj ? Est ce que Kaytranada c’est de la musique électronique? ou Justice? C’est un peu rock, voire disco parfois. La musique populaire d’aujourd’hui est hybride. Autre exemple, M.I.A c’est de la musique du monde, de la pop ou de l’électro ? Et Die Antwoord: hip hop, électro ou musique du monde 2.0? Certains diront que cette année il y a plus d’électro, d’autres diront qu’il y a plus de hip hop.

Les artistes que vous programmez comme ceux que tu viens de citer représentent très bien votre concept, du coup!

Exactement, tu as tout compris. Tu vois, je viens de te démontrer le concept par A+B, c’est bon c’est plié ! (rires)

« Ce qui fait Dour, ce sont ses festivaliers. T’installe ta tente, tu rencontres ton voisin, tu le recroises sur le site… »

Les gens qui ont participé au festival parlent d’une ambiance particulière et unique au sein du festival (DOUREEUUUUH), comment la décririez-vous par vos propres mots et surtout, comment on arrive à la créer?

Ce qui fait Dour ce sont ses festivaliers. Pendant 5 jours, les festivaliers dorment ensemble au camping, ils se rencontrent, échangent, se montrent leur programme, etc. T’installe ta tente, tu rencontres ton voisin, tu le re-croises sur le site, tu pensais écouter du rock mais tu le suis écouter un concert de hip hop à la place, et hop t’a remisé ton festival. C’est ça qui fait l’ambiance.

On est tous animés par les cultures alternatives, on écoute pas trop la radio fm, on se documente autrement… Pour faire court, on est plus teuf que concert de David Guetta ! On se retrouve, et il y a plusieurs étapes dans la rencontre qu’on a déjà passé. Par exemple, on n’a pas besoin de se dire quel genre de musique on aime, il y a un raccourci qui se fait, ça va très vite. Finalement, chaque festivalier est à la base ouvert d’esprit, a envie de découvrir et prend soin de l’autre: on est les mêmes.

Le souvenir de la rencontre est-il plus important que le souvenir de tel ou tel concert ?

Très certainement, ou au moins aussi important. Alex avait un bon exemple, il dit souvent : « dans les autres festivals on dit je vais voir Radiohead aux Eurocks, tandis qu’à Dour on dit je vais à Dour. » C’est toute la différence. Ma petite sœur est passée à Dour, et elle n’est pratiquement pas sortie du camping ! Je caricature un peu mais franchement je ne lui en veux pas, au contraire, ça ne me dérange pas. Je trouve ça plutôt cool, elle a revu les gens qu’elle avait rencontré après, c’est ça aussi la vie. C’est cool de faire un programme et que tout le contraire se réalise.

Après toutes ces années, quel serait le top 3 de vos meilleurs souvenirs de concerts ?

L’époque où je ne bossais pas pour le festival, quand il y avait tout le rap français que j’aimais bien : Oxmo, la Scred Connexion… Lors de l’une de mes premières éditions, on a fait revenir Nas pour les 20 ans d’ »Illmatic » qui est un de mes albums préférés. Ça a été une vraie consécration. Avec les rappeurs américains, on ne sait jamais sur quoi on peut tomber, on peut se tromper sur la marchandise. Ils peuvent mettre un dj 20 minutes sur 2-3 chansons et ils ont fait leur show ! Au contraire, Nas a fait méchamment le show, c’était la messe.

Je pense aussi à DJ EZ, très dur à avoir. Il est dans un circuit old school. Tous les échanges se font par téléphone, pas de mail, donc la négociation était compliquée. Quand l’agent m’appelait j’avais des coups de transpi’ ! Il a pris la peine de m’appeler et a posé toutes les bonnes questions, il voulait connaître tout l’historique du festival, combien il y a de scènes, combien de personnes… Tandis que d’autres artistes ne savent même pas où ils viennent, ils passent par des agents qui leur ont construit une routine, et ils viennent jouer parce que ça marche bien dans la tournée. En tout cas, là où d’autres auraient abandonné, nous l’avons fait. Et je suis méga content de m’être battu pour avoir EZ, c’est un vrai show-man. Il a passé un super moment sur scène et il nous a remercié après !

« On fait des paris. Il y a beaucoup d’artistes découvertes. »

(Alex Stevens nous rejoint en cours de discussion.) Un de vos pires souvenirs ? La pire annulation ?

Mathieu : C’est jamais gai une annulation… Ma première année, l’annulation de Tyler The Creator la veille a été difficile à gérer.

Alex : Je me souviens, on venait de dire en interview avec Nova que tout allait bien, qu’on était tranquille, on commençait à boire un coup parce qu’on était en train de se dire que la journée était finie !

Mathieu : Mes mauvais souvenirs sont plutôt effectivement liés à des annulations. Que l’artiste soit fautif ou pas, on trouvera toujours une solution, ça n’est pas le problème, on est juste tristes de ne pas pouvoir le recevoir. Finalement les mauvais souvenirs s’effacent parce que c’est tellement intense !

Si il y’a une pénurie de bottes, vous faites comment ?

Mathieu: C’est arrivé l’année dernière je crois, je m’en souviens plus !

Alex : Il y a un mec qui a fait une fortune il y a 3 /4 ans. Il a acheté un stock de bottes au Decathlon du coin et en a revendu un paquet. Mais là depuis 4 ans il a du mal à les écouler, ça doit être plus dur pour lui. Ou alors il vend des parasols !

Un style musical en particulier dont vous avez fait le pari et qui est amené à se développer dans les prochaines années ?  

Alex : La country suédoise !

Mathieu : C’est difficile à dire. On ne fait pas ça non plus pour pressentir les choses tout le temps, on fait avant tout des choses que l’on aime. Par exemple le grime on l’a inséré très vite, je programmais une scène où il y avait les Grime All Stars (Skepta, Plasticians, JMI) il y a 10 ans déjà. Cette année on fait une soirée de techno très dure avec uniquement des filles aux platines: AZF, Marie Davidson… Ou bien le Labo du dimanche sera consacré à des Suisses, des Anglais, des Québécois comme Nadia Rose, Just Man ou Dimeh. Ce qui m’intéress,  c’est davantage de créer des énergies que de me dire « wow j’ai été chercher un artiste qui va bientôt exploser« . Finalement j’ai plus l’impression d’avoir misé sur des ambiances que sur des trucs qui vont bientôt révolutionner.

Alex : En fait, on fait des paris. Il y a beaucoup d’artistes découverte, c’est après coup qu’on pourra te dire que là dessus on s’est plantés ou pas.

Mathieu : L’année dernière on a booké Abras et maintenant elle pèse dans le game du RNB ! Pareil, quand Flume est venu il n’était pas encore connu tout comme Hudson Mowhake, Amelie Lens ou encore Netsky qui avait fait la main stage l’année passée. On ne cherche pas à pressentir les choses, mais c’est chouette quand ça arrive.

Vous accordez aussi une importance particulière à l’émergence de nouveaux talents par le biais du Tremplin. Pensez-vous qu’aujourd’hui la musique électronique c’est aussi donner de la voix à de nouveaux talents ? Ce n’était pas le cas il y a 10 ans ?

Mathieu : Les festivaliers nous font confiance avec la programmation, ils savent qu’ils vont découvrir de bons trucs, ce qui nous laisse un terrain de jeu inouï. On peut se faire plaisir et aller très loin dans le délire, autant en profiter !

Alex : Les 3 groupes qui ont gagné l’année dernière continuent leur carrière et deux d’entre eux (à savoir Glass Museum et Woman) rejouent cette année.

Quels projets pour les 30 ans ?

Alex : Je ne pensais pas que les gens commenceraient à nous faire chier pour les 30 ans ! (rires) Il faut vivre dans le moment présent, profitons d’abord de cette édition. On a des pistes, mais rien de confirmé. Si on fait du teasing et qu’on le fait réellement, les gens vont dire qu’ils le savaient déjà, et si ça ne se fait pas ils diront « bande de nazes vous aviez dit que…« .En fait on ne va rien faire, on va sauter à la 31ème année direct ! (rires)

« Le vrai prix, c’est celui du public à travers leurs remerciements, et que l’on a tous les ans. »

En 2010, Dour était élu « Meilleur festival d’Europe » face à de forts concurrents européens. Est ce que cela vous a aidé à porter la voix belge à l’international ?

Alex : C’est moi qui ai reçu le prix. Je ne m’y attendais pas, j’étais dans le public et j’ai plutôt l’habitude d’être derrière la scène. C’était peu après l’édition 2007 qui a été une année difficile, pas en terme d’affluence mais en terme d’intempéries: il a plu pendant le montage et on a eu notre record d’affluence mêlé à ça, ce qui fait que quand le site a ouvert tout a craqué, un peu comme un domino !

Suite à ça il y a eu un espèce de bashing contre Dour, avec une certaine volonté de la part de quelques médias et personnes de dire que le festival était fini. Du coup, ça a été un bon pied de nez de recevoir ce prix en 2010 ! (rires) De nos erreurs nous avons tiré beaucoup d’expérience, et grâce à cela l’équipe a pris en maturité. On a toujours continué, on ne s’est jamais démonté afin de faire le meilleur festival possible, autant au niveau artistique qu’au niveau de l’accueil. Le vrai prix, c’est celui du public à travers leurs remerciements., et que l’on a tous les ans depuis 10 ans.

Pourquoi la Cannibal Stage est devenue la Caverne ? Pouvez-vous nous expliquer l’origine du nom?

La Cannibal était très liée au métal et au hardcore. On avait la volonté de continuer dans cette lignée, mais chaque scène n’a pas un thème musical mais un thème d’ambiance. Le Dub corner oui y’a du dub, mais c’est avant tout l’ambiance soundsystem dans l’herbe qui domine, la Balzall est dédiée aux grosses productions faites pour danser, et si tu veux de la découverte c’est vers le Labo qu’il faut se diriger. Avec la Caverne, on a voulu faire un lieu qui était dédié au musiques extrêmes dans le sens large: Sleaford Mods, Amenra, The Kills, Crystal Castles, Carpenter Brut, Manu le Malin, Dax J… Effectivement les fans de métal hardcore ne s’y retrouveront plus forcément, mais ils sont toujours les bienvenus. On ne les exclue pas, on ne veut juste pas être limité à un style d’où le changement de nom pour bien marquer le coup !

Mathieu : Manu le Malin qui joue à la Caverne représente exactement les valeurs du festival. C’est difficile de ne pas avoir envie de le booker chaque année. Je me souviens d’une fois où il était venu en festivalier avec sa femme, il cherchait où jouait Boraka Soundsytema. Ça représente exactement notre état d’esprit, c’est l’un des notre, c’est un mec malin! Tu lui demandes de faire les 20 ans de l’Heretik ou de clôturer le festival le dimanche, il sait s’adapter, et il incarne exactement ce que l’on représente.

De quelle façon évolue la scénographie ? Sur quoi vous basez-vous pour décider du placement des scènes au fil des années ?

Mathieu : C’est pour faire chier tout le monde ! (rires) Pour emmerder celui qui fait le malin, qui vient avec ses copains et qui leur dit : « t’es jamais venu à Dour, viens je vais te montrer« .

Alex : On trouvait le chemin un peu moche pour aller à la scène dub l’année dernière, il y a pas mal d’habitations dans le coin et les voisins devaient prendre leurs vases et les mettre à terre à cause des basses ! Vu qu’elle était au bout du site, il fallait aussi tout traverser pour y accéder. Du coup cette année la scène dub change de place, elle sera à l’entrée là où sont situés les shops de vêtements en allant vers le camping. L’espace est très vert, ça correspond parfaitement à l’ambiance en mode chill.

Un track qui pourrait être l’hymne du festival ?

Alex : « Don’t you know pump it up » !

Mathieu : « Bruxelles arrive » de Roméo Elvis et Caballero. On les a mis à l’honneur et ils nous ont préparé un show exclusif. Ils squatteront la grande scène pendant 1h le jeudi et auront carte blanche avec pleins d’invités. Je suis content de ce qu’il se passe dans le rap belge, ils sont fédérés, unis.

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Merci à Mathieu Fonsny et Alex Stevens de nous avoir accordé un moment, et rendez-vous dès le mercredi 13 Juillet sur la Plaine de Feu du festival belge le plus excitant de l’été ! DOUUUUUUREUUUUUH.

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