Vous ne venez pas de tomber sur une interview classique. Dans ce format Inside Out, comprenez un entretien one shot avec des questions décalées et improbables, sur tout que vous ne lirez jamais sur un artiste. Aujourd’hui, focus sur le DJ, producteur grand collectionneur de vinyles Turnbalism. Spécialiste des sonorités groovy entre musique africaine, house et disco, son dernier EP Do Nothing Club est à écouter et à expérimenter sur le dancefloor lors de plusieurs dates au Glazart et à la folie paris

Le projet de Lucien aka Turnbalism naît en 2011 suite à un voyage en Afrique du Sud. Depuis, c’est un mélange savant entre sonorités africaines tribales, hommage à la house music de Détroit, Chicago et New York, et pépites disco dénichées dans les brocantes. Mais qui est-il vraiment ? 

La plus grande fierté de ta carrière ? 

Franchement, chaque événement je le vis comme une réussite. Quand je vois le chemin parcouru depuis les débuts de ma carrière de DJ, j’ai la sensation de vivre mon rêve, mais l’humain est mal foutu, il en veut toujours plus.

Les voyages et les rencontres passées et celles à venir m’enthousiasme tellement, ça me pousse à continuer fort ! Quand j’ai un petit coup de mou, je me retourne et je fais « ah ouais ça va en fait ». 

Ton livre de chevet ?

Je ne suis pas un très gros lecteur, mais en ce moment j’essaye de lire « Le capital déteste tout le monde », un bouquin assez costaud écrit par Maurizio Lazzarato, sociologue et philosophe Italien.

Un morceau improbable que tu écoutes en cachette ? 

La musique je ne l’écoute pas en cachette, ça se partage. Je trouve ça cool de discuter avec les gens sur des artistes ou des morceaux qu’ils écoutent « en cachette ». J’aime essayer de comprendre pourquoi un morceau procure certaines choses chez certaines personnes.

Mais si je dois me mouiller un peu, je valide Maitre Gims à 1000% par exemple ! Y’a des dents qui grincent, j’entends. 

Une blague pas drôle que tu peux raconter ?

Va plutôt téma The Party avec Peter Sellers. 

Ce que tu sais faire de mieux hors de la musique ?

Manger et prendre des vacances !

Qu’aurais-tu fait si tu n’avais pas fait de la musique ?

Aucune idée, peut être bien que je travaillerais la terre dans le sud de la France. Ou bien j’aurais ouvert une petite guinguette au bord de l’eau sur l’île de la Réunion…

Si tu devais te réincarner en animal ?

Un taureau camarguais, je ferai une prestation magnifique lors d’une corrida et serai gracié. Je passerai le restant de ma vie à respirer l’air de la mer en écoutant les flamands rose raconter leur voyages migratoires. 

Le vinyle le plus précieux que tu possèdes ?

Les deux coffrets de Fela Kuti que m’a donné mon frère il y a quelques années.

Si tu étais un objet ?

Une lampe de poche ? Je trouve ça beau l’idée d’ « éclairer ». 

Quel artiste ou groupe aurais-tu aimé voir se produire (vivant ou non) ?

Bob Marley, j’aurai bien voulu assister à au moins un concert, mais en vrai tellement d’autres.. Du coup j’aime bien m’écouter des enregistrements de concerts pour essayer de trouver la magie du live chez des artistes que je n’ai pas eu la chance de voir performer. Mais bon, c’est pas pareil…

Un rituel avant de monter sur scène ?

Quand je peux, je me fais couler un bon bain chaud, pas ultra écolo… 

Ton plat préféré ?

J’adore manger ! Si il faut choisir un plat je dirais un bon petit chèvre chaud de la mama, ou le nem lao de chez « Lao Duang Paseuth » petit resto Laotien dans le 13ème arrondissement de Paris. 

Ton instrument de prédilection ?

La flûte à bec ? Je ne suis pas musicien… 

Si tu devais sampler une BO de film ?

Les lettres d’Iwo Jima, de Clint Eastwood. La BO est signée Kyle Eastwood : frissons. 

Un endroit complètement insolite où tu rêverais de jouer ?

J’aimerais bien pouvoir aller jouer de la musique à Mamelodi, un township au nord de Pretoria en Afrique du Sud. J’ai un souvenir d’une belle fête là-bas, et c’est un peu pendant ce séjour que mon projet s’est façonné. Ce serait une belle occasion de dire merci.

Vous pouvez suivre Turnbalism sur Facebook et Soundcloud. Retrouvez ses prochaines dates en février sur ce lien