Pour sa deuxième résidence, le bordelais REAL J., révélé sur la scène électronique notamment grâce à son excellent morceau « Rhodes That », devient maître de cérémonie en investissant le club du Badaboum avec son invité le boss d’Apron RecordsSteven Julien / Funkineven. Mais le connaissez-vous vraiment ? En coulisses.

La plus grande fierté de ta carrière ?

Avoir eu l’approbation et le soutien de mes proches mais aussi d’artistes que j’apprécie lors de la sortie des mes premiers disques.

Ton livre de chevet ?

En ce moment c’est « À propos des chefs-d’oeuvre » de Charles Dantzig.

Un morceau improbable que tu écoutes en cachette ?

« Escape (The piña colada song) » de Rupert Holmes.

Avec quel artiste ou personnalité aimerais-tu partager un repas ?

Mon soit disant « sosie » Robert De Niro.

Une blague pas drôle que tu peux raconter ?

Vous pouvez vous mettre un best of d’Anne Roumanoff si c’est ce qui vous intéresse.

Ce que tu sais faire de mieux hors de la musique ?

Les sandwiches thon crudités (améliorés).

3 morceaux qui ne quitteront jamais ton DJ Bag ou ta clé ?

Difficile de répondre, il y a pas mal de turn over, j’essaye toujours de jouer de nouvelles choses, depuis quelques mois il y a ceux là qui reviennent peut être plus que d’autres :

Dj Central – « Basil » (Version Intégrale Club)

Kyle Hall – « The Perfect Sin »

K15 – « Gratitude »

Et puis bientôt les prochains disques de Waxtefacts, Khasia Hills et Wolf Music.

Qu’aurais-tu fait si tu n’avais pas fait de la musique ?

J’aurais aimé réussir dans le skateboard mais je me suis blessé il y a quelques années et j’ai dû tout arrêter.

Si tu devais te réincarner en animal ?

Un gros félin probablement, histoire d’être complètement libre et à la fois de pouvoir chiller toute la journée si j’en ai envie.

Le vinyle le plus précieux que tu possèdes ?

Je ne suis pas le genre à prêter attention au prix du disque mais plus à ce qu’il représente à mes yeux, de ce fait c’est un disque de Gang Starr, l’EP « Full Clip » trouvé à Berlin la première fois où j’y ai mis les pieds. C’est déjà un morceau spécial pour moi mais le fait de le trouver là bas, ça lui donne une aussi histoire, ça marque un moment de ma vie, un souvenir.

Ton premier vinyle ?

Hormis la collection de mon père, il me semble que le premier disque que j’ai acheté de moi même, je devais avoir 16 ou 17ans, et c’était à Londres, « Wish You Were Here » des Pink Floyd, un classique indémodable et intemporel.

Si tu étais un objet ?

Un clavier Rhodes, c’est sexy et je rêve d’en avoir un, c’est un peu mon fantasme.

Quel artiste ou groupe aurais-tu aimé voir se produire (vivant ou non) ?

Impossible de répondre à cette question, il y en a trop… Néanmoins, le premier artiste qui me passe par la tête dans l’immédiat c’est Steve Reich.

Un rituel avant de monter sur scène ?

Non, rien à signaler pour le moment.

Une machine fétiche / préférée ?

Mon reel to reel (tape recorder) qui marche mal, ça donne des accidents intéressants et donc un grain particulier, ça le rend unique.

Quelle est ta passion inavouable ?

Je joue au football pour rester en forme, et j’aime ça…

Ton plat préféré ?

Mon fameux sandwich au thon amélioré mentionné plus haut.

Un morceau que tu adores mais que tu ne joues jamais et pourquoi ?

« Paradise Valley » de Jay Daniel.

Je ne sais pas pourquoi mais je n’arrive jamais à trouver le moment propice pour l’emmener dans un set.

Ton instrument de prédilection ?

Aucun, je suis autodidacte, j’aime bien mettre les mains dans le cambouis et voir ce que cet instrument ou cette machine a dans le ventre. Mais ce que j’utilise le plus ce sont des synthés/claviers.

Si tu devais sampler une BO de film ?

J’ai déjà samplé mon film préféré : « Once Upon A Time In America » de Sergio Leone, la musique quant à elle à été composée et produite par Ennio Morricone. Le morceau intitulé « One Way Ticket » est sur la face B de mon EP sorti il y a quelques mois sur le label Wolf Music Recordings.

Un endroit complètement insolite où tu rêverais de jouer ?

Je n’y ai jamais réfléchis, à vrai dire cela m’importe peu tant qu’il y a une bonne ambiance, il me semble que c’est le plus important!

Le track que tu aurais aimé produire (et pourquoi) ?

Histoire de sortir du club : « Love Theme From Spartacus » de Yussef Lateef, c’est un de mes morceaux de jazz préféré, l’atmosphere est magnifique.

Le disque que tu regrettes de ne pas avoir acheté ?

Je me rappelle avoir flashé sur un disque de disco totalement fou chez Cosmos Records à Londres, un white label sans aucune inscription, mais ne pouvant pas le prendre sur le moment je suis repassé le jour suivant, le disque n’y était plus et le vendeur n’avait évidemment pas la référence…

Une anecdote « Dure Vie » à nous raconter ?

Attendre presque 5h pour être payé par un promoteur avec l’équipe Waxtefacts, en plaisantant j’ai donné l’idée de partir avec les platines vinyles étant donné que le dernier DJ ne les utilisait pas.

Je ne m’attendais pas à ce que l’un de nous (je ne dévoilerais pas le nom) me prenne au mot. Il est donc monté sur scène et a mis une SL1200 dans sa valise sans que personne ne s’en aperçoive. Bizarrement cette méthode de négociation nous a permis d’être payé immédiatement.

Vendredi 19 janvier au Badaboum : Real J. Invitational avec Funkineven