Vous ne venez pas de tomber sur une interview classique. Par ce format « Inside Out » , comprenez un entretien one shot décalé, fendant, improbable, extravagant… bref, ce que vous ne lirez sûrement nulle part ailleurs sur un DJ et/ou producteur. L’émérite résident de La Quarantaine et force vive de la techno parisienne, Lacchesi, répond avant son set au Petit Bain, pour la PWFM Winter Club n°4.

La plus grande fierté de ta carrière ?

Ma « carrière » n’a, pour le moment je l’espère, pas été très longue. Du coup j’ai énormément de merveilleux souvenirs et c’est difficile de les trier (Les teufs de La Quarantaine, l’entrée chez Raise et tout ce qui en a découlé, la première à l’étranger…). Ma réponse va être clichée mais je pense que je n’oublierai jamais ma toute première date à Berlin à l’Arena Club il y a quelques jours… C’est tellement difficile de sortir de Paris, jouer à l’étranger est toujours excitant. Beaucoup d’amis étaient venus me soutenir, ça a donné un week-end haut en couleurs et faible en sommeil. Le sang de la verveine.

Ton livre de chevet ?

Le dernier Tom-Tom et Nana. Ça se passe mal dans la famille Dubouchon…

Un morceau improbable que tu écoutes en cachette ?

Grâce à une copine, je me suis épris des sons d’Eurodance bien cheesy en after – à écouter uniquement dans ces moments là cependant.

Avec quel artiste ou personnalité aimerais-tu partager un repas ?

Michel Drucker. Comme ça, il pourra venir parler de moi sur les plateaux télés lorsque je mourrai et parler du soir où on a partagé un grec.

Ton pire « Random memories» de soirée ?

Rien ne me vient à l’esprit, à vous de choisir si je suis chanceux ou si ma mémoire me joue des tours…

Ah ben si, très relou, je me suis baisé la cheville en faisant le con le mois dernier en after. 1 mois de gigs assis. Cerise sur le gâteau, ma béquille m’a été subtilisée au Berghain, inutile de préciser que je n’ai absolument pas envie de savoir ce qu’elle est devenue…

Une blague pas drôle que tu peux raconter ?

Vous pouvez répéter la question ?

Ce que tu sais faire de mieux hors de la musique ?

Je sais faire chier les gens tout en étant de bonne compagnie. Enfin je crois.

3 morceaux qui ne quitteront jamais ton DJ Bag ou ta clé ?

Ça évolue tout le temps… en ce moment, je prends souvent cependant :

Illnurse – Befriedgung
Krÿst – Generator (Trym Remix)
Tommy Holohan – South Beach Burning Bins

Qu’aurais-tu fait si tu n’avais pas fait de la musique ?

La cuisine je pense… Pas que je sois particulièrement un bon cuisinier, mais ça me fascine. Il y a au final un processus de création assez semblable dans ces deux disciplines.

Si tu devais te réincarner en animal ?

Mon chat a l’air d’avoir une vie pas hyper relou… La partie castration en moins cependant.

Le vinyle le plus précieux que tu possèdes ?

L’album de King Crimson de 1969, In the court of the Crimson King. Je l’écoute rarement de peur de l’abîmer. Du coup, il traîne dans mon armoire et… ben il s’abîme.

Ton premier vinyle ?

Un maxi 33 tours d’Alain Bashung, Osez Joséphine. Il était en train de mourir et je suis tombé dessus aux puces, j’ai pas hésité. Tu nous manques Alain.

Si tu étais un objet ?

Le godemiché ultra-révolutionnaire d’une ex, pour frustrer son nouveau mec. Surprise, Motherfucker.

Quel artiste ou groupe aurais-tu aimé voir se produire (vivant ou non) ?

Depeche Mode, Aphex Twin… Je vais voir Massive Attack en février, je suis comme un ouf !

Un rituel avant de monter sur scène ?

« Salut, tu peux m’apporter une bouteille de Whiskey et deux bouteilles d’eau s’il te plaît? »

Une machine fétiche ?

En attendant d’avoir les sous pour agrandir mon ridicule petit rack modulaire, je redécouvre mon MS-20. Des tracks vont enfin quitter mon ordinateur…

Un morceau que tu adores mais que tu ne joues jamais et pourquoi ?

Je trouve le public extrêmement dur avec les DJ’s qui jouent des classiques ou des Banger mondialement connus… Je pense qu’un titre s’inscrit dans la durée pour une raison. C’est important aussi d’entendre des « tubes » en club, ça donne souvent lieu à des moments très intenses. Même les gilets jaunes n’ont pas peur de redémarrer la chenille !

Il m’est deja arrivé de lire « Putain (tag son superpote de ouèraousse) té-ma ce gros fdp il joue la mm track que Nina au (nomme un festival estival random) ». C’est cher payé pour 3 minutes sur un set de 3 heures !

Ton instrument de prédilection ?

Le piano. Il faut que je m’y remette, j’étais pas mauvais mais je ne sais plus jouer grand chose sans la partition. Oui, du coup, ça ne sert absolument à rien.

Quelle question aurais-tu aimé que l’on te pose en interview ?

Slip ou caleçon ?

Un endroit complètement insolite où tu rêverais de jouer ?

Le périph’, plus bel endroit de Paname.

Le disque que tu regrettes de ne pas avoir acheté ?

Il y en a tellement… Après avoir quitté mon taff pour tenter ma chance dans ce milieu, j’avais plus les moyens d’aller chez le disquaire aussi régulièrement. Je suis passé à coté d’un paquet de pépites.

Plus récemment, j’aurais aimé ajouter le premier disque du label Lavibe à ma collection. C’était un bel objet ! Le morceau de Marco Shuttle me rend malade. C’est la beauté de la quantité limitée et du « no repress », ça fait des malheureux !

Une anecdote « Dure Vie » à nous raconter ?

Si j’étais un enfoiré je vous parlerais de l’état de Mazen et des prouesses de Benjamin la dernière fois qu’on a teufé ensemble, mais c’est confidentiel. Sauf pour le staff de Dure Vie qui en a également bien profité.

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Vendredi 7 décembre (Paris, Petit Bain)PWFM Winterclub n°4