Ses tracks « Insight« , « Paradis Fiasco » ou « Into It » n’ont pas pu vous échapper. Bwi-Bwi est ce DJ et producteur résolument house, membre du duo M&C et sensible aux âges d’or de la disco, funk et soul qui fait parler de lui sur la scène française. À l’affiche du célèbre festival Defected Croatia cet été (parmi une flopée d’artistes internationaux dont Masters At Work, Derrick Carter ou Todd Terry pour ne citer qu’eux), on a voulu en savoir plus sur cet artiste en devenir avant sa venue aux 4 ans de WEMUSICMUSIC à l’International. Rencontre.

Ton livre de chevet ?

« Freakonomics » de Stephen J. Dubner et Steven D. Levitt, un bouquin d’économie pas chiant qui soulève ce genre de questions : Le choix d’un prénom forge-t-il un destin ? Est-ce que donner de l’argent aux élèves qui ont de bonnes notes encourage ceux qui en ont de mauvaises à s’améliorer ? Pourquoi les dealers vivent-ils plus longtemps chez leur mère ?

3 morceaux qui ne quitteront jamais ton DJ Bag ou ta clé ?

The Lab – « Pick Up On This (The Only Version) » sur Cutting Traxx ‎(1993).

 Callisto – « Can’t Wait » sur Guidance Recordings (2000).

Groove Chronicles – « Shattered » sur Groove Chronicles (1997).

Ton premier vinyle ?

Une compilation synth-pop, « Mixtime 3 », que j’avais chopé lors du voyage avec ma classe de Latin à Naples, en 5ème.

À vrai dire, c’était plutôt pour la cover, avec l’autruche et ses headphones. Mais il y a quand même des tracks assez drôle à Jaki Graham – « Set me free ».

(On ne relèvera pas le Joe Cocker – You Can Leave Your Hat On)

Quel artiste ou groupe aurais-tu aimé voir se produire (vivant ou non) ?

Les « Galaxy 2 Galaxy » d’Underground Resistance. Histoire de vivre leur interprétation de Hi Tech Jazz lors du live de 2005 au Japon.

Un morceau improbable que tu écoutes en cachette ?

Disons « L’amour est un bouquet de violettes » de Luis Mariano (+1 pour le montage de la vidéo Youtube). Mon côté romantichaos.

Le vinyle le plus précieux que tu possèdes ?

Le LÜÜD001 – « Southside Touch ». Ce n’est pas une blague. Il est monté à des prix assez fous sur Discogs.

Un rituel avant de monter sur scène ?

Pas de rituel particulier, mais je me retrouve souvent à copier mes morceaux sur pleins de clés différentes avant un set. Je n’ai jamais trop confiance en ces trucs.

Une machine fétiche / préférée ?

Celle que j’ai depuis le plus longtemps, la Machinedrum d’Elektron – « SPS-IUW+ ». C’est avec elle que je fais toutes mes pistes de drums.

Ton plat préféré ?

La daube provençale de ma grand-mère. Crazy shit !

Un morceau que tu adores mais que tu ne joues jamais et pourquoi ?

DJ Peshay – « Represent ». Avec un BPM élevé mais aussi un côté assez calme, il est très rarement opportun dans mes sets.

Si tu devais sampler une BO de film ?

Celle de « Shaft » (1971) composée par Isaac Hayes, le thème principal est dingue.

Un endroit complètement insolite où tu rêverais de jouer ?

Le hangar du J1 à Marseille ! En allant voir la dernière exposition, je me suis fait cette réflexion. Il y a de la place pour faire la fête avec vue sur mer.

Le track que tu aurais aimé produire (et pourquoi) ? 

Tim Harper – « I Feel A Groove » de 1996 sur Peacefrog Records. C’est un 20/20 selon moi. Pour l’énergie qu’elle dégage, l’utilisation du sample de Bobby Womack et les arrangements qu’il a ajouté.

Le disque que tu regrettes de ne pas avoir acheté ?

Récemment le Freestyle Orchestra & Masters At Work – « Odyssey » (sur MAW Records), j’avais mis la main dessus chez le disquaire des puces de Saint-Ouen. À savoir pourquoi je ne l’ai pas pris. C’est un regret facilement rattrapable.

Quelle question aurais-tu aimé que l’on te pose en interview ?

Pourquoi Bwi-Bwi ?… Non surtout pas !

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Samedi 20 janvier à l’International (Paris) : WMM 4 years : Théo Mamie’s • Bwi-Bwi • Parviz • Wmm Soundsystem