Photo à la une © Louis Derigon

C’est l’un des collectifs qui fait bouger le tout Paris. Grâce à sa recette joyeux bordel house et paillettes, HORS-SOL a réussi à se faire une place de choix dans le paysage de la fête et le prouvera une nouvelle fois ce vendredi 1er février à La Java. Au programme de leur anniversaire, les quatre garçons du collectif s’associeront aux représentants de La Mamie’s, Camion Bazar et Mic Mac pour une sauterie des plus hors normes.

Si leur nom ne vous dit pas encore quelque chose, HORS-SOL risque pourtant de bientôt vous faire (génialement) perdre pied lors de ses prochains événements. Nous rencontrons Jules et Germain, co-fondateurs et ponte du collectif qui invitera les représentants des meilleurs collectifs parisiens à fêter leur anniversaire demain. Au programme, l’addictive vibe house de Clouclou Mamie’s, la transgression bienveillante de Benedetta, l’incontournable Inès MBRK de Mic Mac et le crew HORS-SOL au complet. Voyage ascensionnel jusqu’au petit matin… 

Qui est à l’origine d’HORS-SOL et comment est venue l’idée de monter un collectif ?

On a lancé le collectif à deux sur un coup de tête avec une idée assez simple : créer des moments de fête pour fédérer nos potes et potes de potes, tout en se faisant plaisir en jouant. Bref, rassembler les gens le temps d’une parenthèse positive et festive.

On a commencé dans des petits trucs avec des platines cassées. Désormais, on est 4 à mixer. HORS-SOL, c’est faire la fête un peu partout et sans attache, avec une grande liberté !

© Cha Gonzalez

Quels styles musicaux influencent votre ligne artistique / DA au niveau des booking ?

Au début la ligne artistique était assez simple : quelques potes de Paris, et nous même, dans un registre plutôt house, avec des pointes de disco et d’italo !

Lorsqu’on a commencé à inviter des personnes « extérieures » à notre cercle proche, on est globalement resté dans cette ligne artistique. Mais toujours avec un impératif en tête : que nos invités partagent des valeurs communes de la fête : positivité, bienveillance, respect d’autrui et ouverture d’esprit. 

La fête, quand t’y réfléchis, c’est un des rares moments de communion positive qui subsiste entre les gens aujourd’hui. On tient donc vraiment à ce que nos parenthèses festives puissent être le réceptacle de ces valeurs ! Donner un peu de sens aux choses !

Quelle ambiance dans vos événements ?

L’ambiance, elle vient surtout du public qui vient danser avec nous. Nous on est juste là pour tenter de lui donner les clés pour s’approprier la fête et en jouir pleinement, et faciliter les choses avec nos tracks et nos éléments de déco flingués Made in China dénichés à Barbès.

© Louis Derigon

Ce qu’on cherche à générer, c’est une ambiance décomplexée et positive. On veut permettre aux gens d’oublier leurs à priori, leur boulot et soucis, et qu’ils branchent leur cerveau sur la case « bonheur ».  Le tout à grand renfort de paillette et de mélodies groovy et acidulées.

Comment vous vous démarquez à Paris, ville très concurrentielle ?

Se démarquer, ça n’a jamais été un but que l’on s’est fixé. Mais comme vous nous posez la question on va essayer de répondre !

Pour nous, chacun a sa conception de la fête. Il la conçoit avec ses sensibilités, ses humeurs, ses inspirations. De notre côté on fait simplement les choses avec nos tripes. Quand t’es sincère, les gens le ressentent. Que ce soit dans tes mots, dans ta manière de communiquer, d’accueillir, fédérer les gens autour de valeurs communes et surtout quand on parle de musique.… même dans la musique que tu joues !

Et puis ce serait prétentieux d’affirmer qu’on veut révolutionner la fête, surtout à Paris, où beaucoup de collectifs font et ont déjà fait énormément de choses fantastiques. Ce qu’on propose est forcément inspiré par toutes les fêtes qu’on a pu y faire ces dernières années, à Paris ou ailleurs. Tout le monde s’inspire que quelque chose, c’est humain.

Sinon, on fait des jeux de mots de mots pourris sur nos évents.

© Cha Gonzalez

Et puis le public attend peut-être autre chose ?

Sans faire de généralité, pas mal de gens recherchent aujourd’hui une atmosphère, une ambiance… une fête communicative et humaine.

Aujourd’hui, il n’y a aucun doute sur le fait que le public retrouve cela dans ce que moi j’appellerai « les collectifs de fête ». Aujourd’hui, les collectifs incarnent pleinement la fête qu’ils proposent, et ça un peu malgré eux… mais c’est ça qui est sincère dans la démarche du coup ! Pour beaucoup, la fête est aujourd’hui passée du côté des gens qui la font avant de l’organiser. Nous, on joue la musique qui nous ferait danser, on danse quand on joue, et d’ailleurs, on danse aussi quand ce sont nos potes qui passent dernière les decks. 

Votre plus bel événement en 2 ans ?

Après concertation, on est tous les quatre unanimement d’accord pour dire que la fête qu’on a organisé en novembre dernier à La Marbrerie sort clairement du lot…. C’était notre première fête de grande taille, on était tous très stressés, et finalement tout s’est merveilleusement bien passé … on a blindé ce spot magnifique malgré un format horaire qui nous faisait clairement appréhender (ça commençait à 16h). 

La team Hors Sol 

On avait des illustrateurs, un tatoueur, un stand de maquillage, une collecte de vêtements pour les réfugiés… et surtout un public hyper hétéroclite, ouvert, et sympa. Et ça s’est vraiment ressenti sur l’ambiance qu’a d’ailleurs su magnifiquement capter Cha Gonzales dans son report photo !Et puis dans un autre registre, on a nos fêtes de cœur, les Gambettes à Paillettes, où on se fait plaisir sur des all night long, et qui sont partis encore une fois d’un jeu de mot pourri lié au nom du club qui s’appelle le … Gambetta. Bref, l’ambiance y est toujours atypique, et on va continuer à y organiser ce genre de fête intimiste, même si la jauge est minuscule, car à chaque édition, les gens nous disent avoir eu l’impression de passer la soirée dans notre salon, entre potes. Et ça c’est beau, car ça veut dire que les gens se sentent bien !

Trois tracks que vous lâchez régulièrement en set en ce moment ?

Tout dépend du mood du moment, mais ces trois là posent généralement une bonne grosse vibe de cochon.

Plus d’informations sur l’événement Facebook, et même si les préventes sont sold out, il faudra venir tôt pour y participer !